L'ENVERS DU DÉCOR

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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par SILENCE le Lun 14 Jan 2019 - 9:27

Salut Paulux,
Salut Mormir,

Mille mercis pour vos lectures et vos commentaires encourageants ! Je suis toujours content quand j'apprends que les lecteurs de mes textes lors des concours passent de bon moments. Paulux, je ne connaissais pas du tout Alan Wake. Je suis donc allé voir sur mon ami Google de quoi il retournait et je dois dire que c'est exactement le type d'images que j'avais à l'esprit lorsque j'ai écrit ce texte. Pour ce qui est de X Files, bien évidemment je plaide coupable. Je crois finalement que c'est comme cela que j'écris mes textes : en les portant dans un sillage pour ce qui est de l'ambiance et des images qu'ils sont supposés susciter. Et bien sûr je plaide coupable aussi pour ce qui est des influences autres : Fringe, King, The Blob ou l'invasion des profanateurs de sépultures. Pour ce qui est de la plante, là aussi il y a une référence. Lorsque j'étais gosse, j'allais au cinéma quasiment toutes les semaines. C'était ma mère qui avait instauré cette tradition. On ne roulait pas sur l'or, mais elle tenait à nous payer la place chaque mercredi (soit trois enfants et un adulte !). C'est quelque chose qui m'est resté, bien qu'il me soit difficile de voir un film chaque semaine pour des raisons qui ne sont pas à expliquer et que tout le monde connait très bien. Je me souviens être allé voir au cinéma une comédie musicale dans les années 80, intitulée La petite boutique des horreurs. Habituellement je ne suis pas très porté sur les comédies musicales. Mais celle-ci déroge à la règle. C'était l'histoire d'un type, vivant dans un quartier délabré et qui bossait comme quasi esclave pour un fleuriste tortionnaire du nom de Mushnik. La boutique tombait en ruine, faute de clients. Puis un jour, ce type, Seymour, découvre sur l'étalage d'un autre fleuriste une "très étrange et intéressante plante" d'une espèce inconnue. Il l'achète, la ramène chez Mushnik (où il vit par ailleurs) et s'occupe de cette plante qui commence à dépérir. Jusqu'au jour où il se rend compte qu'Audrey II (c'est le nom qu'il a donné à cette plante) n'accèpte que le sang humain. Il la nourrit, elle devient alors énorme et réclame (car elle parle et chante !) qu'on lui donne des êtres humains pour nourriture. J'adore ce film. D'abord parce que c'est drôle tout en étant macabre et puis les acteurs sont géniaux (avec entre autres dans les seconds voire troisièmes rôles Steve Martin, Bill Murray, James Belushi). J'avoue avoir beaucoup pensé à ce film également en écrivant L'envers du décor.

Je vois par ailleurs que Rebecca Wilcox ne remporte guère de suffrages. Pour répondre simplement, le "plus" de ce personnage est loin d'être négligeable. D'abord en termes de narration, je la crois tout à fait essentielle. Dans la première version de mon texte, RW n'apparaissait pas. Et bien je trouve cette version bien moins intéressante. Ensuite parce qu'au contraire de ce que tu as l'air de croire Paulux, elle apporte bien quelque chose sous l'angle du Black-out. Horowitz n'a pas du tout envie de parler et Wilcox qui, encore une fois, a une très haute opinion d'elle-même n'a pas du tout envie de perdre son temps dans une pièce sordide devant un toubib obèse (dans ma tête il est obèse... N'oublions pas qu'un américain sur trois est obèse, ce qui signifie que les deux autres sont simplement très gros !). Elle opte donc pour une solution radicale qui est celle du choc psychologique. Libre au lecteur d'accepter ou de ne pas accepter cette solution, le fait est qu'elle le fait. Je trouve par ailleurs très intéressante l'observation de Mormir selon laquelle "la super nana avec 180 de QI et une poitrine généreuse n'apporte pas beaucoup à l'histoire". D'abord, cher Mormir, laisse-moi te dire que je ne suis pas d'accord avec cela. Pour le dire autrement, n'oublions pas qu'elle bosse pour une unité ultra-secrète du pentagone et j'imagine mal la Défense engager "une simple psy". Je pladerai donc le point suivant : pour travailler dans ce genre d'unité on ne va pas chercher n'importe qui. On va chercher des personnes qui dans leurs domaines respectifs apparaissent non seulement comme étant les meilleures, mais j'imagine aussi comme étant les moins conventionnelles (les meilleures parce que les moins conventionnelles ?). Je dirai aussi que ce genre d'histoire aurait pu sans doute être développée avec une simple psy, mais alors il m'aurait fallu dix pages de plus pour expliquer le comment du pourquoi elle en est arrivée là. Je crois que cela aurait été moins efficace. Sur ce point, celui de l'efficacité, j'ai sans doute fait une erreur. J'ai en effet supprimé un paragraphe d'une quinzaine, vingtaine de lignes, au milieu de ma nouvelle qui revenait sur l'état d'esprit de Wilcox. En gros, il y était dit en substance qu'elle ne voulait que trois choses, prendre un bon bain, se saouler au Whisky et baiser. La scène finale était d'ailleurs la suivante : elle retrouve Oz dans la pièce contiguë à la salle d'interrogatoire, il discutent un peu de l'affaire, du moyen de l'étouffer, puis ils couchent ensemble comme éclate un coup de feu dans la salle ou se trouve Horowitz. Ayant supprimé le paragraphe central, j'ai également changé ma fin (une fin que j'aime assez personnellement) dans la mesure où elle ne se justifiait plus vraiment. Quant au fait que R.W. soit une super nana... Non, elle ne l'est pas. Psychologiquement en tout cas ! Physiquement, elle l'est peut-être, mais tu remarqueras Mormir que je n'ai jamais dit que c'était une belle femme ! Tout ce qu'elle fait c'est déboutonner un peu son chemisier. Sans doute pour provoquer un peu Oz, ou détourner l'attention d'Horowitz va savoir... Mais il se peut qu'elle ne soit pas la bombe que tu imagines !
Merci pour vos lectures, et encore une fois, pour vos commentaires qui me font vraiment plaisir.
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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par Murphy Myers le Lun 14 Jan 2019 - 12:38

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé le personnage de Wilcox, qui dénote un peu des héros habituels : elle n'est pas Madame Tout-le-monde, mais elle n'est pas non plus une super-héroïne sans défaut. Elle se trouve au juste milieu de tout ça, un juste milieu qui manque cruellement dans de nombreuses fictions (je suis le premier à utiliser surtout des personnages lambdas dans mes propres récits).

Ce point à lui seul justifie ses caractéristiques à mes yeux. Je veux dire : qu'un personnage soit un monsieur Tout-le-monde n'apporte en général rien à l'histoire non plus ; qu'il soit blagueur, sérieux, gros ou maigre, en général, le récit s'en moque, l'histoire reste la même. Sherlock Holmes sobre ou drogué, on s'en fout, les enquêtes restent les mêmes. Même chose pour Poirot fin gourmet ou fan de McDo. James Bond en manque de cuisses ennemies ou fervent abstinent, ça n'apporte ni ne change rien au reste de l'aventure. Les exemples peuvent être nombreux. Certaines caractéristiques influencent directement l'histoire, d'autres ne sont là que pour peindre et démarquer un personnage.
Alors pourquoi pas une surdouée ? Pourquoi pas quelqu'un qui est tant dans le contrôle qu'elle a programmé son suicide des années en avance ? En dehors de la cohérence vis-à-vis de son poste haut placé et pas très catholique, en effet, ça ajoute une originalité bienvenue et donne un personnage mémorable que j'aurais, pour ma part, plaisir à retrouver dans d'autres récits (et c'est un fervent détracteur des sagas et suites en tout genre qui dit ça !).


Dernière édition par Murphy Myers le Lun 14 Jan 2019 - 14:54, édité 1 fois


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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par Catherine Robert le Lun 14 Jan 2019 - 14:42

Un texte sympa, mais il ne m'a pas complètement convaincue. Tout d'abord, il reste pas mal de scories (j'ai trouvé ça étonnant d'ailleurs, je ne me rappelle pas de ça sur tes autres textes).
Ensuite, je n'ai pas aimé les personnages. Ni la psy, ni Oz, ni le toubib. Pourquoi ? Je sais pas trop, je dirais juste que je ne suis pas entrée en relation avec eux. Peut-être me paraissent-ils caricaturaux ? Mais je ne peux même pas l'affirmer (te voilà bien avancé^^).
Concernant l'histoire, j'ai un peu les mêmes bémols que Jack. J'entends ce que tu dis, mais j'ai trouvé bizarre le truc du cocktail, de la manipulation des heures censés faire parler plus facilement le toubib. Pour moi, c'est inutile. Bien sûr, le gars, il peut hésiter à parler, mais il se trouve aux mains de l'état qui se trouve tout prêt à l'écouter et le "croire". Mais surtout à agir pour éliminer l'horreur. Il n'y a pas de raisons qu'il refuse de parler. Ce détail m'a paru maladroit et je n'y ai pas cru (hors dans mes critères, la crédibilité est un des points les plus importants). Pour la fin, j'apprécie moyen. Je ne suis pas une fana des fins à chute et pour moi aussi, une histoire n'en a pas forcément besoin, mais ici, j'ai trouvé le final un peu plat. A la limite, je crois que j'aurais préféré ton autre fin, plus percutante.
Les dialogues ne m'ont pas paru très naturels, parfois trop lyrique ou littéraire, et pas assez hésitant pour un type en partie sous l'effet de drogues et traumatisé par un événement pour le moins traumatisant justement.
Le thème est par contre bien traité, mais je reste sur une note un peu négative au bout de ma lecture.


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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par SILENCE le Lun 14 Jan 2019 - 16:27

Murphy, je suis content de voir que tu apprécies l'idée du personnage de Wilcox.
Catherine, quand tu lis, tu ne fais pas semblant ! Je viens de vois que tu t'étais fadée tous les récits d'un coup, chapeau bas ! En ce qui concerne tes critiques et la note pour le moins négative qui demeure après la lecture de mon texte, que dire ? Pas grand chose ma foi. Oui, il reste des scories dans mon texte, mais pour tout te dire, il y en a toujours avec moi. Pour ce qui est de ce récit, je l'ai posté parce que je ne pouvais plus le retravailler ! Ni d'un point de vue physique (c'est ce que je veux dire quand j'explique que je ne pouvais plus le voir en peinture. Travailler sur ma nouvelle m'était devenu physiquement pénible), ni d'un point de vue temporel (travail, famille... Qui a dit Patrie ?... Pas moi en tout cas). Ceci explique sans doute cela. Quant aux personnages, là je crois que c'est une question de point de vue et de ressenti personnel et je n'ai strictement rien à dire sur ce point. Parfois il m'arrive de tomber juste, parfois pas du tout. Là en l'occurrence c'est pas du tout. En ce qui me concerne, et comme je l'ai déjà dit, j'aime assez le personnage de la toubib.
S'agissant des critiques qui rejoignent celles de Jack, ce n'est rien d'autre qu'une divergence de points de vue. Moi je pense que le choc psychologique que RW inflige à Horowitz est un peu l'équivalent de la baffe dans la gueule que l'on flanque à une personne qui, devant un événement traumtisant, est en train de perdre les pédales. Et je ne suis pas totalement certain que je serais très rassuré si après avoir vu un truc pareil, je me retrouvais au beau milieu d'une base militaire ultra-secrète. Écouter et croire dis-tu ? Sans doute Wilcox et consorts vont-ils l'écouter et le croire puisqu'ils savent que ces choses existent ! Mais si je me mets dans la peau d'Horowitz, il est clair que j'aurais quelques réticences à parler... Peut-être parce qu'un environnement militaire ne me paraît pas le summum de la mise en confiance personnelle. Pour ce qui est de la fin, là encore j'ai fait un choix. Pas forcément le plus judicieux a priori. Mais ce que tu dis est intéressant encore une fois. Parce que cela m'amène à me poser des questions sur la manière dont je suis amené à écrire. Prenons les deux fins. La première version, celle évoquée plus haut était plus dure, plus âpre et sans concession. La seconde, est sans doute plus tiède. Mais voici ma question : pourquoi ai-je choisi la seconde version de mon texte plutôt que la première ? Je savais que cette seconde version passerait sans doute moins bien parce qu'elle était moins percutante, plus douce... Alors pourquoi ? Réponse : parce que je préfère mille fois cette seconde version à la première ! Rien de plus. Je ne sais pas comment les choses fonctionnent pour les membres de l'Écritoire. Mais en ce qui me concerne, j'ai tendance à choisir la version de l'histoire qui me convient, me plaît le plus ! Quitte à en assumer les conséquences par la suite. C'est ce qui fait d'ailleurs que l'on me reproche souvent des fins pas assez rentre dedans. J'aime assez cette fin en ce qui me concerne. Pourquoi ? Parce qu'elle m'a permis de prendre une respiration après le récit d'Horowitz (lequel par ailleurs est réveillé depuis plusieurs heures, on peut aussi se douter qu'ils ne vont pas déférer pour interrogatoire un mec totalement sous l'emprise d'un psychotrope !).
En tout cas Catherine, je te remercie pour ta lecture et pour ta franchise. Preuve s'il en fallait une que sur l'Écritoire, les membres (se) parlent franchement et librement ! Merci à toi.
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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par Catherine Robert le Lun 14 Jan 2019 - 21:30

Catherine, quand tu lis, tu ne fais pas semblant ! Je viens de vois que tu t'étais fadée tous les récits d'un coup, chapeau bas !
Pas du tout. J'ai lu cinq textes samedi, deux dimanche et le tien aujourd'hui. Par contre, j'ai fait tous les commentaires de ces huit textes aujourd'hui parce que j'avais un peu de temps et que je n'étais pas chez moi.
Me reste donc cinq textes à lire.

Pour ce qui est de ce récit, je l'ai posté parce que je ne pouvais plus le retravailler ! Ni d'un point de vue physique (c'est ce que je veux dire quand j'explique que je ne pouvais plus le voir en peinture. Travailler sur ma nouvelle m'était devenu physiquement pénible), ni d'un point de vue temporel (travail, famille... Qui a dit Patrie ?... Pas moi en tout cas).
Je comprends tout à fait ça, à fortiori quand je pense à ma nouvelle que je ne pouvais pas voir en peinture. Oui pénible physiquement. C'est juste que je n'avais pas souvenir que tu faisais le genre de fautes qu'on trouve dans ton texte. Ça m'a donc surpris.

En tout cas Catherine, je te remercie pour ta lecture et pour ta franchise. Preuve s'il en fallait une que sur l'Écritoire, les membres (se) parlent franchement et librement ! Merci à toi.
Et c'est pas toujours évident. Dire à une personne, et un auteur, qu'on apprécie qu'on n'a pas trop aimé son texte alors qu'on adhère en général à ce qu'il écrit, on hésite un peu. Encore plus quand on lit les autres commentaires et qu'on en vient à se demander pourquoi ça a coincé avec nous. Mais je me dis que c'est une question de respect. On est tous venu ici pour recevoir des avis honnêtes, si possibles argumentés (bon, là c'est peut-être pas toujours bien expliqué avec moi) et sortir des critiques de notre cercle familial/amical qui nous encense souvent.
Donc, j'ai hésité mais j'avais pas le choix.

Cela-dit, je n'ai pas dit que ton texte était mauvais, juste que je n'avais pas réussi à entrer dedans parce que je n'y ai pas suffisamment cru. Et certainement que dans ce ressenti, il y a une part totalement subjective. Mille lecteurs, milles ressentis.


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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par SILENCE le Lun 14 Jan 2019 - 21:47

J'apprécie au contraire cette franchise Catherine ! Je sais ce que c'est que d'avoir à dire à un auteur que l'on apprécie "bah, là non désolé, mais ça ne marche pas !". Pour ce concours, c'est exactement ce qu'il s'est passé pour Mormir. Écrire ce post n'a pas été facile, mais cela devait être fait ! Ne m'imaginant pas ne pas dire ce que je pense d'un récit, j'attends la même franchise de la part des autres membres de l'Écritoire. Et chacun de ceux qui sont ici depuis un certain temps savent que c'est aussi et précisément pour cette raison qu'ils restent... Et bien souvent progressent ! Encore merci à toi...
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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par Paladin le Mer 16 Jan 2019 - 20:23

Je suis assez partagé, pour des raisons déjà évoquées par les autres.

Déjà, je voudrais dire, ce texte est un peu comme "De Glace" : il est d'une écriture extraordinairement bien maîtrisée, Silence, à mon avis, je pense que la plupart des gens ici ont plus ou moins une bonne écriture, mais toi tu es un des deux ou trois qui surnagent bien au dessus du lot dans le rendu final. Et c'est bien dommage de ne pas te lire plus souvent.

Point négatif que je voyais aussi à "De Glace" : l'histoire est un peu trop convenue (Contrairement à "Morceaux Choisis", dont je me demande toujours pourquoi il n'a pas été publié, bordel !) et je dirais aussi la même chose pour ce texte.

Bien sûr, moi aussi j'ai pensé à X-File, ce qui n'est pas un problème, ça n'en est pas un non plus de ne pas savoir quel est cette créature, ni d'où elle sort, je suis bien d'accord avec toi (Et la nouvelle de Stephen King sur le mec qui a une moisissure qui lui pousse dessus est un de mes préférées de lui). De traiter d'un sujet classique ne me gêne pas, à condition qu'on puisse l'aborder d'une façon originale (Et c'est souvent ce que fait King, traiter de façon originale un thème classique).

Alors je me demande moi aussi qu'amène à l'histoire le fait que la psy ait 180 de QI : bon, peut-être est-elle la seule à réussir à faire parler le témoin, mais on ne comprend pas trop pourquoi elle y arrive et pas les autres, ni en quoi elle est si douée ! Et au final, ce qui me laisse un peu sur ma faim, c'est le côté linéaire de tout ça, et passif. Qu'est-ce quel'intervention de Rebecca Wilcox ? Ce n'est pas son personnage qui m'ennuie, mais justement que ce personnage qui est tellement typé, au final, je ne vois pas trop ce qu'elle a amené d'extraordinaire ! Je pense que c'est surtout là que ça pêche. Sans doute, dans ta tête, tu es clair su son rôle, mais le lecteur ne le sens pas, c'est ça qu'il faudrait revoir.


Un petit détail "technique" : tu dis que Rebecca Wilcox est "psychologue", et a d'autres moment qu'elle est médecin. Hors, un médecin qui soigne le mental, c'est un psychiatre, un médecin qui a fait une spécialisation pour soigner les maladies mentales, pas un psychologue qui a fait psychologie et qui soigne avec la parole. Demande à Amaranth, elle est psychologue, mais pas médecin. C'est juste une confusion qu'on fait souvent.



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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par SILENCE le Mer 16 Jan 2019 - 22:49

Salut Paladin,
Merci pour ce long et instructif commentaire. Comme je l'ai explique dans la partie "Directives" du concours, je ne me voyais pas ne pas participer vu que c'est l'un de mes sujets qui est sorti du lot. Ceci dit, il y a une nette différence entre donner un sujet et traiter d'un sujet, un peu comme il existe une différence entre "connaître le chemin et arpenter le chemin" ainsi que l'expliquait Morpheus dans Matrix. N'ayant aucune idée de l'histoire que j'allais proposer (ou plutôt si, j'avais bien des idées mais pas exploitables en 30000 sec) je me suis rabattu sur une histoire somme toute classique ; l'ambition étant surtout de participer.
Tu as raison pour Wilcox, elle est typée. À dire vrai, dans le premier jet de mon histoire elle n'apparaissait même pas. Je trouvais qu'il me manquait quelque chose, et elle est sortie quasi-instantanément avec toute son histoire et son background. Je ne sais pas si je comprends bien ta remarque, mais j'ai l'impression que pour toi elle a peut-être trop d'épaisseur et que l'on attend d'elle quelque chose qui ne vient finalement pas. Si c'est bien le sens de ton propos, sache que je trouve ta réflexion tout à fait intéressante (sinon c'est que j'ai mal compris et ce ne serait pas la première fois). Personnellement je trouve Wilcox beaucoup plus intéressante qu'Horowitz et je me dis qu'en développant un peu le trait, il y aurait la place à écrire peut-être une ou deux nouvelles centrées sur ce personnage. Dans l'état actuel de mon texte, peut-être n'est-elle pas à sa place, je ne sais pas. Je repense en tout cas à ce qu'a dit Mélodie Or, sur la possibilité d'écrire un texte sur l'aventure en Arkansas et franchement cela me titille un peu et même beaucoup. À voir...
Sur la distinction médecin/psy, je ne sais que dire sinon que c'est une distinction que je connais et je ne comprends pas pourquoi j'ai fait cette bourde. C'est juste débile. Si j'analysais un peu je dirai que doctorat - docteur docteur - médecin... Ce qui est encore plus débile. Bref. Et dire que les vacances sont à peine terminées ! Le second semestre risque d'être long.
En tout cas merci à toi Paladin. Ton commentaire sur cette nouvelle ô combien imparfaite me touche beaucoup.
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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par Paladin le Mer 16 Jan 2019 - 23:07

La distinction médecin/psy est anecdotique, donc sans importance, c'est juste moi pour avoir travaillé avec les deux, et donc de bien les distinguer...

Horowitz ne pose pas de problème. Il a son personnage, qui a sa place et son rôle dans l'histoire. Mais ce que je disais sur Wilcox, c'est que sans doute, si elle est sortie comme ça de ton esprit avec son QI à 180 et son son tour de poitrine genre 100 B, c'est que pour toi, consciemment ou non, elle est un personnage important, telle que tu la décris. Il faut donc trouver quel rôle important elle doit avoir dans l'histoire, pour que ce personnage-là et pas un autre se justifie. Je ne l'ai pas senti en tant que lecteur, mais la solution est dans la tête de l'auteur, donc la tienne. A mon avis, si tu creuses un peu, tu dois pouvoir trouver et écrire une autre version où cette femme exceptionnelle est mise en valeur.

Tu comprends ce que je veux dire ?


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Re: L'ENVERS DU DÉCOR

Message par SILENCE le Mer 16 Jan 2019 - 23:09

Je comprends parfaitement ce que tu veux dire Paladin ! Merci à toi.

EDIT : ceci étant dit, encore une fois, je ne vois pas où vous êtes allés chercher l'idée d'une femme dotée d'une poitrine si opulente...
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