Malheur aux gagnants
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Catherine Robert
Julien H
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Re: Malheur aux gagnants
Et le Brice, c'est toujours un gage de qualité !!
Et merci Tak ! Voici un beau retour sur le début du roman, ça fait bien plaisir ! Surtout sur ces points là.
Nouvelle chronique sur un blog, Voyage-au-Mekong.
Extrait : "On sent que l’auteur a vraiment travaillé son sujet, les descriptions sont vivantes, tant dans celle des personnages que des différents quartiers de Paris, comme les abattoirs et les Grands Boulevards, faisant de ce livre un petit bijou que je ne saurais que chaudement recommander. Si vous avez envie de lire autre chose que du polar traditionnel, « malheur aux Gagnants » est fait pour vous !"
http://voyage-au-mekong.com/il-ne-fait-pas-bon-etre-vainqueur-de-la-loterie-organisee-par-l-amicale-des-gueules-cassees-coup-sur-coup-les-deux-grands-gagnants-sont/
Et merci Tak ! Voici un beau retour sur le début du roman, ça fait bien plaisir ! Surtout sur ces points là.
Nouvelle chronique sur un blog, Voyage-au-Mekong.
Extrait : "On sent que l’auteur a vraiment travaillé son sujet, les descriptions sont vivantes, tant dans celle des personnages que des différents quartiers de Paris, comme les abattoirs et les Grands Boulevards, faisant de ce livre un petit bijou que je ne saurais que chaudement recommander. Si vous avez envie de lire autre chose que du polar traditionnel, « malheur aux Gagnants » est fait pour vous !"
http://voyage-au-mekong.com/il-ne-fait-pas-bon-etre-vainqueur-de-la-loterie-organisee-par-l-amicale-des-gueules-cassees-coup-sur-coup-les-deux-grands-gagnants-sont/
Julien H- Bourreau intérimaire
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Localisation : Saint Ragondard
Re: Malheur aux gagnants
http://fred-h.net/blog/2017/11/08/malheur-aux-gagnants/?fb_action_ids=10156454629919057&fb_action_types=news.publishes
Fred Hubleur chronique à son tour le bouquin
Fred Hubleur chronique à son tour le bouquin
Julien H- Bourreau intérimaire
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Re: Malheur aux gagnants
Bon, ça fait quelques temps que je l'ai terminé déjà, mais pas encore trouvé le temps d'en parler.
Donc : Malheur aux Gagnants est une petite bombe. Voilà, c'est dit !
Cela dit, il a aussi le(s) défauts de ses qualités : il est beaucoup trop court. En effet, même si l'intrigue n'est pas forcément de celles qui s'étendent sur des centaines de pages, il y avait matière à creuser encore les personnages, le contexte ou les entre-deux étranges dont regorgent le roman. Car oui, il y a énormément de matière dans ces 240 pages qui défilent aussi vite qu'un train de marchandises volées sous nos yeux.
Il y a d'abord ce contexte, passionnant, du Paris de l'entre-deux guerres.
Avec sa misère pas si cachée que ça, ses slogans vindicatifs contre la montée des nouveaux systèmes (ou extrêmes), ses laissés-pour-compte qu'on glorifie pour leur « sens du sacrifice » mais qu'on oublie aussitôt les nuages de poudre et de mortiers retombés. Ce récit possède une réelle richesse thématique ; qu'il aborde l'environnement social, politique ou directement l'affect, on sent que le propos et la période choisie sont tout sauf anodins. Mais richesse aussi dans les détails, les petites choses du quotidien, les figures marquantes, affaires et scandales de l'époque jusqu'aux marques de dentifrice
Et pourtant, cela n'a rien d'une démarche intello-réalistico-documentariste. Au contraire, Mister Heylbroeck se sert de tous ces éléments pour pondre un récit ramassé et vif, toujours efficace et sans un pet de gras. On tourne les pages en se demandant constamment quel genre de surprise nous attendra par la suite. Complètement addictif – et pourtant faut le faire, parce qu'à la base le polar ou le policier n'est pas du tout mon genre de prédilection !
L'autre gros point fort du roman, ce sont assurément ses personnages.
Forts en gueule, un brin amers mais toujours combatifs, ils impriment un joli relief au récit, marquant souvent celui-ci de petites perles lumineuses (que ce soit via un mot, un trait d'esprit grivois ou une confession inattendue). Leur humanité touche aussi bien que leur aspect repousse. Non seulement l'auteur a réussi à les rendre attachants, chacun à leur façon, autant la plume les sublime par leur gouaille et leur sens de la répartie. Suivre les joutes entre Gendrot et Fend-la-Gueule (pour ne citer qu'un exemple parmi tant d'autres) est un réel bonheur et rien que pour ça, j'en encore aurais bouffé moitié plus – oui, je parle bien du nombre de pages, hein.
Mais les autres protagonistes m'ont beaucoup plu, également.
Quant à l'intrigue elle-même, comme je disais plus haut, j'ai trouvé excellente l'idée de relier les notions de chance/fortune aux statistiques mathématiques comme base de récit. C'est assez original et le contexte général s'y prête bien – à une époque où toute donnée n'était pas encore triée-analysée-disséquée par des batteries de processeurs et d'ordinateurs en réseau. L'enquête suit agréablement son cours et on se balade avec plaisir d'un endroit à l'autre, toujours en excellente compagnie.
Je me répète : je ne suis pas un fervent adorateur de polar ou de récits d'enquête, mais dans ce cas-là j'ai adoré, tout aussi bien pour le contexte, les idées ou les personnages que pour la plume, toujours aussi entraînante. Quand même bien même je garderais une légère préférence pour Le Dernier Vodyanoï du même auteur (pour son univers fou et son ADN Urban Fantasy plus proche de mes goûts), j'y ai toutefois retrouvé le même plaisir de lecture, grâce à un récit solide porté par une inoubliable galerie de personnages.
Réussir à écrire deux bouquins aussi excellents que différents coup sur coup n'est pas donné à tout le monde. Et j'en prends bonne note pour la suite des aventures de Mr. Heylbroeck
Le verdict, sans grande surprise : lu (dévoré en quelques jours, même) et approuvé !
Donc : Malheur aux Gagnants est une petite bombe. Voilà, c'est dit !
Cela dit, il a aussi le(s) défauts de ses qualités : il est beaucoup trop court. En effet, même si l'intrigue n'est pas forcément de celles qui s'étendent sur des centaines de pages, il y avait matière à creuser encore les personnages, le contexte ou les entre-deux étranges dont regorgent le roman. Car oui, il y a énormément de matière dans ces 240 pages qui défilent aussi vite qu'un train de marchandises volées sous nos yeux.
Il y a d'abord ce contexte, passionnant, du Paris de l'entre-deux guerres.
Avec sa misère pas si cachée que ça, ses slogans vindicatifs contre la montée des nouveaux systèmes (ou extrêmes), ses laissés-pour-compte qu'on glorifie pour leur « sens du sacrifice » mais qu'on oublie aussitôt les nuages de poudre et de mortiers retombés. Ce récit possède une réelle richesse thématique ; qu'il aborde l'environnement social, politique ou directement l'affect, on sent que le propos et la période choisie sont tout sauf anodins. Mais richesse aussi dans les détails, les petites choses du quotidien, les figures marquantes, affaires et scandales de l'époque jusqu'aux marques de dentifrice
- Spoiler:
- traités au Radium : le détail qui tue ! j'ai été pris d'une étrange crise de fou rire sur ma chaise en lisant ce passage : mes parents ont dû me prendre pour un fou.
Et pourtant, cela n'a rien d'une démarche intello-réalistico-documentariste. Au contraire, Mister Heylbroeck se sert de tous ces éléments pour pondre un récit ramassé et vif, toujours efficace et sans un pet de gras. On tourne les pages en se demandant constamment quel genre de surprise nous attendra par la suite. Complètement addictif – et pourtant faut le faire, parce qu'à la base le polar ou le policier n'est pas du tout mon genre de prédilection !
L'autre gros point fort du roman, ce sont assurément ses personnages.
Forts en gueule, un brin amers mais toujours combatifs, ils impriment un joli relief au récit, marquant souvent celui-ci de petites perles lumineuses (que ce soit via un mot, un trait d'esprit grivois ou une confession inattendue). Leur humanité touche aussi bien que leur aspect repousse. Non seulement l'auteur a réussi à les rendre attachants, chacun à leur façon, autant la plume les sublime par leur gouaille et leur sens de la répartie. Suivre les joutes entre Gendrot et Fend-la-Gueule (pour ne citer qu'un exemple parmi tant d'autres) est un réel bonheur et rien que pour ça, j'en encore aurais bouffé moitié plus – oui, je parle bien du nombre de pages, hein.
Mais les autres protagonistes m'ont beaucoup plu, également.
- Spoiler:
- Que ce soit Caillière, furtif et plutôt flippant à sa manière ou ce malade de Szalinsky, plus flippant encore et doté d'un « pouvoir » confinant presque au divin... mais tourné sous l'angle « scientifique » des probabilités : j'ai adoré cette partie du récit, aussi bien que le perso !
Quant à l'intrigue elle-même, comme je disais plus haut, j'ai trouvé excellente l'idée de relier les notions de chance/fortune aux statistiques mathématiques comme base de récit. C'est assez original et le contexte général s'y prête bien – à une époque où toute donnée n'était pas encore triée-analysée-disséquée par des batteries de processeurs et d'ordinateurs en réseau. L'enquête suit agréablement son cours et on se balade avec plaisir d'un endroit à l'autre, toujours en excellente compagnie.
Je me répète : je ne suis pas un fervent adorateur de polar ou de récits d'enquête, mais dans ce cas-là j'ai adoré, tout aussi bien pour le contexte, les idées ou les personnages que pour la plume, toujours aussi entraînante. Quand même bien même je garderais une légère préférence pour Le Dernier Vodyanoï du même auteur (pour son univers fou et son ADN Urban Fantasy plus proche de mes goûts), j'y ai toutefois retrouvé le même plaisir de lecture, grâce à un récit solide porté par une inoubliable galerie de personnages.
Réussir à écrire deux bouquins aussi excellents que différents coup sur coup n'est pas donné à tout le monde. Et j'en prends bonne note pour la suite des aventures de Mr. Heylbroeck
Le verdict, sans grande surprise : lu (dévoré en quelques jours, même) et approuvé !
Tak- Mélomane des Ondes Noires
Disciple des Livres de Sang - Messages : 6299
Date d'inscription : 01/12/2012
Age : 42
Localisation : Briançon, Hautes-Alpes
Re: Malheur aux gagnants
Ouah ! Avec environ trois mille ans de retard, je découvre cette chronique et je t'en remercie au moins tout autant, Tak !
C'est très encourageant et je suis heureux de voir que tu as tout à fait cerné mes intentions.
Encore merci et vraiment désolé de répondre ainsi à retardement.
C'est très encourageant et je suis heureux de voir que tu as tout à fait cerné mes intentions.
Encore merci et vraiment désolé de répondre ainsi à retardement.
Julien H- Bourreau intérimaire
- Messages : 170
Date d'inscription : 17/10/2012
Age : 44
Localisation : Saint Ragondard
Re: Malheur aux gagnants
Avec du retard moi aussi : de rien Julien, y'a pas de soucis !
Heureux que ces quelques mots eut pu te faire plaisir (tiens d'ailleurs, faut vraiment que je pense à m'ouvrir ce foutu blog, moi...).
Heureux que ces quelques mots eut pu te faire plaisir (tiens d'ailleurs, faut vraiment que je pense à m'ouvrir ce foutu blog, moi...).
Tak- Mélomane des Ondes Noires
Disciple des Livres de Sang - Messages : 6299
Date d'inscription : 01/12/2012
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