Le Grand Secret

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Le Grand Secret

Message par Nao76 le Mar 14 Nov 2017 - 14:46

Bon bah, voilà, je me lance... J'espère avoir réussi à supprimer les répétitions et les formules maladroites...

Je vous laisse à votre lecture de ce texte de 20335 s.e.c.

Le Grand Secret

Edit : Vu les difficultés à télécharger les textes, je vous le met en spoiler ici.
Le Grand Secret:
Neuville-Saint-Vaast, le 22 mai 1915
Mon Cher François,
Je te dois la vérité. Cela fait maintenant plus de quinze ans que nous nous connaissons et que
nous nous aimons. Nous avons partagé tellement plus qu'une chambre sous les toits de l'école.
Aujourd'hui, il me faut soulager ma conscience.
Mon histoire commence deux ans avant notre rencontre, en mai 189.. J’avais 15 ans. Ma mère
et moi vivions à la Ferté-d'Angillon. Mon père venait de mourir et nous avions décidé
d'acheter l'ancienne école du village et d'y vivre. Tu le sais, je tiens difficilement en place,
aussi, je sortais souvent la nuit, en cachette de ma pauvre maman. Je me promenais dans le
bourg ou à travers champ. Je m’amusais à me faire peur, les soirées sombres. Quoi de plus
grisant à cet âge-là que de traverser une forêt en pleine obscurité ?
Les nuits de pleine lune étaient mes préférées. J’adorais parcourir la lande baignée dans cette
lumière bleutée qui donnait un aspect irréel à ces paysages que je connaissais par cœur.
J’évoluais dans cet univers céruléen avec facilité et emphase. Je me sentais maître du monde.
C’est à l'occasion de l'une de ces balades nocturnes que j’ai fait la rencontre la plus
surprenante de ma vie. La plus décisive aussi, je suppose.
J’étais alors près de chez le père M., je venais de contourner la bergerie lorsque je pris
conscience de sa présence. J’entendais son souffle rauque et puissant de l’autre côté du mur.
Fort de mon assurance conquérante, je ne me suis pas méfié, persuadé que je ferais face à un
cheval égaré ou à un vieux bélier. Je passais le mur et m’arrêtais net. Un énorme loup gris me
faisait face. Il devait mesurer au moins un mètre au garrot et le double entre sa queue et son
museau, quant à son poids, il avoisinait sûrement les cent kilos. Il me fixait de ses yeux noirs,
babines retroussées, montrant les dents. J’étais pétrifié, incapable de bouger. Toute ma
confiance en moi et s’était comme volatilisée. Je restais à contempler ce regard froid et
calculateur, l’esprit totalement vide. Ce moment me parut durer une vie entière. J'y songe très
souvent et désormais je pense qu’il n’y avait rien d’animal dans ces prunelles. C’était autre
chose que je ne saurais t'expliquer. Je n’eus même pas un mouvement de recul, pas même le
réflexe de lever les mains pour me protéger lorsqu’il se jeta sur moi, la gueule ouverte.
Je crus que j’allais mourir, mais à peine m’eut-il mordu qu’il me lâcha. Il s’éloigna et je
remarquais qu’il boitait légèrement. À quelques mètres de moi, il s’arrêta et se retourna.
Plongeant ses yeux dans les miens, je pus y lire de la tristesse et du regret. Puis il se mit à
courir et disparut dans la forêt. Je me relevais, sonné par mon aventure et rentrait chez moi.
Dans ma chambre, j’examinais ma blessure. J’avais, sur l’épaule gauche, une large marque de
crocs, cependant la plaie était peu profonde. Je réussis à la camoufler facilement et je la
soignais à l’aide de quelques onguents que ma mère gardait dans la cuisine. Elle guérit assez
vite et je n’y pensais plus.
Quelques semaines plus tard, je contractais une fièvre et restais cloué au lit pendant deux
jours sans pouvoir me lever ou faire ma toilette. Ma mère prit soin de moi et vit la cicatrice
que je portais sur l’épaule. Elle m’interrogea du regard. Je lui racontais que j’avais été attaqué
par un chien furieux un soir en rentrant du cours Saint-Christophe où je faisais mes études.
Elle me mit en garde contre la rage dont on avait beaucoup entendu parler ces dernières
années puis, voyant que la plaie était guérie, m’embrassa sur le front et sortit.
Ce soir-là, je me sentais complètement ragaillardit. Inexplicablement, ma fièvre était passée
aussi vite qu’elle était apparue. J’étais comme attiré par la Lune. Si ronde, si brillante, si belle.
Mon ventre se fit entendre. Malgré le copieux repas que ma mère m’avait préparé, j’avais très
faim et un besoin impérieux de sortir. Ce fut une nuit extraordinaire. Je courrais plus vite que
jamais à travers les champs, sautant par-dessus les barrières et les fils barbelés, volant presque
au-dessus, sans crainte et sans retenue. J’eus l’impression d’effrayer les animaux à mon
simple passage près de leurs étables. J’étais pourtant aussi silencieux qu’un chat, mais ils
semblaient sentir ma présence avant même de me voir. Cela m'amusa beaucoup et j'eus envie
de savoir si je pouvais chasser quelques bêtes. Je n’eus aucun mal à attraper trois lapins et
deux biches. Mon appétit féroce pris le dessus et je dévorais avidement mes proies, sans être
sûr qu’elles étaient tout à fait mortes.
Au petit matin, de retour à la maison, je ne reconnus pas le reflet dans le miroir. Mes traits si
fins étaient devenus plus grossiers, mes arcades sourcilières paraissaient plus saillantes, mes
pommettes aussi et mes mâchoires plus proéminentes. Mon visage entier paraissait plus
sauvage, plus dur aussi, et le sang qui le barbouillait encore renforçait cette impression. En
scrutant plus attentivement mon regard, il me semblait y lire ce que j’avais vu dans celui de ce
loup.
Les mois passèrent, je partais en chasse chaque fois que la Lune était pleine. J’en revenais
toujours sanguinolent et avec cette étincelle dans les yeux qui ne m’appartenait pas. Ma mère
ne se rendait pas compte de mes absences. Elle montrait cependant son inquiétude. Elle
trouvait mon comportement modifié et n’aimait pas ce qu’elle voyait, disait-elle. Je savais que
ses doutes étaient justifiés, je me sentais changé moi-même. Mes réactions étaient plus vives
et plus dures, je ne laissais personne me malmener ou faire mine de le vouloir.
Un mardi matin d'octobre, alors que nous écoutions la leçon de grammaire de Mr P.,
l'instituteur du cours Saint-Christophe, je surpris Paul, mon camarade le plus âgé, en train de
me fixer. Ne sachant trop pourquoi, ce regard persistant m'irrita. En quelques secondes, j'étais
accroupi sur son pupitre, le col de sa blouse dans la main et mon autre poing prêt à le frapper.
Son voisin de tablée m'avait retenu le bras. Fou furieux de cette intervention, je lâchais Paul et
me retournais vivement, amorçant déjà mon coup vers son visage. La voix du maître retentit
et je libérais, à regret, la pauvre victime de mes pulsions haineuses.
C'est après cet épisode que ma mère décida de m'envoyer en pension au cours Sainte-Agathe.
Elle pensait qu'un changement d'air me serait bénéfique. J'étais farouchement décidé à me
comporter mieux, tout en refusant d'abandonner mon nouvel état d'esprit. J'appréciais ma
nouvelle vitalité, ma vivacité et ma force accrue. J'aimais ce nouveau regard que je portais sur
le monde. Carnassier, affamé et cru, presque cruel. Je me sentais plus vivant que jamais et
surtout, je voulais dominer les moutons que je côtoyais chaque jour.
Je m'installais donc dans ta chambre. Toi, dont l'innocence, la douceur et la candeur
m'assouplirent tout de même un peu. Nous devinrent rapidement proches, voire inséparables,
mais lorsque ton père annonça qu'il fallait aller chercher tes grands-parents à la gare le
lendemain, mes instincts reprirent le dessus. J’aperçus une occasion de battre la campagne et,
dans le même temps, de me faire apprécier de tes parents. Je m'arrangeais donc pour obtenir
une carriole et partait discrètement pendant la récréation pour accomplir la mission que je
m'étais octroyé. Malheureusement, malgré mon sens de l'orientation développé, je me perdais.
Je devais revenir avant la nuit, mais mes pérégrinations me conduisirent à dormir dans une
bergerie abandonnée où je constatais que la Lune serait pleine le lendemain soir. J'espérais
être déjà au cours Sainte-Agathe à ce moment-là, car j'avais entendu dire que l'on cherchait le
coupable du massacre d'une dizaine de moutons, à la dernière pleine lune. Mes parties de
chasse avaient donc été remarquées. J'avais la chance d'être suffisamment discret pour n'avoir
jamais croisé personne et je connaissais maintenant la campagne assez bien pour pouvoir m'y
cacher si le cas venait à se présenter.
Je dormais à poings fermés dans la bergerie et repris mon chemin le lendemain matin. Après
moult détours, je finis par arriver au château des Sablonnières. Comme je te l'ai expliqué, je
me glissais furtivement dans le domaine et m'endormis dans une chambre inoccupée. Je fus
réveillé par deux comédiens qui m'expliquèrent que l'on allait fêter un mariage et que tous les
invités devaient se costumer. Grisé, tant par cette annonce que par la nuit qui approchait, je
revêtais un costume que l'on avait laissé sur une chaise et m’immisçais dans cette fête étrange.
Je riais avec ces inconnus, me baladais dans les cours et les couloirs, jouais avec les enfants.
Au détour d'une grande salle vide, j'entendis jouer de la musique. J'entrais dans la pièce d'où
elle provenait et restait subjugué par la pianiste qui jouait devant une douzaine d'enfants. Son
visage juvénile éclatait de joie et de douceur, ses traits étaient fins et délicats, ses doigts
voletaient sur les touches du piano avec tendresse et légèreté. Je tombais immédiatement
amoureux de celle dont j'ignorais encore le nom. Je cherchais à attirer son regard lorsque les
enfants la prièrent de faire une farandole avec eux. Elle accepta et partit d'un rire cristallin.
D'autorité, je pris la main d'un des enfants et m'invitais dans la ronde. Nous courûmes à
travers d'autres couloirs et au passage d'un angle, la jeune fille disparut. Je lâchais aussitôt les
enfants et cherchais mon inconnue.
Mes yeux se posèrent alors sur une fenêtre. Je vis que la nuit allait tomber et compris que la
Lune n'allait pas tarder à se rappeler à moi. J'hésitais à partir, pour protéger ces gens de ma
nature animale. Je ne voulais pas prendre le risque de tuer un être humain et encore moins la
belle demoiselle. Jusqu'ici, je n'avais tué que des moutons, des lapins, des chèvres et une
vache, et j'entendais que cela reste ainsi. Pourtant, je ne pouvais me résoudre à quitter le
château. Je risquerais de perdre cette chance que la vie me donnait. Je cherchais toujours quoi
faire lorsque le marié arriva. Il expliqua sa malheureuse déception aux invités et montait dans
le grenier en courant. Son père, dont j'avais fait connaissance à mon arrivée et auprès de qui je
m'étais présenté comme un des amis de Frantz, me pria d'aller porter assistance à son fils. Je
m'y employais, espérant en apprendre plus sur les invités de cette fête. Je le trouvais sur le
point de se tirer une balle dans la tête et réussissais, à la faveur de la promesse de retrouver sa
fiancée qui l'avait éconduit, à l’empêcher de commettre cette erreur fatale. Nous
redescendîmes ensemble et c'est là que je croisais le chemin de l'adorable visage dont je
m'étais épris. Frantz fit les présentations et j'appris que la jeune femme était sa sœur, Yvonne
de Galais.
C'est à ce point que démarre mon mensonge. Je ne suis pas monté en calèche pour rejoindre
Sainte-Agathe. Je suis resté aux Sablonnières. J'avais commencé à éprouver cette sensation
devenue familière. J'allais bientôt devoir me mettre en chasse. Je m'excusais auprès de mes
compagnons et partis chercher une cachette pour qu'on ne vît pas les changements de mon
visage, tandis que les autres invités quittaient la noce écourtée. Après deux heures à lutter
contre mes pulsions animales un jeune garçon ouvrit la porte du grenier où j'avais trouvé
refuge. Ma faim était telle que je parvins plus me contrôler. Je lui sautais à la gorge et y
enfonçais mes dents. J'arrachais des lambeaux de sa peau, mettant à vif les chairs et les os. Je
ne mâchais même pas, avalant d'un coup chaque morceau de tendons ou de muscle que je lui
prenais. Lorsqu'il n'en resta presque rien, l'animal en moi avait pris totalement le dessus sur
ma conscience et je sortais de mon abri à la recherche de nouvelles proies. Malheureusement
pour elles, quelques personnes avaient décidé de passer la nuit au château.
Je ne sais combien j'en assassinais, mais lorsque le jour se leva et que je repris possession de
mon corps, je découvrais que j'étais couvert de sang et de sueur. C'était la première fois que je
lâchais la bride à mon autre moi. Pris de panique, je m'échappais dans la forêt toute proche et,
tout en courant, je réfléchissais. Personne ne me connaissait. Je n'aurais donc pas de crainte à
ce que l'on me retrouve. Mais je devais chercher Yvonne et surtout, je devais tenir ma
promesse envers Frantz. J'aurais pu ignorer ma parole, mais j'y voyais une façon d'obtenir
mon salut après le massacre que j'avais commis.
Je déambulais à travers la forêt pendant deux heures avant de tomber sur une clairière où se
dressait une petite bicoque en bois. Je pénétrais à l'intérieur afin de voler quelques vêtements
et me débarrassais des miens dans la rivière toute proche. Je ne pus toutefois me résoudre à
me séparer du gilet que j'avais porté durant la soirée, seul vestige de cette surprenante nuit. Il
me rappellerait toujours ma promesse et la tache de sang sur le revers me remémorerait la
raison pour laquelle je devais la tenir. Je cheminais longtemps et finis par trouver une route et
un panneau indiquant Sainte-Agathe.
Je rentrais à l'école sans mot dire, épuisé, et je continuais, pendant quelques semaines, ma vie
d'étudiant. Mes tentatives pour rejoindre le domaine restées vaines, je te racontais, un peu à
regret, cette histoire. Malgré nos nombreuses recherches, nous ne le trouvâmes pas. Je pris
alors la décision de partir et fis la demande à ma mère de monter sur Paris sous prétexte d'y
faire mes études. Tu te souviens probablement que nous avions recroisé le chemin de Frantz
et qu'il nous avait révélé l'existence de leur maison là-bas. J’espérais y retrouver Yvonne.
Comme je te l'ai dit dans mes lettres, je remuais ciel et terre sans parvenir à la revoir. J'avais
pu trouver l'hôtel particulier de la famille De Galais, mais j'eus beau rester assis sur le banc en
face de ses fenêtres, aucune ne s'est jamais éclairée. C'est ici que je fis connaissance d'une
femme qui m'apprit que la jeune fille de cette maison s'était mariée quelques mois plus tôt.
Jusqu'à ce jour, j'avais réussi à cacher mes transformations et à ne plus tuer que des animaux.
Mais lors de la pleine lune suivante, je partis en campagne. Je me fis héberger par une famille
de paysans. A la nuit tombée, je laissais la liberté à mon âme sauvage de faire autant de mal
qu'elle le voulait, sans chercher même à refréner ses pulsions les plus sanglantes. Je ne me
souviens pas de cette nuit là mais quelques jours plus tard, je pus lire dans le journal les
horribles sévices qu'avait subit la famille et en particulier les deux enfants de 7 et 9 ans, dont
les bras et les pieds n'avaient toujours pas été retrouvés, ainsi que la langue et l'oreille gauche
de leur mère.
Chaque jour, je pensais à Yvonne, à mon amour perdu. Je sombrais dans la détresse la plus
profonde et continuais à passer devant l'hôtel De Galais. Chaque fois, la jeune femme revenait
s'asseoir près de moi sur le banc. Je la voyais se morfondre tantôt mélancolique tantôt
effondrée. Un soir où je me décidais à partir plus tôt que d'ordinaire, je lui demandais de
m'accompagner au théâtre. Ainsi commençais-je une nouvelle partie de ma vie parisienne
avec Valentine. Nous sortions souvent, nous trouvant des plaisirs communs et nous finîmes
même par nous aimer, je crois. De dépit, peut-être. Je lui proposais le mariage, mais elle
refusa. Pensant avoir trop hâté les choses, je m'en excusais et la priais de bien vouloir
m'accorder une chance de me rattraper.
Quelques jours plus tard, tu m'appelais, mon cher ami, pour me convier à cette partie de
plaisir où je devais retrouver, enfin !, Mademoiselle de Galais. Comme tu le sais, je suis resté
froid envers elle toute la journée, ne cessant de penser secrètement à Valentine. Puis au soir,
je pris la décision de demander Yvonne en mariage. Elle était mon seul véritable amour.
Après nous épousailles, dont tu fus le témoin, je pris la fuite. Tu m'avais annoncé que ma
Valentine était en fait la promise de Frantz et je m'en voulais d'avoir trahi Frantz ainsi que ma
tendre Yvonne. Je ne lui avais rien dit concernant ma nature profonde. Elle avait donc épousé
un monstre et je n'avais même pas eu le courage de le lui avouer. Après la nuit de nos noces,
j'en étais totalement incapable.
Je partais donc, avec la bénédiction de ma femme, espérant retrouver Valentine et la
convaincre de rejoindre Frantz. Je savais qu'elle l'avait attendu tout comme j'avais attendu
Yvonne. Je pensais qu'elle accepterait et ce fut le cas. Quelques mois plus tard, ils étaient
mariés.
Un dimanche de septembre, je les ramenais dans la maison de Frantz. Je revenais aux
Sablonnières pour y apprendre, de ta bouche, le décès de ma femme et la naissance de ma
fille. J'étais détruis, mais ce petit être inespéré cristallisais tout ce qui me restait d'Yvonne et
de mon bonheur, à jamais perdu. Je pris d'instinct la décision de l'élever du mieux qu'il me
serait possible, dans l'amour de sa défunte maman. Je crois que pendant une dizaine d'années,
j'ai plutôt réussi cette mission. Les nuits de pleine Lune, je confiais ma petite chérie à ma
mère et je partais chasser, me satisfaisant de petits animaux pour ne pas attirer l'attention sur
ma présence. Cependant, régulièrement, je laissais la bête se déchaîner. C'était toujours, tu t'en
doutes, la Lune qui suivait le 14 mai, jour anniversaire de la mort de mon épouse.
Ces soirs-là, je redevenais un loup sanguinaire affamé et cruel. L'an passé, j'ai décimé un abri
de vagabonds. Ils étaient six, je crois, dont 2 femmes. J'avais repéré cet endroit isolé depuis
plusieurs jours et je savais qu'il serait ma prochaine cible. Je suis entré quelques minutes après
la tombée de la nuit. Sans un bruit, j'ai égorgé de mes crocs un vieil homme qui dormait par
terre, juste à côté de la porte puis j'ai sauté sur le matelas en face, surprenant dans leur
sommeil un couple assez jeune. Ils n'eurent pas le temps de crier que j'avais déjà brisé la
nuque de la femme et ouvert la gorge de l'homme. La deuxième femme, âgée, se réveilla
alors. Je la fis taire d'un violent coup de poing et, l'ayant assommée, je passais au dernier lit
où se trouvaient deux vieillards. Je pris un horrible plaisir à les réveiller pour que l'un regarde
l'autre mourir doucement. Je le mordais sauvagement, pas une seule de ses artères ne fut
épargnée. Je plongeais mes dents dedans et buvais le sang qui jaillissait sur l'autre homme
pétrifié de terreur. Ce jeu dura assez longtemps. Lorsque je m'en fus lassé, je démembrais
l'homme avec application puis fondais sur la femme que j'avais étourdie plus tôt. Elle avait
rouvert les yeux et pensait qu'elle se sauverait en feignant sa mort. Mais je savais qu'elle
simulait. Je lui arrachais les doigts un à un, que je recrachais en la fixant dans les yeux.
J’espérais faire durer longtemps ses souffrances, mais son cœur s'arrêta de battre lorsque
j'entrepris de casser chacune de ses articulations. Au moment où je quittais l'endroit, plusieurs
heures plus tard, il ne restait plus un membre entier, pas un corps reconnaissable, pas une
seule dent dans les bouches ouvertes à jamais.
Ne crois pas que je sois fier de moi. Ma mère est morte il y a deux semaines mais, sur son lit
de mort, elle m'a écrit une lettre où elle m'avouait avoir très bien compris, depuis mes quinze
ans, ce que j'étais et ce que j'avais fait. Elle me pardonnait. Lis-tu bien cela ? Elle me
pardonnait mes massacres. Je ne peux le supporter. Pas plus que je ne peux supporter
davantage de vivre sans ma très chère Yvonne. Notre fille à bien grandit maintenant et elle
ressemble chaque jour davantage à sa maman. Chaque regard qu'elle me lance me remplit de
honte et de chagrin.
Je me suis engagé dans l'armée à la déclaration de guerre, voilà plusieurs mois. Les soldats
m'ont surnommé « Le Loup ». Si ils savaient... J'ai réussi, jusqu'ici, à me contenir pour ne tuer
personne mais je sais que ce soir, cela sera impossible. Je suis trop faible pour le retenir
encore. Alors ce soir, je le laisserais aller, peu importe si la tranchée qu'il attaque est amie ou
ennemie. Je tuerais. Autant qu'on me laissera l'opportunité de le faire. Je sais qu'on me tuera
aussi et c'est bien ainsi que je veux que cela se termine.
Je te confie le soin de ma chère enfant, elle t'a toujours beaucoup aimé.
Adieu, mon très cher ami.
Augustin Meaulnes
Oh... au cas où vous n'auriez pas trouvé l'oeuvre originale :
Spoiler:
IC'est "Le Grand Meaulnes" par Alain-Fournier
Cliquez sur l'image pour accéder au site internet et au résumé du roman.

Pour la toute fin, je me suis inspirée par la fin dans le film de Jean-Daniel Verhaeghe.


Dernière édition par Nao76 le Mer 15 Nov 2017 - 8:38, édité 1 fois


"Quand la main abandonna les caresses et commença à tordre, à forcer et à tirer, ça ne la surprit pas. D'une étrange façon, elle accueillit la douleur avec gratitude. Une douleur concrète était plus facile à gérer que la terreur dans l'attente de l'inconnu."
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Re: Le Grand Secret

Message par Raven le Mar 14 Nov 2017 - 17:56

Hop ! Téléchargé ! (Ça, pour télécharger je suis forte, mais je sens que je vais encore tout lire à la dernière minute...) Le titre m'intrigue déjà, très alléchant.


Quiconque lit la présente ligne sait que je suis occupée à faire des trucs de corbeau, mais que je reviens dans pas longtemps. Laissez-moi un message après le crôôôaaaa sonore.
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Re: Le Grand Secret

Message par FRançoise GRDR le Mar 14 Nov 2017 - 18:17

Toujours pareil que pour les textes de Purple, Cat : pas possible de télécharger. Mon antivirus l'a mis en quarantaine !


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Re: Le Grand Secret

Message par Raven le Mar 14 Nov 2017 - 19:16

Idem pour moi, je télécharge depuis la tablette pour contourner le problème, ça n'empêche que ça ouvre des tonnes de pop up.


Quiconque lit la présente ligne sait que je suis occupée à faire des trucs de corbeau, mais que je reviens dans pas longtemps. Laissez-moi un message après le crôôôaaaa sonore.
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Re: Le Grand Secret

Message par Paladin le Mar 14 Nov 2017 - 20:01

Moi pas ce genre de problème...


Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens qui nous empêche d'en inventer un?

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Re: Le Grand Secret

Message par Nao76 le Mer 15 Nov 2017 - 9:32

Moi non plus.


"Quand la main abandonna les caresses et commença à tordre, à forcer et à tirer, ça ne la surprit pas. D'une étrange façon, elle accueillit la douleur avec gratitude. Une douleur concrète était plus facile à gérer que la terreur dans l'attente de l'inconnu."
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Re: Le Grand Secret

Message par FRançoise GRDR le Mer 15 Nov 2017 - 10:52

J'ai quand même réussi à te lire. Après l'alarme de mon antivirus, le texte en PDF est réapparu sans problème Shocked. Il s'était téléchargé malgré ça !!!
Alors, j'ai eu la surprise de retrouver le Grand Meaulnes, qui est le classique qui m'a aussi servi pour ma nouvelle à venir... Je suis donc bien placée pour te dire que tu as parfaitement restitué le scénario sous un angle très original auquel je n'ai pas pensé du tout (heureusement Wink.
Tu alternes des scènes du roman avec d'autres assez gore : il fallait oser ! Perso, je n'ai pas osé et c'est mon problème lorsque je souhaite (ou que l'on m'oblige à) m'appuyer sur quelque chose de déjà écrit ou peint (en fac d'Arts Plastiques, les profs voulaient souvent que l'on détourne des œuvres d'art et je n'y arrivais pas, préférant les "copier"). Donc bravo pour ça.
Après, tu as choisi la forme de la lettre et là, j'ai eu du mal à me projeter dans l'histoire car ça reste assez distancié du coup. Le point de vue d'Augustin est intéressant et ton écriture soignée m'a séduite.
Vraiment, voilà encore un très bon texte et je te félicite pour ce travail.
Je n'ai pas vu de fautes, mais en général, je les vois à la deuxième lecture surtout qu'il ne doit pas en avoir beaucoup. Raven aura l'œil affuté et te dira...
Une participation intéressante en tous cas.





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Re: Le Grand Secret

Message par Nao76 le Jeu 16 Nov 2017 - 8:47

Merci beaucoup Françoise ! Je suis touchée par ton commentaire !

L'idée de faire par lettre est venue au deux tiers de l'écriture pour être franche. Comme tout était narratif, j'ai vraiment trouvé mon texte lourd. Le faire sous forme de lettre permettait, à mon avis, de rendre cette narration continue plus facile à accepter... (pas forcément à digérer par contre !)

Je n'ai pas le temps de lire tout de suite ton texte, mais dès que j'ai 10 minutes, je saute dessus !

Merci encore pour ta lecture !!


"Quand la main abandonna les caresses et commença à tordre, à forcer et à tirer, ça ne la surprit pas. D'une étrange façon, elle accueillit la douleur avec gratitude. Une douleur concrète était plus facile à gérer que la terreur dans l'attente de l'inconnu."
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Re: Le Grand Secret

Message par Catherine Robert le Jeu 16 Nov 2017 - 8:51

C'est un joli texte, mais je ne suis pas vraiment entrée dedans. Partie à cause de la thématique que je n'aime pas, partie parce que j'ai trouvé l'ensemble un peu longuet, avec beaucoup d'événements et de personnages que j'ai du mal à me rappeler.
Niveau orthographe au sens large, l'une ou l'autre faute (pas énorme), mais beaucoup de problèmes de conjugaison, soit de pures fautes, soit des erreurs de temps (il me semble que des tas de verbes auraient été mieux au passé simple).
Perso, je ne connais absolument pas Le grand meaulnes (je sais juste que l'édition originale se vend bien cher, vile marchande que je suis Rolling Eyes ), donc, je ne peux juger du raccord à l'oeuvre de départ.


"J'ai lu. Je sais même pas quoi dire tellement je suis atterrée.
Et le pire c'est que j'ai aimé te lire."
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Re: Le Grand Secret

Message par Nao76 le Ven 17 Nov 2017 - 13:54

Merci pour ton commentaire Catherine ! (Va savoir pourquoi, j'étais passé à côté ce matin !)
Pour ce qui est du nombre d'évenements, je suis d'accord, sur si peu de pages, ils sont nombreux... mais en oublier, c'était aussi changer l'histoire et ce n'est pas ce que je voulais... (j'avoue quand même qu'à un moment donné je me suis paumée dans la chrono du roman !)

Et je suis on ne peut plus d'accord avec toi pour les temps et la conjugaison... J'attends impatiemment que mon fils en arrive aux classes où on apprends ça ! mais là en moyenne section... enfin, je sais écrire mon prénom quoi.... Pour être plus sérieuse, je suis une bille en conjugaison... vraiment. Et depuis toujours !

Je t'ai remis le lien pour le site sur le roman dans le post de Françoise, mais je te le remet ici aussi : http://www.legrandmeaulnes.com/Grand-Meaulnes-Resume.php


"Quand la main abandonna les caresses et commença à tordre, à forcer et à tirer, ça ne la surprit pas. D'une étrange façon, elle accueillit la douleur avec gratitude. Une douleur concrète était plus facile à gérer que la terreur dans l'attente de l'inconnu."
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Re: Le Grand Secret

Message par FRançoise GRDR le Ven 17 Nov 2017 - 16:58

Et il y a ce lien vers le roman complet en lecture gratuite :
Le Grand Meaulnes


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Re: Le Grand Secret

Message par Blahom le Sam 18 Nov 2017 - 22:40

J'ai apprécié ta version revisitée du Grand Meaulnes : l'ensemble se lit avec intérêt (malgré les problèmes de conjugaison déjà relevés) et tu as respecté la trame du roman.
Ton texte, bien que très différent de celui de Françoise, est réussi et original. Le thème du loup-garou s'intègre bien au récit.
Tout cela pour dire que ce concours aurait été encore plus passionnant s'il avait porté sur la réécriture d'un seul classique préalablement désigné.


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Re: Le Grand Secret

Message par Purple-fan le Sam 18 Nov 2017 - 23:41

J'ai bien aimé, mais c'est vrai qu'il y a un moment où j'étais moins dedans à cause de la forme du récit. J'ai bien aimé ton loup garou.
Bon je n'ai pas reconnu l'histoire, mais je ne la connaissais pas, et même pas de nom je crois. Embarassed

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Re: Le Grand Secret

Message par Nao76 le Lun 20 Nov 2017 - 10:35

Merci à vous deux pour vos commentaires. Purple, est-ce que c'est le côté narratif uniquement qui t'a un peu "perdue" ?

C'est une bonne idée pour un atelier, Purple !


"Quand la main abandonna les caresses et commença à tordre, à forcer et à tirer, ça ne la surprit pas. D'une étrange façon, elle accueillit la douleur avec gratitude. Une douleur concrète était plus facile à gérer que la terreur dans l'attente de l'inconnu."
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Re: Le Grand Secret

Message par Paladin le Lun 20 Nov 2017 - 12:14

Déjà, je trouve l'écriture très bien maîtrisée, et l'idée de la forme épistolaire rend la narration très vivante.

Je n'ai pas lu Le Grand Meaulnes, donc j'ai eu un peu de mal a identifier certains personnages. Le narrateur tombe amoureux d'Yvonne, après tu parles d'"une femme" qu'il rencontre devant l’hôtel particulier des De Galais, ce n'est que plusieurs lignes après que tu la nommes Valentine. Il aurait fallu la présenter un peu plus, dire quelque chose de leur rencontre, de leur entretien et de comment ils en viennent à commencer une relation. Bon, c'est pas grand chose, mais, ne connaissant pas le texte original, j'ai dû relire pour bien comprendre.

Le début, avec l'histoire du loup-garou, est un peu trop prévisible. Tu insiste beaucoup trop sur ce loup, alors qu'il n'a d'autre fonction que transformer augustin lui-même en Lycanthrope. Ou alors, puisque tu avais choisis d'introduire une histoire de loup-garou, tu pouvais la relier au reste : ce loup anonyme du début aurait put se révéler être un personnage qu'on rencontre plus tard dans l'histoire, comme Franz, Yvonne ou Valentine.

Je trouve les scènes gore un peu décalées, dans leur sauvagerie, par rapport à l'ambiance romantique et mélancolique du reste, et je ne sens pas bien l'horreur que doit ressentir le narrateur devant ses actes. Sans doute tu es fidèle à l'ambiance du roman, mais il ne correspond pas à une histoire d'horreur gothique : il faudrait unifier l'ensemble soit en atténuant le coté "horreur" des scènes où le loup-garou tue ses victimes (Ne serait-ce que par des descriptions moins crues) , ou en baignant tout l'ensemble dans une ambiance angoissante à la "Hammer" (Certes, ce ne serait plus du Alain-Fournier !)

Mais j'ai aimé ton texte, franchement bravo pour l'écriture...


Blahom a écrit:
Tout cela pour dire que ce concours aurait été encore plus passionnant s'il avait porté sur la réécriture d'un seul classique préalablement désigné.

Oui, dans l'absolu, cela aurait été idéal, mais ça demanderait que ce soit une oeuvre connue de tous les participants et même lecteurs, or, on voit que déjà comme ça, ce concours n'a pas été évident ! Comme atelier, oui, pourquoi pas ! Mais pas en concours...


Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens qui nous empêche d'en inventer un?

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Re: Le Grand Secret

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