Sur la Colline

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Sur la Colline

Message par Tak le Sam 24 Fév 2018 - 15:15

Voilà, j'en suis enfin arrivé à bout !
J'ai déjà assez parlé de ce texte ici ou là, alors je ne ferais pas de long préambule. J'ai essayé de lui donner un maximum de cohérence, mais il faut tout de même garder à l'esprit que c'est un texte que j'ai écrit, remanié et régulièrement repris (avec parfois des morceaux entiers tronqués ou réassemblés de façons différentes d'une version à l'autre) sur plusieurs années. Il y a donc forcément des endroits où les raccords sont plus visibles...
De même, étant donné que c'est un texte assez dense et conséquent, il y a sûrement beaucoup de choses (et j'imagine même pas les coquilles !) ayant échappé à ma vigilance.

C'est en tous cas mon texte le plus long jusqu'ici (près de 40 pages) et l'un de ceux dont je me sens le plus proche, pour plein de raisons déjà évoquées ailleurs. Est-ce que ça en fait un bon récit pour autant ? A vous de me le dire...
91 222 signes, 38 pages :

https://www.fichier-pdf.fr/2018/02/24/sur-la-colline-1/

Merci par avance et bonne lecture (j'espère) !


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Re: Sur la Colline

Message par Petit-Carmin le Sam 18 Aoû 2018 - 20:51

Hello,

Je suis tombé sur ton texte et c'est une merveille.

Que te dire, tu as une jolie plume très littéraire, mais ça tu le sais, je suppose...

Cela dit, pour le fond, tu fais preuve d'une technicité que j'ai pas souvent vu, tu sais jouer avec les odeurs et souvenirs. J'apprécie, car plonger dans un passé lointain comme celui de l'enfance, c'est plutôt dur et audacieux.

Je m'explique, je pense que pour pouvoir aborder ce genre thème, il faut soit avoir une excellente mémoire, soit avoir des petits enfants profitant des joies de l'innocence pour le figurer ce genre de texte, bien que les deux soient aussi intimement liés.

Le jeux de mômes que tu décris sont biens exposés et réalistes à souhait. On ressent le vécus à travers les souvenirs du protagoniste (Stephane, c'est bien ça ?). pour le moment pages 7. L'intrigue, elle, commence à mon avis tout juste à apparaître.

Cette courte histoire me fait penser au film super 8 de Spielberg...

Je lirais la suite un peu plus tard, merci, c'est d'un autre niveau, maintenant je me sens vraiment comme un simple profane...
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Re: Sur la Colline

Message par Raven le Dim 19 Aoû 2018 - 3:51

Purée, Tak, 38 pages Laughing, c'est téléchargé et si je tiens compte de mon emploi du temps, des commandes d'écriture en cours, des lectures pour les futures anthos et de la conjonction de Neptune par rapport à l'orbite de Mars, je devrais pouvoir commencer à le lire vers 2027 sans souci :mrgreen:

Raven, corbeau très occupé.


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Re: Sur la Colline

Message par Tak le Dim 19 Aoû 2018 - 9:00

Corbeau : Pas de soucis, y'a rien qui presse Wink (d'autant plus que ce texte sommeille dans les limbes depuis plus de 6 mois et que personne n'y avait jeté un œil jusque-là lol). Ceci 38 pages c'est pas si long que ça : à une période, c'était même le calibrage moyen de mes textes (qui étaient souvent plus des proto-novellas que des textes/nouvelles lambda).
Ceci dit, j'avoue m'être un peu "lâché" sur ce texte, car il me tenait à cœur, pour plein de raisons... et encore, estimez-vous heureux de ne pas avoir lu mes premiers jets ! on était plus proche des 60 pages bien tassées que du résultat actuel Razz

Petit-Carmin : C'est très gentil ce que tu dis sur ma plume, même si je n'ai pas forcément cette impression-là. Cela dit, j'ai beaucoup travaillé pour essayer de rendre au plus juste ces souvenirs de jeunesse (qui sont à moitié personnels et à moitié fiction, pour répondre à une partie de ta question).
Pas tant le souvenir lui-même que la "sensation" même du souvenir et des odeurs qui le portent... Cela me rappelle ce que vous disiez sur ton post de présentation, au niveau des rêves. Il est très difficile en effet de rendre ces impressions à travers des mots, aussi faut-il soigner au mieux ses description et le vocabulaire choisi pour essayer d'en faire quelque chose d'évocateur.
"Plume très littéraire", je sais pas, mais j'ai en tous cas fait de mon mieux pour essayer de brosser un rendu "impressif" et évocateur de ces souvenirs... Pour la suite du récit, on sera moins dans le souvenir et plus dans la SF. Mais une SF "intimiste", qui reste proche du coeur et du personnage. Du moins, c'était mon intention de départ... Embarassed
Tu me diras si j'ai réussi ou non au final.

En tous cas merci beaucoup à toi pour ces premières impressions à chaud. Comme je le disais plus haut, c'est l'un de mes textes les plus longs et personnels à la fois : à vous de me dire maintenant ce qu'il vaut réellement.


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Re: Sur la Colline

Message par Raven le Lun 20 Aoû 2018 - 3:07

Ah oui, 6 mois ! Mais j'étais où il y a 6 mois pour ne pas l'avoir vu ??


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Re: Sur la Colline

Message par Paladin le Lun 20 Aoû 2018 - 10:36

C'est vrai que Tak avait avant tendance à prendre une page pour dire ce que j'aurais écrit en deux phrases ! Donc c'est un texte que je lirai dés que j'aurais le temps, comme celui de Cath'.


Dernière édition par Paladin le Sam 15 Sep 2018 - 10:15, édité 1 fois


Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens qui nous empêche d'en inventer un?

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Re: Sur la Colline

Message par Tak le Lun 20 Aoû 2018 - 18:20

Oui, ça "c'était avant" Wink (quoique, vous me direz, je bosse pas mal sur du long format ces derniers temps, mais rien à voir avec mes nouvelles/novellas lourdissimes de l'époque).

Et juste je précise, il n'y avait absolument aucune prise de tête ou quoi que ce soit dans mon précédent message. Comme pala', je galère aussi pour trouver du temps, dès qu'il s'agit de lire des textes un peu plus longs que la moyenne... (et comme lui, c'est pour cette même raison que j'ai pas encore eu l'occasion de jeter un oeil sur le texte de Cath', mais c'est absolument pas par manque d'intéret ! ).
Donc voilà, ne vous prenez absolument pas la tête : vous lirez quand vous pourrez et puis basta Smile


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Re: Sur la Colline

Message par Petit-Carmin le Lun 20 Aoû 2018 - 20:06

Hey !!!

Salut Tak, j'ai poursuivit jusqu'à la page 18, mais c'est super émouvant... J'aime beaucoup, la façon dont tu narres ton histoire.

J'ai envie d'en faire de même pour Les Chroniques de l'Héliophasite. J'ai un vieux texte ou j'avais eu la même initiative. Mais j'ai laissé tomber ce type de narration... hélas.

J'adore ton histoire ! Merci, j'apprends beaucoup avec ton ouvrage.

Le texte fait 7177 signes environ... 2800 mots où 4 pages.

Héliophasite:
— Bonjour petit, comment t’appelles-tu ?
— Hélios, mais je ne dois pas parler aux étrangers.
— Ne t’en fais pas Hélios je n’en suis pas un, reste là, je vais te présenter une personne très gentille.

Une femme sortit d’une navette spatiale qui illuminait les alentours, les turbines soufflaient silencieusement, des feuilles s’envolèrent. Elle se rapprocha, elle était grande, brune, vêtue d’un tailleur bleu marine et avait un visage rassurant.

— Salut toi, fit-elle, avec un son plus beau sourire.
— Bonjour madame, dit timidement Hélios.
— Ça te dirait de venir jouer avec moi ? J’ai tout plein de jouets super chouettes à la maison.
— Mais, je dois attendre ma maman.
— Quel âge as-tu ? Moi j’ai 37 ans.
— Vous êtes vielle, moi j’ai 5 ans, hé, je sais lire et compter.
— Oh, mais tu m’as l’air très doué, viens par là.
Elle le prit dans ses bras, et il tapota le bout de son nez. Et elle lui sourit encore.
— C’est Albator, dit-il avec envie.
— Tu le veux, Hélios ? dit l’homme qui tenait la figurine.
— Oui, oui, s’il vous plaît.
— Alors tu dois être sage et ne pas crier, et je te la donnerai.
Un bref silence passa, le couple se regarda dans les yeux.
— D’accord, je veux bien jouer au jeu silence…

L’homme est la femme emmenèrent, le jeune Hélios Parker.

***
— C’est ainsi que tout commença cette histoire, enfin notre histoire, ou presque. Je dis cela parce que je suis ici, oui, je parle seule. D’ailleurs à ce propos j’ai toujours était très seule, incomprise et soumise. Comme lui d’ailleurs, dès son jeune âge il fût arraché à sa mère. Pauvre gosse. Quand je l’ai vue pour la première fois, il pleurait. Il me regardait avec ses yeux qui se noyaient dans ses larmes. Il hurlait presque à en s’en taper la tête par terre. Il souffrait. Après tout c’est normal, quand on est victime d’un enlèvement. Surtout par des pros comme Anna et Patrice… Je me rappelle de ce jour comme si c’était hier. Ah, si j’avais eu une once de pouvoir à cette période, qu’importe... Ce qui est fait est fait ! Maintenant, il doit être je ne sais où. Par là.

Elle fit un geste de la main en direction des la lumière qui éclairait la légèrement la cellule.

— Depuis combien de temps suis-je ici ? Je ne sais plus, j’ai arrêté de compter. Le temps n’a pas d’importance ni pour moi, ni pour lui. Nous sommes la révolution de l'espèce humaine, peut être trop évolué pour subsister. Pourquoi ne me descendent-ils pas ? Je l’ignore pour le moment. J’ai réussi à garder une photo de lui dans cette nanopuce que j’ai dissimulée sous mes dessous. Tiens regarde.
Elle posa la puce qui faisait la taille d’une fourmi sur le sol. Un portrait s'afficha.

— Il est beau comme un dieu, n’est-ce pas ? Ses cheveux noirs qui dissimulaient ses yeux intensément sombres. Tout est parfait chez lui, de son nez concave, à sa bouche charnue. Même son sale caractère à du charme, mais quel con ! Et elle reprit la nanopuce dans sa main et la dissimula délicatement sous ses vêtements sur le côté gauche de sa poitrine.
— Elle regarda à travers le hublot, et ne vit que les étoiles. Puis elle s’évada dans de songes interminables.
— Quel jour on est ? Je me suis assoupie, mercredi 1 février 2689, et il est 1h29 du matin heure terrestre.

Quelques minutes passèrent, puis elle se mit à se rappeler une anecdote.

— Ca me reviens suis je-si-bête que ça ? Ce jour appartient précisément à celui qui m’a permis de voir autre chose. De me libérer de leurs emprises. Je revois toujours les yeux obscurcis de ces personnes, ces gens qui nous on fait ce que nous sommes. Prendre la date la plus importante, de sa vie et lui infligé de telle souffrance, c’était inhumain. Et pourtant, ils l'étaient bien plus que nous en apparence.
Sa mâchoire serrée, on pouvait entendre ses dents grincer. Elle avait à l’esprit une scène. Le jeune Parker, qui le jour de son anniversaire était mains dans la main avec un homme dénommé Silver, il lui dit :
— Hélios tu sais que c’est ton anniversaire aujourd’hui.
— Oui monsieur, ça me fait 8 ans.
— Très bien, très bien.
— Alors tu vas me suivre dans une salle spéciale, ça te dit ?
— Oui monsieur, Silver. Je pourrais prendre un jouet ?
— Non, contente-toi d’être sage Hélios, veux tu ?
— Hélios regarda vers le sol gêné et peiné.

— Cette scène je l’ai gravée dans ma mémoire à jamais. C'était horrible, maintenant je me rends compte à quel point j’étais corrompue. Elle baissa la tête, posa ses mains sur ses tempes, accrocha ses cheveux châtains et se mis à pleurer à grosses larmes. Mais putain, hurlât-elle. Pourquoi ces souvenirs me hantent-ils ?
Une fois calmée elle sécha ses joues humides avec l’intérieur de ses doigts fins, Renifla, et contre le mur de sa cellule s’endormit.
***
Le lendemain.
— Les jours se ressemblent, ici ou devrais-je dire les nuits, les nuits étoilé.

Elle soupira.
— Tiens quelque chose de sympa me vient à l’esprit. Une fois, quand Hélios était petit, il m'avait regardé tout en me donnant un morceau de tissue, et il est toujours là, autour de mon poignet. Il est là, autour de mon poignet. Sale gosse. Puis elle sourit légèrement. Mais, il a quand même voulu me le reprendre ! Je me rappelle de ce moment :

— Non, va-t’en ! Je ne veux pas de tes histoires, criait-il.

— Écoute-moi, Hélios. Tu ne dois le dire à personne ce que tu as entendu.

Elle lui prit ses deux mains pour essayé de le calmer, elle s’accroupit, et lui dit ferment.

— Tu ne veux pas que je te quitte, hein ?
— Non, non, alors ne dit rien à personne, tu m’entends ?!
— Non, je ne veux pas que tu partes, ses grands yeux sombres la regardaient.
— Merci, Hélios, tu es vrai petit bonhomme courageux, je suis fier de toi, tu sais
— Oui, je sais tu me le dis tout le temps. Tu sais, tu peux le garder ce tissu.
— Merci, tu es un vrai petit ange.

— Sacré petit, il était fait pour être intelligent. Je le savais qu’il le serait bien plus nous tous réunis. Avec ses airs dévergondés, il m’en a fallu du temps avant de comprendre. Et là, que fait-il ?
Le mystère demeurera irrésolu...
— J'espère juste qu’il va bien. Oui il va bien, je le sais, je le ressens au plus profond de mon être…


***

Elle dormait à poing fermée. Puis son sommeil s’agita, sa tête gigoter.
Dans une forêt bien plus dense que celle de la Terre.

— Non, arrêtez ! Ne lui faites pas de mal, arrêtez. Vous allez le tuer, cria-t-elle.
Deux personnages massifs lacéraient ses bras, sa seule force ne suffisait pas à se dégager de son étreinte. Sous ses yeux, il était, en train de subir un traitement de force. Piégé et enchaîné par des liens puissants, il ne pouvait que se mouvoir, il la regarda droit dans les yeux.

— Fuis, va, tant que as encore le temps, affirma Hélios désespéré.

Le fait de voir que son compagnon allait mourir. Elle hurla, sa force se décupla, elle réussit à mouvoir le bras droit. Sous la rage, elle réussit à prendre une lame qui était sur la cuisse gauche du ravisseur qui lui tenait son autre bras, et lui entailla le bas du ventre il tomba sèchement à genoux, les tripes à l’air. Elle était libre, se retrouva face à un seul adversaire qui faisait deux fois sa taille. Elle recula de trois pas, les jambes fléchies, et toute sa hargne, elle fit une un bond de presque deux mètres. Tenue entre ses deux mains, la lame s’enfonça dans le cou épais de son ennemi. Le sang jaillit, de cette immensité. Mais son origine guerrière, prie-le, dessus, et avec bras puissant l’enlaça son torse svelte de toutes ses forces. Elle hurlait, avec haine et frénésie, elle le poignarda, coup après coup. Une fois ce géant à terre, les bras tendus vers là-bas, elle cria, sa bouche était ouverte, son visage couver de sang. Hélios, était choqué, de voir une telle témérité en elle face à des êtres aussi gigantesques.

— Ho, arrête, arrête de hurler, arrête, je t’en prie, viens m’aider s’il te plaît.
Elle le fixa du regard les yeux brillant, elle n’avait jamais eu aussi peur de le perdre. Elle sans reprendre conscience de sa folle attaque. Se leva de se corps sans vie, se dirigea ver Hélios, lame tendu vers le haut, sans réfléchir elle le tua.

Sortie de son horrible cauchemar, elle haleta rapidement.

— Hélios, non…

D’un coup elle se mit à se lever pour regarder par le hublot, encore secouée par cette vision d’horreur. Elle observa les étoiles attentivement, les mains l’une sur l’autre posées sur son torse, et se mit à sangloter.

— Ce n’est qu’un mauvais rêve, disait-elle en essayant de se rassurer. Ça ne s’est pas passé comme ça.

Une fois ses idées en places, et ria jaune, et se dit.

— Celui-là faudra que je lui raconte.

Elle se rassit près du mur, les genoux fléchit et se mit à penser à Hélios, le visage incliné vers le haut, et ferma ses paupières. Dans la peine ombre des étoiles son visage était sublime, ses traits parfaits, sa frange était net sur son front et ses longs cheveux châtains tombait sur ses épaules…

***


Elle était noyée dans ses pensées.

Dans une soirée pour fêter la réussite d’une mission sur la planète V56 dans le système de Véga, Hélios et une équipe de reconnaissance avaient choisi un bar dans une station spatiale proche. Elle attendait l’équipe d’Hélios, mais ils tardaient à arriver. Elle était assise au bar et elle avait commandé du métalis, une boisson spéciale pour cyborg. Elle regardait l’heure, mais ils n’arrivaient toujours pas. Elle demanda au barman de lui en servir un autre verre. Elle se retourna vers l’entrée et le vit écarter le rideau de perles. Il entra et la chercha du regard, car il y avait du monde. Quand il la trouva, il lui sourit, et elle en fit de même. Il avança avec assurance et s’assit sur le tabouret à côté du sien.

— Ça va ? Tu veux quelque chose à boire ? lui demanda-t-elle.
— Oui ça va, content d’être rentré. Je vais prendre la même chose que toi.
Elle fit signe au barman et commanda un autre verre. Ils se regardèrent.
— Voilà, le métalis, dit le barman.
— Tiens. Ce n’est pas le meilleur que j’ai goûté, par contre, affirma-t-elle.
— Je vais te dire ça !
Hélios le prit sec et posa le verre.
— Bu comme ça, il passe bien, je trouve.
Elle eut un petit rire.
— T’es con, mais je veux bien te croire.
Puis à son tour, elle avala son verre d’une traite. Il l’observa. Il aimait cette spontanéité qu’elle dégageait.
— Je dois t’avouer que ce n’est pas faux ! continua-t-elle. Bon, tu ne m’as pas dit avec qui tu étais en mission ?
— Je les ai invités, ils ne devraient pas tarder. Parmi eux, j’ai rencontré une personne remarquable.
— Ah bon ? Venant de toi, c’est plutôt rare.
— Les voilà.
Il était trois, deux hommes et une femme. Hélios leur fit un signe de la main. Ils s’approchèrent.
— Erica, je te présente, John, Oliver et Jessica, dit Hélios.
— Enchantée de faire votre connaissance. Ça vous dirait de s’installer à une table ?

Ils se dirigèrent vers une petite table basse carrée, et prirent place sur des banquettes. Leur emplacement était éclairé pas un néon. Ils discutèrent un moment et échangèrent surleur mission. Plus tard dans la soirée, John partit le premier. Les verres s’enchaînèrent, puis ce fut au tour d’Oliver de partir.

— Je reviens, j’ai un appel important à passer, dit Jessica.
Erica se trouva seule avec Hélios.
— Alors, qui est cette personne remarquable dont tu me parlais ?
— Comment tu la trouves ?
— Jessica ? Je ne sais pas, répondit-elle, embarrassée. Elle est très belle, mais elle n’a rien de remarquable à mon goût.
— Erica… Ça veut dire quoi cette réponse ? Ne me dis pas que tu es jalouse ?
— Moi ? Non. Jalouse d’elle, sûrement pas.
Il sourit, et poursuit.
— Mais là, tu es jalouse. Je le sais parce que tu as l’air bizarre.
— Mais arrête, je ne suis pas jalouse. Il se fait tard, j’y vais. Et arrête de boire !

Elle partit, et attendit dans le couloir. Elle réfléchissait. Dans l’impatience, elle se rapprocha du rideau et vit qu’Hélios était en train de rire, ce qui l’agaça. L’envie de rentrer ne lui manquait pas. Elle observa Jessica en train de se rapprocher d’Hélios, et bouillit intérieurement. Au moment où Jessica allait l’embrasser, elle ne tenait plus en place et voulut les interrompre. Mais avant qu’elle ait pu faire un geste, Hélios l’avait repoussée. Soulagée, Erica repartit discrètement.
— Mais qu’il est con, pensa-t-elle en souriant.

Pendant son sommeil, Erica fut réveillée par un appel.
 Putain, mais c’est qui à cette heure-ci ?
Elle posa sa main en dessous de son oreille droite pour décrocher.
 Allô ?
 Erica, c’est Hélios. Je ne te dérange pas ?
 Je dormais, mais maintenant que je suis réveillée, je suis là. Que se passe-t-il ?
 Je voulais te parler, je m’excuse pour tout à l’heure.
 Pour quelle raison ?
 J’ai bien réfléchi. Tu avais raison.
 Ah… Mais je peux me tromper. Ça m’arrive tu sais.
 Oui, je sais, mais quand même. Pour finir, tu avais raison à propos de Jessica. Elle n’a vraiment rien de remarquable.
Un silence s’installa entre eux. De son côté, Erica eut un sourire aux lèvres.
 Ne t’en fais pas pour ça, ça viendra, dit-elle d’un ton rassurant.
 Oui, merci. Je te laisse, il faut je dorme. À demain à l’armurerie, bonne nuit.
 Oui, ça me va. Repose-toi bien, à demain.

Elle était debout devant le hublot. Au travers, une pluie de météorites s’embrasait dans l’atmosphère.
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Re: Sur la Colline

Message par Perroccina le Mer 29 Aoû 2018 - 20:31

Troisième texte que je télécharge ce soir, eh oui je suis optimiste....


"Ils nous pissent dessus et ils ne nous font même pas croire qu'il pleut." Dr Augustine, Avatar
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Re: Sur la Colline

Message par Tak le Jeu 30 Aoû 2018 - 16:16

Pas de soucis Perro, on a chacun notre timing et nos disponibilités : même si tu ne dois lire mon texte qu'en 2025, je t'en voudrais pas, promis Wink

Et merci Petit-Carmin, je n'avais pas vu ton dernier message !
Je lirais ton texte ce soir, quand j'aurais un peu plus de temps devant moi (le temps, le temps, toujours ce foutu temps... ! ).

EDIT :
Bon, finalement, j'ai trouvé le temps de lire avant que les grosses aiguilles de l'horloge ne me bouffent tout crû.
Alors pour commencer, les bons points : tu sembles avoir une belle aisance avec le langage et pour un auteur débutant, certains passages tiennent très bien la route. On sent que tu as toutes les capacités pour écrire de bons textes et tes dialogues sonnent de façon assez naturelle.

Pour le reste... Eh bien, malgré ces quelques bons points, il reste quand même pas mal de travail.
Il y a beaucoup de fautes d'orthographes, de mots manquants, d'erreurs de ponctuations et de constructions maladroites (beaucoup de verbes faibles, notamment) qui enlèvent beaucoup du plaisir de lecture, désolé. Mais au-delà de l'aspect "technique", cette petite bribe d'histoire m'a surtout donné l'impression que tu ne savais pas vraiment quoi raconter ou comment le raconter. 4 pages c'est peu, mais c'est justement tout le challenge : réussir à écrire un récit construit, structuré et cohérent en si peu de signes, c'est beaucoup plus de boulot qu'il ne paraît ! Et je ne te parles même pas du développement ou de trouver (ou non) la petite chute qui va bien.
Là, pour être honnête, en te lisant, j'ai eu l'impression que tu avais tes personnages en tête (et encore, surtout la fille : tu parles beaucoup d'Hélios, mais on ne sait pas vraiment à quoi il ressemble), l'univers qui allait avec, mais que tu ne savais pas vraiment où les mener. Ton texte se limite à une suite d'anecdotes, de moments plus ou moins importants et d'une soirée "entre amis" mais qui ne se raccroche à rien (tout comme beaucoup d'éléments de ton récit), car aucun contexte n'a été installé au préalable.
Spoiler:
Voulais-tu écrire une sorte de "chronique" de ton personnage ? Quel est son métier, comment en est-il arrivé là ? Qui sont ces gens qui l'ont enlevé et pourquoi ? Quel est le lien entre la narratrice et Hélios ? Où vivent-ils ?
Désolé encore une fois, mais il manque beaucoup d'éléments pour pouvoir juger concrètement un tel texte...
Bon, j'imagine que ce n'est qu'un morceau d'un texte plus consistant (sûrement tes Chroniques de l'Héliophasite), mais sorti de tout contexte et avec le peu d'éléments en notre possession en lisant cette petite bribe, on reste carrément sur notre faim. Sans parler des approximations "techniques" relevées plus haut.

Mais encore une fois, tu sembles avoir un bon bagage grammatical et je suis certain qu'avec un peu d'expérience supplémentaire, tu pourrais nous sortir de très bonnes choses ! Un conseil, au passage : j'ai vu dans un autre de tes messages que tu lisais souvent les textes à voix haute (et effectivement on appréhende ainsi beaucoup mieux la "musicalité" des mots et leurs rythmes), eh bien tu devrais en faire autant sur tes propres textes ! Tu cernerais mieux ainsi les problèmes de ponctuation et de rythme. Et cela te permettrait en outre de repérer les accords et les endroits où ils manquent sur ton texte -- entre autres.
Ceci dit il n'y a pas de secret : si tu veux progresser, il faut (beaucoup) lire et écrire, écrire, écrire, bouffer des lignes les unes derrière les autres et ne jamais avoir peur de tout effacer (même si ce ne sont que deux phrases ou deux pages) pour repartir de zéro. Même si on a l'impression dans un premier temps que "ça sonne bien". Après le 1e jet vient les relectures et les corrections, puis après la version finale, tu peux encore en avoir une 2e ou 3e derrière ; on peut toujours améliorer un texte, c'est sans fin. Ce qui te distingues, ce n'est pas tant ce que tu écris, mais comment tu l'écris, avec ton ressenti, ta sensibilité, ta vision propre. Et pour ça, il faut sans cesse se remettre à l'ouvrage pour finir par trouver sa propre voix (mais ça marche aussi avec "voie" Wink ).
Bref, tu as compris l'idée !

J'ai vu que tu avais posté un nouveau texte, j'irais jeter rapidement un œil dessus !

P.S: D'ailleurs, j'ai pas tilté avant, mais tant qu'à faire crées-toi un sujet spécifique pour ce texte-ci. Tu t'y retrouveras plus facilement si des gens veulent laisser un petit mot ou que tu veux toi-même le compléter un de ces jours.


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Re: Sur la Colline

Message par Petit-Carmin le Jeu 30 Aoû 2018 - 19:16

Salut Tak,

Avant-propos, merci de t'être pris la peine de lire cette bride.
C'est une vieille version que j'ai écrite il y a une bonne année de cela et comme tu as pu en faire le constat, ce n'était pas vraiment au point concernant l'histoire et de son déroulement... J'essayais en vain de construire un univers, mais c'est très très dur.

Du coup, je prends compte de tes remarques, surtout celles que tu as souligné avec la relecture vocale. En réalité, je n'écris plus qu'à haute voix. Cela me permet de buter sur mes erreurs et ainsi les corriger.

Finalement, c'est très encouragent pour la suite et je pense que le dernier texte publié ici, vous ravira de par sa qualité, bien que très éloigné de la SF.

J'ai récemment eut une remarque disant que j'avais un plume parallèle à celle de Lovecraft... C'est trop pour moi, mais j'ai tout de même apprécié cette remarque d'une passionnée, bien que septique lol.

Pour revenir à l'affirmation de mon art, je pense qu'il me faudra lire, lire et lire encore avant d'affirmer ma voie. C'est pourquoi, je vais m'investir sur ce forum et lire vos nombreuses expériences littéraires, etc.

J'essayerais de retravailler ce texte posté ci-dessus, si le cœur et la motivation m'en dit.

A très bientôt Tak.








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Re: Sur la Colline

Message par Petit-Carmin le Ven 14 Sep 2018 - 23:18

Salut, Tak, j’ai terminé Sur la Colline !

J'ai failli pleurer ! Ton texte est tellement émouvant, que j'en suis encore chamboulé.

Je ne pourrais te faire une critique sur le fond ou sa structure, mais tu as réussi à m'émouvoir, si telle était ta recherche et bien pour moi c'est réussi.

J'aimerais lire encore des ouvrages de toi, j'ai apprécié ta plume lyric et onirique. À des moments de ta narration, je me suis senti partir avec elle... Comme lorsque j'ai autrefois lu "Voir" de Carlos Castaneda, mon premier livre lu entièrement.

Merci ce beau partage, tu as matière à réussir et à surprendre tes lecteurs, bravo !

C'est beau et triste à la fois ton ouvrage...

À très bientôt.
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Re: Sur la Colline

Message par Tak le Sam 15 Sep 2018 - 8:03

Hello, Carmin !
Merci beaucoup pour ce commentaire qui fait rudement plaisir. Je le prends, tout en sachant qu'il reste néanmoins une montagne de choses à revoir (je trouve de nouvelles fautes à chaque nouvelle relecture, par exemple). Ceci dit, si tu l'as trouvé "émouvant", "beau et triste" à la fois, c'est que j'ai dû réussir en partie à transmettre au lecteur ce que je voulais... C'est un texte qui aborde des thématiques SF, certes (voire Fantastique), mais qui parle surtout de la difficulté à accepter le deuil, à intégrer cette perte dans notre quotidien au lieu de le fuir. Un point difficile pour moi, car c'est le genre de thèmes que j'aborde très peu dans mes textes et avec lequel je n'ai jamais été à l'aise. C'est la 1e fois que j'écrivais un texte aussi personnel et sur un format aussi long, mais si ce dernier a résonné en toi, alors tu m'en vois ravi et cela me touche.

Merci encore, Petit-Carmin !

P.S: Si tu veux lire d'autres textes, pas de problème, mais ils ne sont pas forcément dans le même genre. Peut-être, si tu aimes bien les univers "Fantasy" ou autres, pourrais-tu apprécier La Cité d'Opale, qui doit traîner quelque part dans la section Fantasy, justement.
Pour le reste, je te conseillerais simplement d'aller jeter un œil dans la section "Bibliothèque" : tu y trouveras mes textes, mais aussi les petites merveilles de tous les autres membres (et crois-moi, y'a vraiment de quoi faire ).
Bonne lecture, puisses-tu y trouver ton bonheur Wink


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Re: Sur la Colline

Message par Petit-Carmin le Sam 15 Sep 2018 - 11:46

C'est vrai que d'accepter le deuil en générale n'est pas une chose aisée... Pauvre Stéphane...

Merci pour la suggestion de tes textes, j'irais voir ça. Smile

A très bientôt Tak.


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Re: Sur la Colline

Message par Petit-Carmin le Sam 15 Sep 2018 - 20:21

Reuh, l'ami !

Je suis désolé, mais lors de mon précédent commentaire, je venais de juste de finir la lecture de ta novella. Du coup, c’est le cœur qui a parlé en premier.

Je trouve qu'on ressent parfaitement la transcription de l'ambiance morose, limite déprimante que tu traces le long du parcours à travers les souvenirs et ressentiments de Stéphan. Dans le chapitre : « Crocodile » tu as narré ; « La première personne à lui ouvrir fut Kim, la sœur cadette de Hùan ». Ca m’a trop emballé, je m'étais dit : » super il va se faire une copine » et pam, je suis redescendu de mon nuage la ligne d'après...
Pareil pour la plupart des personnages qui ont mal fini... Le pire ou j'ai failli chialer, c'est la scène avec Eric... Seul dans son fauteuil et quand Stéphan a posé sa main sur son épaule, ça m’a affecté, car j'ai ressenti une forte représentation justement grâce à ta narration descriptive : Chapitre Speen & tatouages.

Au début, ça m’a fait de la peine pour la bête, qu'il ait tout eu l'envie de tuer cet animal. Je ne sais pas... Mais ce dragon laisse croire que c'est aussi à cause de lui qu'ils en ont tous été là, en souffrance... En tout cas c'est ce que je croyais...
Les chapitres « vision et trame »  
Ont été mes favoris, car très onirique, mais aussi parce qu’on entre dans le cœur de ton développement. Ces chapitres sont très émouvant, mais aussi technique de par leurs descriptions précises, je pense que tu as du te jouer la vie à le rédiger… Puisque tu associes deux réalités qui s’entremêlent et plus encore dans le chapitre, trame.

Honnêtement, ton chapitre final ; m'a fait frissonner et je n’ai presque lâché une larme et j’aurais dû ça m’aurait soulagé.

Finalement, ton histoire et très belle, triste, mais si belle, merci !
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