Les années clandestines

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Les années clandestines

Message par Catherine Robert le Mar 9 Aoû 2016 - 13:33

Voilà donc mon texte écrit la semaine passée et relu une dernière fois aujourd'hui. A peu près 60 000 sec, 21 pages. C'est donc du post-apo plutôt doux (en fait, encore une fois, je ne sais pas trop comment le qualifier), il ne se passe pas grand chose. Donc, bon courage aux courageux qui auront envie de se coltiner la lecture.
Et s'écoulent les temps de l'apocalypse


Dernière édition par Catherine Robert le Mar 29 Aoû 2017 - 15:08, édité 2 fois


"J'ai lu. Je sais même pas quoi dire tellement je suis atterrée.
Et le pire c'est que j'ai aimé te lire."
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Re: Les années clandestines

Message par Murphy Myers le Dim 21 Aoû 2016 - 20:00

C'est pas une histoire d'action, c'est sûr, mais la lecture passe très bien quand même.

Quelques coquilles ont survécu (bien peu) :
P1 : Mon cœur s'est arrêté, sans aucuns signes avant-coureurs. / aucun signe avant-coureur.
P3 Quand au fils cadet, il s'était écroulé devant la voiture en réparation. / Quant au fils
P5 L'urgence me sembla de faire le plein de ma camionnette. / je sais pas si ça se dit, sous cette forme-ci
P6 L'électricité faisait de la résistance, mais j'avais difficile à apprécier ses derniers instants./ de la difficulté à
P8 Pour moi, c'était un festin que j'ai dévoré à pleines dents, consciente que la viande, ce serait encore une fois peut-être. / encore une fois peut-être la dernière fois ?

P8 Puis, j'ai chopé le lecteur dvd portable du gamin dans sa chambre, j'ai remplacé les piles, et j'ai regardé un film. / On est toujours chez le perso principal ou dans une autre maison ? Si on est toujours chez elle, c’est la première fois qu’elle fait mention de son gosse… Un peu bizarre, ça devrait être une de ses priorités quand elle constate la fin du monde.

P13 Qui aurait pu m'expliquer. / il manque un ?

P15 Mais j'avais mes poissons, je n'allais pas gâcher, cela me semblait presque un sacrilège de seulement y songer. / les gâcher


L'histoire en elle-même est bien menée, j'ai aimé suivre la progression de ce monde à l'abandon. Le personnage principal est sympa, quoi que je l'ai par moments trouvé distante. Je saurais pas l'expliquer, ni retrouver à quels moments ça m'a fait le coup précisément. Mais il y a des passages où elle nomme ses émotions du moment sans que je les ressente je pense. Même chose pour sa famille, elle n'en parle qu'assez tard, ne semble pas s'en préoccuper plus que ça au début.

Autre élément : les cadavres devraient être dans un sale état après plusieurs mois et années. Il n'y a plus d'insectes pour les bouffer, mais j'imagine que ça n'empêche pas une certaine décomposition générale quand même. Ce qui me fait penser que je sais même pas précisément comment ça se passe de ce côté : est-ce que dans un monde sans vie, ni insecte, ni bactérie, un cadavre se décomposerait toujours ?
Ce qui me fait penser aussi, du coup, à la maladie : est-ce que les virus seraient toujours d'actualité, vu que c'est aussi une forme de vie en soi ?
Mais là je m'égare, c'est surtout que le sujet m'interroge.
D'ailleurs, je sais pas si tu l'as vu, mais il y a eu un documentaire "récemment" sur le monde et son état si les humains disparaissaient soudain. Ça montrait ce qui arriverait aux building, entre autres (ils s'effondreraient après quelques siècles je crois), aux animaux qui infesteraient les villes (bon dans ton texte, y en a plus aucun à part les poissons), et tous ces détails là. Ton histoire m'y a fait penser. C'était un documentaire très intéressant. Et du peu que je m'en souviens, ton texte relate parfaitement la dégradation progressive du monde. Bien joué là dessus.

Bref, c'est un texte assez "entrainant" à sa façon (il s'y passe pas grand-chose, comme tu dis, concrètement, mais on est quand même intrigué de toutes les conséquences qu'aura a affronter le personnage quand même).
Ça m'a fait penser à certains classiques comme La route. J'avoue ne pas avoir vu ce film mais on le cite souvent comme grand film post-apo. Je suis personnellement pas fan, dans l'absolu, de ce genre d'histoire d'ailleurs. Ces survival post apo où on suit la vie quotidien des survivants, sans rien d'autres comme péripéties (c'est pour ça par exemple que j'adore Walking dead, qui est rythmé par ses attaques régulières, et que je n'ai pas pu poursuivre la pourtant très courte série Survivors, sur le même thème, mais sans zombie). Bref, c'est donc tout subjectivement que je n'aurais peut-être pas poursuivi ma lecture si tu en avais fait une cinquantaine ou une centaine de pages. Et, tout aussi subjectivement, je ne dirais pas que c'est mon texte préféré parmi les tiens. Mais j'ai apprécié ma lecture et pas vu les pages défiler, et c'est à mon avis une preuve suffisante de la qualité générale de cette histoire.


NOUVEAU : L'ombre

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Re: Les années clandestines

Message par Catherine Robert le Lun 22 Aoû 2016 - 10:42

Merci de ta lecture Murphy. Et pour le relevé de fautes/coquilles. Je regarderai à ça un peu plus tard.

Pour la distance du personnage, oui, j'y pense aussi. Je songe d'ailleurs à un peu retravailler ce point. Bien sûr, il y a des passages où elle sombre, mais je pense que sur le début, je dois renforcer le côté désarroi.

Pour les cadavres, je me suis aussi posé des questions sur le processus de décomposition. Il n'y a donc plus d'animaux nécrophages, mais je n'ai pas réussi à me décider sur les bactéries internes aussi responsables de la décomposition. Ont-elles aussi été atteintes par le virus ? Je dois encore répondre à la question. Quant à parler de cette décomposition, je ne le fais pas. Deux raisons. La première, découle de ce que je viens de dire : je ne sais pas trop comment seraient des cadavres dans cette situation (et je ne suis pas sûre de pouvoir trouver les renseignements), la deuxième, c'est que les descriptions un peu moches ne m'intéressaient pas, je crois que je craignais de partir sur un peu trop visuels, donc j'ai zappé.

Je ne sais pas trop ce que je peux faire de ce texte, donc il n'est pas une priorité. Mais si tu as apprécié suffisamment ta lecture pour ne pas voir les pages défiler, ça me motive quand même à m'y replonger tôt ou tard.


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Re: Les années clandestines

Message par FRançoise GRDR le Lun 22 Aoû 2016 - 11:40

Je l'ai lu et je n'ai pas spécialement accroché à cause de l'aspect très linéaire de l'histoire et du peu de caractérisation de la survivante. Sinon, il y a de très bonnes choses comme lors de la pêche et la constatation que plus de vie animale n'existe à part les poissons (ou l'éco système marin, à creuser ?).
Je pense que des retours au temps passé seraient accrocheurs pour comparer avec ce qu'elle vit... Ça mérite de reprendre ce texte malgré tout.


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Re: Les années clandestines

Message par Catherine Robert le Lun 22 Aoû 2016 - 11:55

Je suis peut-être bien retombée dans mon vieux travers : le manque de caractérisation, la distanciation.
En l'état, il manque un petit truc à ce texte.
Merci de ta lecture.


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Re: Les années clandestines

Message par Raven le Lun 22 Aoû 2016 - 18:59

Je viens de le finir, des heures que je suis dessus, constamment interrompue par des clients alors que j'en pouvais plus de lire la suite ! J'ai ADORÉ !!!! C'est trop fort, je crois qu'il va direct dans mon top de tes textes préférés de moi. Ou l'inverse, on se comprend.

Alors, comme d'hab, j'ai tendance à m'emballer quand un truc me botte, donc je vais commencer par le négatif pour reprendre mes esprits :

Non mais c'est quoi toutes ces fautes que tu ne faisais pas avant ! Ça y est, c'est la fin du monde alors on s'en fout ? Oui, j'ai bien compris que tu avais fait joyeusement clamser tous tes petits potes du forum, mais c'est pas une raison. Bon, le fameux "aucuns signes", t'aimes bien ça, en ce moment. Et des accords foirés que je vais pas relever, mais il y en a quelques-uns : soit accords quand il en faut pas (je me suis *préparée un repas), soit oubli quand il en faut (je les ai *laissé là), par ex.
Quelques erreurs bizarres : plein pied au lieu de plain-pied, la fée électrique au lieu de fée électricité, force fait loi = nécessité fait loi.
+ usage du verbe aviser pour voir dont je suis pas fan, une fois passe encore, mais + c'est bof.

Pas mal de belgicismes qui au début m'ont fait un peu tiquer (charrette pour chariot, taques pour plaques, avoir difficile, ...) mais finalement vu que ta narratrice est belge, au contraire ça renforce l'immersion, ce qui m'a convaincue c'est l'escapade pour les vacances, ou la mention de la frontière. Finalement, pouvoir mettre une étiquette, aussi vague soit-elle, sur cette narratrice nous la rend plus proche.
Bon, ben voilà, le reste c'est tout trop bien (ah, zut, je crois que je suis pas encore calmée, désolée^^)

Je ne sais pas quoi commenter : déjà, les histoires de dernier homme au monde, ça m'a toujours emballée. Et fait rêver (oui, bon, c'est pas toujours rose mais il y a une misanthrope en moi qui ne demande qu'à sortir). Et là, tu abordes ça sous plein d'angles différents : la survie, ok, mais aussi le petit quelque chose qui m'entraîne à me dire "et si c'était moi, je ferais quoi ?" (pour les poissons, par exemple : je les mangerais ou je les mettrais dans un aquarium pour ne pas me sentir seule ?). Tu penses à plein de trucs, et j'en demanderais encore plus, j'aimerais encore plus de flashbacks (comme lors des vacances, le voyage de noces). J'ai adoré le ton un peu distant et détaché, cette façon de se blinder : ça pourrait paraître artificiel (genre, pourquoi elle s'est pas précipitée pour essayer de trouver sa famille ?) mais c'est très bien pensé et pesé. Et justifié par la dépression qui suit, il fallait un contrecoup, malgré tout, à un moment donné. Je me suis totalement retrouvée dans ce texte. J'ai bien ri pour le côté sextoys : j'ai souvent imaginé que je me retrouvais seule au monde, réfléchi à comment agir/réagir, que faire en priorité, puis à terme, etc. Et jamais je n'ai pensé à ce côté-là, du coup ça m'a encore plus plu. Par contre je ne savais pas (ben non, je suis visiblement pas au courant de tout) qu'il existait des poupées gonflables pour femmes : sur le coup j'ai pensé qu'elle la prenait pour l'habiller et avoir une présence dans sa maison, c'est après que j'ai compris que c'était une poupée mâle.

Zut j'ai encore plein de trucs à dire sur ce texte mais je dois fermer ma caisse et rentrer. La suite demain !


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Re: Les années clandestines

Message par Catherine Robert le Lun 22 Aoû 2016 - 21:54

Rhooo la la ! Raven, tu me scotches là sur ma chaise. Je m'attendais pas à un commentaire comme ça. Embarassed

Pour les fautes (surtout d'accord), j'ai posté un peu vite, il n'y a pas beaucoup de relecture derrière. Quand je relis plein de fois avant de mettre en ligne, je finis en général par presque tous les repérer.

Pour les erreurs bizarres, par contre, je ne suis pas sûre que je les aurais vues. Plein pied par exemple, je sais que plain pied est logique, mais je sais pas pourquoi, il me vient comme ça. Pareil pour la fée électrique, alors que quand on y pense, ça fait plutôt songer à un petit être tout rempli d'électricité, c'est con quoi. Et force fait loi, bin oui, c'est nécessité fait loi, mais là encore, c'est venu comme ça, et je ne l'aurais pas tilté alors que là, quand tu me le mets sous le nez, ah bin oui bien sûr.

Pour les belgicismes, comme la majorité, je ne les vois pas, je ne peux pas faire grand chose. Ou alors, je me déniche un dico spécial belgicismes et je l'étudie par cœur. Mais je ne suis même pas sûre que ça empêcherait le naturel de revenir au galop à la première occasion.

Oui l'action (ou l'inaction au choix^^) se situe en Belgique. Le village de départ, c'est le mien avec la pharmacie et le garage en face (si mes voisins savaient que je les ai faits clamser, je me demande leurs réactions). La ville, le centre commercial, les routes du coin, tout ça, c'est aussi chez moi. Et Blankenberghe, j'y ai été plusieurs fois avec mon mari. Pour une fois, j'ai mis un peu plus de vrai dans les lieux, et finalement, la narratrice c'est un peu moi, ou beaucoup, pas tout bien sûr, mais sa façon de réagir est basée en partie sur comment je m'imagine que moi je réagirais dans pareille situation.

Et bien oui, il existe des poupées gonflables homme. Je n'en ai jamais vues en vrai (mais je n'ai jamais vu des versions femmes non plus), mais j'en ai déjà vu dans un magazine.

Je pourrais bien sûr allonger avec plein d'autres petits trucs qui pourraient se passer, mais d'abord, comme souvent, j'ai écrit au kilomètres sans avoir réfléchi plus que ça au concept (même si mon cerveau y a songé en "sous-traitance" plusieurs semaines avant que je ne commence), ensuite, je trouvais que comme il ne se passait rien, plus long ça risquait de faire indigeste. Il n'y a pas de zombies tout vilain pour mettre de l'action, il n'y a pas de longue période où un virus se répand et tue lentement tout le monde. On démarre direct avec tout le monde mort, et puis il y a plus rien, juste la vie d'une unique survivante qui ne court quasi aucun danger (et j'ai pas mis de "s", t'as vu^^) puisqu'elle n'a aucun ennemi, à part la malchance et elle-même (ce que je n'ai même pas vraiment utilisé).

Et si tu aimes les textes post-apo, je ne peux que te conseiller le récit qui est à l'origine de mon inspiration (y a eu aussi un petit clip passé sur facebook qui montrait comment se comporterait la terre si les hommes disparaissaient d'un coup) : "Les quatre saisons de l'apocalypse" dans "Le dieu sans nom" de Serge Rollet (alias Lester) (et les autres textes du recueil sont fameux aussi, mais celui-là, j'ai adoré). Tu y auras droit à une histoire semblable, version homme tout seul en Bretagne, au bord de la mer. On pourrait dire que j'ai fait l'équivalent version femme toute seule en Ardennes belges (mais il y a d'autres différences quand même, autrement, je me serais trouvée trop proche de son récit, d'ailleurs, je n'arrête pas de me demander si je ne suis pas trop proche de son texte, ça m'embête un peu, j'aimerais bien qu'on me dise si c'est trop semblable ou pas).


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Re: Les années clandestines

Message par Raven le Mar 23 Aoû 2016 - 12:20

Rhaaa mais attends, j'ai dit que j'avais pas fini de commenter, j'avais encore plein de trucs chouettes à dire dessus. Mais c'était hier. Ce matin, épuisée par une chasse aux pokemons nocturne, j'ai oublié 95% de ce que je voulais dire :mrgreen:

En vrac, je rebondis sur le rapport avec le texte de Lester : je ne l'ai pas (encore) lu mais oui, ton titre avait résonné, mais je n'arrivais pas me souvenir où j'avais lu l'expression "4 saisons de l'Apocalypse", je pensais vaguement que ça devait être un film. Bon, pour ma part, j'ai toujours un peu de problème avec le terme apocalypse qui pour moi signifie "révélation", au sens premier du terme. Du coup, j'attendais une sorte de "révélation", une prise de conscience brutale de quelque chose par ton héroïne (je mets toujours "héroïne/narratrice", j'ai bien compris que c'était toi, du moins sur une grosse majorité du truc mais je ne veux pas faire d'amalgame) (et encore moins t'imaginer avec une de ces sculpturales poupées mâles :mrgreen: ) (oui, j'ai vu moi aussi sur internet, la vache ! vivement la fin du monde^^)

Pour les belgicismes, je ne sais pas trop, je pense que je me rends compte quand j'utilise un mot typiquement du sud, simplement parce que je ne les lis pas ailleurs. Ici, ils permettent d'impliquer le lecteur et de donner plus de vie, un côté concret, à la narratrice.
J'ai adoré plein de petits détails : la voiture fermée à clef, puis la réflexion que c'était con, par ex., tous ces petits trucs qui sonnent "vrai" et donnent du corps au texte. Ton texte m'a vraiment parlé, j'ai tout suivi en m'imaginant à sa place, les hauts, les bas, les périodes de flemme comme d'activité intense. Le pire, c'est qu'à l'avance je m'imaginais une situation (cool, on pourrait s'habiller comme on veut, avec des trucs super classe. Ah, bof, à quoi bon puisque personne ne le verra ?) et deux pages plus loin tu traitais le truc à ta façon (pareil ou différemment, selon).

Le thème du dernier homme sur terre, j'y ai souvent pensé depuis que je lis de la SF. Ce qui est marrant, c'est qu'il y a 15 jours, pendant que j'attendais que le garage fasse ma vidange, j'ai commencé à écrire un truc traitant du dernier homme sur terre, à Lille (bon, je vois que côté géographique on se foule pas trop en ce moment^^). Rien à voir avec ton texte car je suis partie sur un truc humoristique, dans le fantastique pour éviter justement tous les problèmes scientifiques. Je n'y connais rien en science : je me demande combien de temps peut tenir une centrale électrique sans l'intervention de l'homme, si le téléphone sonnerait libre ou s'il n'y aurait juste rien au bout du fil, si internet tournerai encore ou pas, et si je savais que la disparition des abeilles serait catastrophique, je n'avais pas songé qu'elles servaient aussi pour les arbres fruitiers, etc. Du coup, ton texte m'a non seulement appris plein de trucs mais m'a fait réfléchir à plusieurs niveaux, c'est ça aussi qui m'a plu. Parce que des textes de fin du monde, j'en ai lu un sacré paquet, mais ils datent d'une époque où il n'y avait ni internet ni portables. Et pour la plupart écrits par des Américains, ou d'un point de vue trop survivaliste, ou trop plein de zombies, etc. Le pire, pour moi, et  ce que je redoutais jusqu'à la fin de ton texte, serait de vivre seule dans un monde désert et de me retrouver nez à nez avec quelqu'un (ça me fait penser à la nouvelle de Fredric Brown). Il y a bien des textes plus récents (je pense souvent à Tout à la main, d'Andrevon), mais je me retrouve rarement dans ces histoires de fin du monde, alors que le tien a fait mouche : ton héroïne pense comme moi, a les mêmes réactions que celles que j'aurais, etc.

J'ai aussi bien apprécié le découpage du texte (1ère seconde, 1ère minute, etc.), très bien vu, qui permet de mener les actions par ordre de priorité aussi. Vers le milieu (pp. 13-14, je pense), il y a un léger changement de ton : plus familier, moins soutenu (il manque des négations, tu emploies "foutrement"), bref plusieurs petits trucs qui laissent supposer que la narratrice se lasse de tenir ce journal. Du coup, je me suis interrogée sur le journal en question : tu réponds à la fin, mais je pensais jusque là que c'était écrit au fur et à mesure, pas tout d'un coup.

Ça manque un peu de viande séchée, par contre, quand elle dit qu'elle ne pourra bientôt plus manger de viande. Mais bon, c'est un détail, il y a plein de petits trucs comme ça qui pourraient être abordés. Comme tu dis, je ne sais pas si ça peut plaire à beaucoup de lecteurs, à cause de "l'inaction" (quoique, pour moi, ça bouge : pas de retournement de situation mais ça avance et ça ne lasse pas). Et j'aime ce côté "on ne saura pas ce qui s'est passé, mais on s'en fout, l'important est de savoir comment y faire face", là aussi plein de gens diraient "mais pourquoi ? ça finit en queue de poisson, etc.", perso je n'en vois pas l'intérêt, il y a plus important à gérer que de se soucier du pourquoi.

Et la fin : génial. Je me demandais comment tu allais gérer la fin et je craignais un peu un truc du style "et elle vécut ainsi jusqu'à la fin de ses jours". Là, avec le probable cancer, c'est logique, on a vécu une tranche de vie, la dernière, et l'humanité met la clef sous la porte.

Non, franchement, un texte qui m'a vraiment emballée.

Je te dirai ce que j'en pense à l'aune de celui de Lester, quand je l'aurai lu.


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Re: Les années clandestines

Message par FRançoise GRDR le Mar 23 Aoû 2016 - 13:51

J'ai lu celui de Lester et ça y ressemble pas mal dans le déroulé linéaire et quelques situations, réflexions du narrateur pour survivre car il a réchappé au "virus des étoiles" à part qu'il marche vers la mer, évite les possibles survivants, et constate les dégâts, puis meurt vraiment d'un arrêt cardiaque. Dans ton texte, elle va juste à la ville voisine et préfère se débrouiller sur place sauf quand elle va à la rivière et découvre les poissons...
D'un côté le regard sur l'extérieur des choses, de l'autre ,ton texte sur celui de l'intérieur, du quotidien avec ce qui reste à proximité de la maison.
C'est une variante sympa et ce que dit Raven est juste, c'est assez proche de ce que certaines personnes feraient. Je ne sais pas ce que je ferai personnellement Wink  Voir ce qui se passe ailleurs ou rester...
Le postulat de départ est pareil mais ensuite tu racontes une autre histoire, donc pas de souci par rapport à une trop grande ressemblance.


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Re: Les années clandestines

Message par Catherine Robert le Mar 23 Aoû 2016 - 14:06

(et encore moins t'imaginer avec une de ces sculpturales poupées mâles :mrgreen: )
:facepalm: Mais qu'est-ce qu'elle va imaginer. Mon dieu, mais quelle imagination.

Je n'y connais rien en science : je me demande combien de temps peut tenir une centrale électrique sans l'intervention de l'homme, si le téléphone sonnerait libre ou s'il n'y aurait juste rien au bout du fil, si internet tournerai encore ou pas, et si je savais que la disparition des abeilles serait catastrophique, je n'avais pas songé qu'elles servaient aussi pour les arbres fruitiers, etc.
Houla ! Je n'y connais rien non plus. J'ai juste essayé de rester un minimum logique pour que ça ne se voit pas de trop. Et pour des calés en sciences, je suppose que ça doit se voir.
La centrale électrique, j'ai pas cherché loin, je me suis basée sur le petit clip que j'ai vu passer sur facebook qui leur mettait sept heures de vie (sans même savoir si ce que ce clip racontait était juste ou pas). De là, j'en ai déduit que pour le téléphone, ça devait être pareil, il cesserait de fonctionner assez rapidement, tout comme internet. Ce n'est pas de la science, juste une vague réflexion sur le problème.
Pour les arbres fruitiers, me suis dit que puisqu'ils ont des fleurs avant les fruits, les abeilles devaient y chipoter aussi. Mais je n'ai aucune connaissance sur quelles plantes ces petites bestioles vont batifoler.
Du coup, je n'ai pas approfondi ces points pour ne pas raconter trop de bêtises.

mais je me retrouve rarement dans ces histoires de fin du monde, alors que le tien a fait mouche : ton héroïne pense comme moi, a les mêmes réactions que celles que j'aurais, etc.
Pareil, je me retrouve rarement dans les histoires de fin du monde, trop loin des protagonistes. Ici, je me suis basée sur moi (en gros hein, va pas encore penser à cette jolie poupée masculine que tu as trouvé sur le net), ce qui donne peut-être des réactions et des émotions plus proches de la réalités de certaines personnes. En gros, je pourrais réagir comme l'héroïne. Je mets souvent un peu de moi dans mes personnages. Plus ou moins, suivant les histoires, ici on bouge le curseur assez fort vers le "plus".
C'est ce que j'ai ressenti à la lecture de la nouvelle de Lester, un côté vrai dans les réactions qui a fait que j'ai totalement accroché à son personnage de dernier homme sur terre. C'est ce qui a fait que j'ai adoré son  histoire. Aucun effets spéciaux, juste l'histoire de tous ces jours tout seul, sans esbroufe, sans combat dantesque contre des créatures horribles.
J'ai essayé à mon niveau de rendre un peu la même chose, tout en essayant d'être malgré tout différente (mais suis-je assez différente ? Ouais la question continue de m'interpeller).

J'ai aussi bien apprécié le découpage du texte (1ère seconde, 1ère minute, etc.), très bien vu, qui permet de mener les actions par ordre de priorité aussi.
Là, aussi, c'est Lester qui m'a inspiré le découpage. Lui a découpé en saisons. Je pouvais pas faire la même chose. Et on comprends une nouvelle fois que je me pose des questions sur les ressemblances.

Du coup, je me suis interrogée sur le journal en question : tu réponds à la fin, mais je pensais jusque là que c'était écrit au fur et à mesure, pas tout d'un coup.
Et c'est là qu'on va se rendre compte que je réfléchis trop peu mes textes avant de me lancer. Je ne sais même pas s'il s'agit vraiment d'un journal ou comment elle a tenu cette "chronique". Assez loin dans le texte, j'ai pensé qu'elle ne pouvait pas avoir écrit le début directement, elle ne pouvait pas avoir écrit après la première minute, la première heure par exemple, ça collait pas avec la situation et l'urgence. Du coup, quand l'avait-elle commencé ? Après le premier jour ? La première semaine ? Plus tard ? A la fin de sa vie, tout d'une fois ? J'en sais rien en fait. Et j'ai pas envie d'y réfléchir parce que j'ai l'impression que ça m'amènerait à des constatations que des trucs ne colleraient pas quelque soit la réponse.

Ça manque un peu de viande séchée, par contre, quand elle dit qu'elle ne pourra bientôt plus manger de viande. Mais bon, c'est un détail, il y a plein de petits trucs comme ça qui pourraient être abordés.
J'ai pas du tout pensé à la viande séchée, alors que j'adore les lamelles de bœuf séché. Mais c'est sûr qu'il pourrait y avoir encore plein d'autres petits détails. Après la rédaction et le post ici, j'ai pensé à d'autres choses que j'avais oubliées (et que j'ai à nouveau oubliées). Je me dis que c'est déjà bien long comme ça et que plus long ce serait peut-être trop long (ça l'est certainement déjà pour certains lecteurs).

Et j'aime ce côté "on ne saura pas ce qui s'est passé, mais on s'en fout, l'important est de savoir comment y faire face", là aussi plein de gens diraient "mais pourquoi ? ça finit en queue de poisson, etc.", perso je n'en vois pas l'intérêt, il y a plus important à gérer que de se soucier du pourquoi.
Je me fous aussi du pourquoi. Elle en donne une vague hypothèse, ce que elle peut en penser, ça me suffit. Je ne suis pas partisane des réponses à tout prix. Pour moi, donner des réponses précises ne collerait pas au texte. Il est écrit au "je", elle est seule, sans bagage scientifique énorme. Elle ne peut pas avoir une illumination et dire : "ah oui, c'est à cause de ça ou de ça". Ça sonnerait tout simplement faux.

Et la fin : génial. Je me demandais comment tu allais gérer la fin et je craignais un peu un truc du style "et elle vécut ainsi jusqu'à la fin de ses jours". Là, avec le probable cancer, c'est logique, on a vécu une tranche de vie, la dernière, et l'humanité met la clef sous la porte.
La fin, je ne la voyais pas non plus tomber "oh miracle" sur un autre survivant. J'aime pas ce genre de ficelle. Il ne me restait donc que la mort comme solution. Je n'en avais aucune autre, même si je crois que j'aurais bien voulu trouver autre chose.

En tout cas, merci pour ton enthousiasme. Ça fait du bien. Peut-être même que ça me motivera à le tenter à un AT. Il y a celui de Livr'S Editions, dead-line 31 décembre avec pour thème "disparitions", ça pourrait convenir. Ou bien vers Lune écarlate qui prennent des textes plus gros, y a peut-être une de leurs collections qui conviendraient (je n'ai pas encore vraiment regardé avec ce texte en tête). Mais j'ai le temps.

Merci Françoise, tu me rassures. Ça m'aurait vraiment emmerdé qu'il soit trop proche de celui de Lester. Ça m'aurait foutu la honte d'avoir en quelque sorte plagié.


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Re: Les années clandestines

Message par Raven le Mar 23 Aoû 2016 - 15:06

Et je confirme que tu as bien rendu le tout : c'est tombé sur elle, ça aurait pu être n'importe qui d'autre, avec plus ou moins de connaissances. Elle fait avec ce qu'elle a, avec ce qu'elle sait et ce qu'elle sait faire, avec ses interrogations qui ne trouveront jamais de réponses. Et on est bien obligé de faire comme elle.

Un truc qui m'a toujours fait poiler, ce sont tous ces textes ou films où un groupe doit survivre, voire un gus tout seul, et ouf ! heureusement que le hasard fait bien les choses, il y en a toujours un qui s'y connaît en survie, qui sait transformer un gland et 3 cailloux en générateur et que ô miracle, c'est jamais lui qui crève mais juste le mec qui sait rien faire de ses 10 doigts, ou par exemple Je suis une Légende, dont j'ai à peu près tout oublié sauf que le seul mec immunisé de la planète était en plus une pointure en biologie. La chance, t'imagines si ça avait été une pointure en plomberie ? Ou juste un mec comme tout le monde, qui prend son pain tous les matins au coin de la rue et n'a jamais vu une éprouvette de sa vie. Quand même, le hasard fait bien les choses.

Pour le journal, oui je me suis dit aussi qu'elle n'avait pas pu le commencer trop tôt, c'est évident. Tu aurais peut-être pu introduire une remarque sur son statut d'écrivain^^, le fait qu'elle écrive en sachant que plus personne ne la lira, etc. Mais c'est pour le cas où tu rallongerais le truc.

Pour le côté scientifique, c'est pour ça que je ne veux pas écrire de la pure SF, trop peur d'être prise en défaut sur un truc, malgré toutes les recherches préalables ("ah mais non, le boulon Y ne peut pas se fixer sur le réflecteur à piston énergétique, il va générer un frottement et foutre en l'air tout le système d'oxygène du vaisseau, tout le monde va crever en 3 jours, ton histoire de colonisation de l'espace ne peut donc pas exister")


Quiconque lit la présente ligne sait que j'ai des têtes de crevettes dans mon congélateur. 3 sacs pleins. Demandez pas pourquoi.
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Re: Les années clandestines

Message par Catherine Robert le Mar 23 Aoû 2016 - 15:16

Ce n'est pas mon premier texte apo, j'en ai écrit d'autres, dont un de la taille d'une novella avec les classiques zombies, mais dans celui-ci, ce qui me plaisait, c'était justement de prendre une personne lambda pas plus calée que la majorité du monde, et qui donc ne peut pas sauver l'humanité par ses connaissances ou un éclair de génie. En fait, je voulais vraiment rester assez proche de ce que pourrait être la réalité de tous les jours dans une telle situation.

C'est vrai que le coup du hasard qui tombe justement sur le mec qui sait tout de la survie ou de la science indispensable, ça m'a toujours fait un peu marrer. Dans "Je suis une légende", je trouve que ça allait encore parce qu'ils avaient réussi à mettre une assez bonne raison à la survie du gars (c'est lui qui a trouvé l'antidote qui doit sauver l'humanité, mais manque de bol, il arrive pas à l'acheminer et se l'injecte). Mais au bout, ça force le final avec l'humanité qui va renaître et donc un happy-end, ce qui a toujours tendance à me barber.

Je n'écris pas de la pure sf, je ne sais pas faire non plus, je me contente de survoler les détails qui fâchent et reste, comme à mon habitude, assez floue sur des tas de trucs. Finalement mon texte, si c'est un post-apo, il est peut-être plus proche du fantastique que de la sf.


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Re: Les années clandestines

Message par Cancereugène le Dim 4 Sep 2016 - 20:22

J'ai beaucoup aimé ce texte.
Le rythme est certes lent, mais régulier. L'intérêt est maintenu par la crédibilité du contexte, le personnage un peu sonné qui cherche malgré tout à conserver certaines habitudes. L'ennui, la solitude. Ok, ça ressemble au post-apo de Lester, dans le contexte, mais bien sûr, toutes les histoires de "seul au monde" ont tendance à se ressembler. Tu termines ton texte avec quelques nuances. Pas de suicide, une recherche. Donc une continuité. Puis si tu détruits l'humanité, tu laisses de l'espoir à la vie dans son ensemble. A partir des poissons, tout peut renaître.

Pour les cadavres, la survie de ton personnage prouve que les bactéries ont survécu. Aucun mammifère ne pourrait survivre sans sa flore intestinale. Tu peux donc sans problème évoquer la déshydratation des cadavres, et leur odeur pestilentielle, provoquée par la liquéfaction des viscères. Cela participerait au réalisme de la situation. A toi de voir.

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Re: Les années clandestines

Message par Catherine Robert le Dim 4 Sep 2016 - 23:13

Merci de ta lecture Cancereugène. Contente que tu aies aimé.
Et merci pour cette info, qui ne me serait pas venue à l'esprit, sur les bactéries (alors même que je le sais). Lorsque je reprendrai ce texte, ça me permettra d'ajouter quelques détails d'ambiance. Toujours, bien sûr, sans trop approfondir le sujet car sans les bactéries extérieures et sans animaux nécrophages, avec seulement les bactéries internes, je n'ai aucune idée de comment se décomposerait un cadavre ni en combien de temps.


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Re: Les années clandestines

Message par Cancereugène le Dim 4 Sep 2016 - 23:57

A vrai dire, moi non plus. Pas besoin d'en faire des pages non plus !
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