Les rêveurs de Somorre

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Les rêveurs de Somorre

Message par Murphy Myers le Sam 12 Nov 2016 - 23:57

Allez, je me lance.
J'ai relu que rapidement, je pense de toute façon avoir bâclé pas mal de scènes. Mais je voulais pas dépasser les 30 000 signes et je voulais vite finir l'écriture.

En espérant être dans le sujet quand même...

Les rêveurs de Somorre

27 283 signes espaces compris au final (hors titre et date de fin).


La forme dans le noir

"Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher." Baudelaire, Chacun sa chimère

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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par SILENCE le Dim 13 Nov 2016 - 21:27

Et voilà, j'ai lu ton texte Murphy. Et pour tout te dire, je suis partagé. Encore une fois, j'ai adoré l'idée que je trouve originale et ambitieuse. Je commence à croire que c'est une sorte de marque de fabrique chez toi. Tu sais aussi distiller les pistes et donc créer une attente chez le lecteur que je suis. Ainsi, je me suis vu sauter des lignes à la fin pour connaître le dénouement de cette histoire. J'ai aussi beaucoup aimé les dernières lignes avec Sarah, même si la toute dernière ligne n'est pas à mon avis nécessaire. Ce qui m'a en revanche un peu - pas énormément, je te rassure ! - sorti de ma lecture tient en fait à la façon dont ton récit est construit. Ce n'est pas à proprement parler une question de style, mais plutôt les traits d'humour incessants du narrateur, traits d'humour qui se mêlent en outre à ceux du personnage. C'est peut-être cela qui m'a titillé un peu. Ton histoire aurait peut-être gagné en efficacité (non qu'elle ne le soit pas, efficace !) en étant plus ramassée et en faisant l'économie des allers-retours Paul à Somorre/Paul dans la vie. Peut-être qu'en axant ton récit sur Somorre et en procédant par explications et non par flash-backs les choses auraient été plus... Je ne sais pas comment le dire... Plus... compactes et donc en un sens plus mystérieuses. Je ne sais pas si je suis clair mais garde en tout cas à l'esprit que j'ai beaucoup aimé ce texte...

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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Murphy Myers le Dim 13 Nov 2016 - 21:54

Merci Silence.

J'avoue que je savais pas trop où m'arrêter dans la scène de fin. J'ai hésité à supprimer les quelques dernières lignes ; j'aurais peut-être dû.

C'est "marrant" parce que je me disais que j'allais justement trop vite, que je survolais trop l'histoire. Dans ma tête, j'aurais pas dit non à doubler la taille du texte (si j'avais eu le temps, la motivation, et que les limites de signes le permettaient évidemment).

Mais oui, peut-être qu'un autre axe aurait été meilleur et aurait permis un texte plus court encore. Rester dans Somorre tout le long, c'est aussi ce que je voulais faire (ça m'a d'ailleurs bien emmerdé de passer du présent au passé en permanence comme ça). Mais je craignais de trop survoler le personnage et sa vie quotidienne sinon. Je note l'idée en tout cas (si on est déjà 2 à le penser, c'est qu'il y a une raison) et je verrais plus tard si je trouve une solution à ça.

Les traits d'humour ? J'avoue avoir jouer sur l'ironie du sort à plusieurs reprises mais je me souviens pas de phrases vraiment humoristiques. J'ai sans doute mal écrit certains passages. Pour moi, le personnage autant que l'histoire sont déprimants au possible, voire sarcastiques, mais toujours dans le sens fataliste du terme. Si tu te souviens de quelques phrases que t'as trouvé humoristiques, je suis preneur pour tenter de les modifier plus tard.

SILENCE a écrit:Peut-être qu'en axant ton récit sur Somorre et en procédant par explications et non par flash-backs les choses auraient été plus... Je ne sais pas comment le dire... Plus... compactes et donc en un sens plus mystérieuses. Je ne sais pas si je suis clair mais garde en tout cas à l'esprit que j'ai beaucoup aimé ce texte...

Oui je vois ce que tu veux dire. Le "mystère" est un élément qui m'a posé problème très vite à moi aussi : parce qu'en quelques pages, il est déjà levé (il lit tout ce qu'il faut savoir sur le forum, après ça, on apprend rien de plus). La piste des flashbacks pourrait être bonne pour régler ça, en effet. J'aime pas trop ce genre de procédés d'habitude, mais là, ça pourrait facilement résoudre ce problème. Je note aussi l'idée !

Encore merci en tout cas. Content que mes idées t'emballent. Reste à mieux gérer le style et le traitement de mes textes pour en faire quelque chose de vraiment potable !


La forme dans le noir

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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par FRançoise GRDR le Dim 13 Nov 2016 - 22:46

L'idée de ce cimetière rêvé, avec des gardiens se mêlant au réel du condamné est très attirante, originale... Mais je la trouve marginale par rapport à ce que je m'imaginais sur ce thème. Pour moi, ton texte aborde surtout le thème de la mort, comment s'arranger ou pas avec elle.
Tu maîtrises à merveille l'écriture que je trouve entraînante; on attend un dénouement qui là aussi n'est pas celui que j'attendais tongue
En fait, je n'ai pas dû comprendre le rôle de cette découverte (la légende de Somorre) dans le parcours de Paul;
Spoiler:
à quoi ça lui sert de déterrer son fantôme ? Puisque de toute façon il sait qu'il va mourir. Je croyais, moi qu'il y gagnerait quelque chose comme des années de vie supplémentaires ou même une sorte d'immortalité. J'imaginais qu'en trouvant sa tombe et son fantôme, cela entraînerait la mort de quelqu'un d'autre et qu'il le referait à chaque semaine avant son anniversaire, pour s'assurer de ne jamais mourir...
Et puis ces gardiens ou ces voix qui disent non  . Pour quelles raisons ? Pourquoi l'empêche-t-il de venir sur ce lieu imaginaire ?
Tu n'apportes pas de réponses ou alors je ne les ai pas comprises. Donc je reste avec ces 2 questions cruciales Smile
D'accord, il peut ainsi (en déterrant son double rêvé) connaître sa date de mort, mais est-ce bien nécessaire ? Voilà le point qui me gêne ou qui me bloque. J'aurais aimé qu'il puisse influer dessus, changer la donne.
Ensuite, les Ombres qui le guettent et l'accusent; pour quelle raison font-elles cela ?  
Les allers et retours de Somorre à la réalité ne me gênent pas. Je pense qu'ils sont utiles pour comprendre les raisons qui le poussent à entrer dans ce cimetière parallèle. Mais pour moi, elles sont assez vaines ne répondant pas à mes questions sur ses motivations profondes.


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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Blahom le Dim 13 Nov 2016 - 22:59

Une histoire très originale et prenante.
Si je devais te faire un reproche, c'est de l'avoir postée trop vite. Premièrement, parce que tu as laissé filé un certain nombre de fautes et de maladresses que quelques relectures attentives t'auraient permis de corriger. Deuxièmement, parce que l'idée de départ étant brillante (si, si), tu aurais dû aller au bout de ton récit en prenant ton temps. Pour tout dire, si j'avais eu une aussi bonne idée de départ (ce qui n'est pas le cas cette fois), j'aurais tout fait pour la peaufiner, quitte à ne pas respecter les délais du concours (mauvais plan, je sais).
J'ai donc beaucoup apprécié ce monde des morts que tu nous a proposé et le "concept" général de l'histoire, en particulier l'utilisation habile des légendes urbaines propagées par internet. Par moments, j'ai pensé à de vieux romans de la collection Angoisse du Fleuve, plus précisément aux Pourvoyeurs de Kurt Steiner. Il s'agit là d'un compliment.
Bref, tu réussis avec brio à concilier modernité et classicisme.
Dommage que tu sois trop pressé.


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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Murphy Myers le Dim 13 Nov 2016 - 23:07

Merci Françoise.

J'ai pas dû assez expliquer la psychologie du perso.

Pour répondre à tes questions :
Spoiler:
Il sait qu'il est mourant, mais il veut savoir le temps qui lui reste. La date précise. Je me suis mis à la place de quelqu'un qui sait que son temps est compté et me suis demandé comment je réagirais. J'ignore forcément comment ça serait réellement, et j'espère jamais le savoir, mais je me suis dit que je voudrais absolument connaître la date précise de ma mort. Qu'on me dise 1 à 2 ans, voire 5, super, mais ça reste trop flou pour moi, ça me hanterait au quotidien. D'où la volonté extrême d'avoir la date précise.
Quand je lui ai parlé de cette histoire, un ami m'a parlé d'un membre de sa famille malheureusement parti à cause d'un cancer. Et il m'a dit qu'en effet, dans ses derniers mois, sachant la fin proche, elle voulait absolument savoir quand ça serait. J'ai peut-être trop poussé le truc dans ce texte, mais ça me semble quand même un élément assez capital pour quelqu'un dans cette situation.

Pour les Inhumants, ce sont les gardiens de Somorre. Ils sont là pour empêcher les humains qui trouvent le passage jusqu'à Somorre de foutre le bordel, d'ouvrir des tombes (et tuer des gens par inadvertance comme la voisine) ou de changer le cours des choses. Paul est condamné, qu'il connaisse la date de sa mort ne le sauvera pas. Mais un autre humain qui viendrait pour connaître sa mort pourrait ainsi la modifier en s'enfermant chez lui le jour de sa mort pour être sûr de pas être fauché par un bus.
Les Inhumants sont là pour maintenir l'ordre. En l’occurrence, empêcher Paul de provoquer sa propre mort car ils savent qu'il réveillera son fantôme par erreur (ou bien ils provoquent eux-mêmes ça car personne n'est censé savoir sa date, c'est ainsi ; sur ce point, j'avoue avoir volontairement laissé les 2 possibilités). Ils l'avertissent, lui disent non, tentent de l'empêcher physiquement d'atteindre son but, tentent de l'intimider en lui apparaissant dans le vrai monde. Mais leur pouvoir est trop restreint pour être efficace : ils peuvent pas s'attaquer à quelqu'un qui n'est pas aller à Somorre, et ils peuvent bien attaquer Paul, il a de toute façon plus rien à perdre.
Mais j'ai sans doute pas assez insisté là-dessus.

Voilà pour les explications. Somorre aurait pu avoir d'autres règles (comme devenir immortel en trouvant son fantôme), mais ce n'est pas ce que j'ai voulu faire, je trouvais ça trop facile et prévisible (ça a été une de mes premières idées, la première qui est aussi venue à ma sœur quand je lui ai parlé de ce concept, et le fait que tu y ai aussi pensé de suite - qu'il pourrait être immortel - prouve pour moi que ç'aurait été bien trop prévisible). Et je voulais pas un texte à fin heureuse en plus (quand bien même écrire ce texte m'a bien déprimé, je dois avouer).

Aussi, déterrer le fantôme ne fait rien du tout, concrètement. C'est le réveiller qui provoque la mort, puisque ces fantômes rêvent notre monde. Nous sommes leurs rêves communs, quand on meurt, c'est que notre fantôme s'est réveillé et a laissé sa place à un nouveau fantôme.

Pour le thème, comme j'ai dit dans le sujet Directives, j'arrive pas à me prononcer. Selon moi, c'est dans le thème. Somorre est un cimetière mondial, plus de la moitié de l'histoire s'y déroule, c'est un lieu que le héros arpente, examine, fouille. C'est aussi l'objet de sa quête : arriver à sa propre tombe dans ce cimetière avant qu'il soit trop tard. L'accès même à ce cimetière influencera sur sa vie et provoquera sa chute. Son destin est dans ce cimetière, le destin de tout humain l'est.
Mais, comme je disais, j'ai remarqué déjà avant de me lancer dans l'écriture que côté "appartenance au thème", je divergeais dans mes idées par rapport à d'autres écritoriens. Donc je comprends totalement que je sois le seul à voir les choses dans ce sens.

Encore merci de ta lecture. En espérant mieux te convaincre dans un prochain texte ! Smile


Dernière édition par Murphy Myers le Dim 13 Nov 2016 - 23:47, édité 1 fois


La forme dans le noir

"Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher." Baudelaire, Chacun sa chimère

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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Murphy Myers le Dim 13 Nov 2016 - 23:13

Le temps de répondre à Françoise, j'ai loupé le message de Blahom.

Merci de ta lecture et de ton commentaire.
J'avoue que j'aurais dû attendre un jour de plus pour les fautes, je pensais les avoir bien éliminées mais j'en ai repéré d'autres à relisant vite fait, une fois le tout déjà posté.

Pour le deuxième point que tu évoques, les délais ne sont pas le seul "problème". Il faut un texte de moins de 30 000 signes pour le concours. Développer plus longuement l'histoire, c'était dépasser cette limitation. Et même hors concours, je voulais faire quelque chose de "court" pour une fois.
Pour vraiment arranger le truc en gardant une taille relativement courte, il me faudrait des mois entiers. C'est rageant des fois, mais je fonctionne comme ça. J'arrive pas à trouver les bons axes de suite. Je me lance sur celui que j'ai, et c'est seulement bien plus tard que j'ai une illumination pour écrire l'histoire autrement, de façon à conserver la taille voulue.
Je savais en postant le texte si tôt que ça reviendrait presque à du sabotage sur certains points, mais j'étais vraiment impatient de le terminer. C'était une sorte de challenge personnel d'arriver à se bouger et à écrire autant en si peu de temps (2 jours).

Je connais pas Steiner, mais je prends le compliment avec plaisir.  Smile  

Encore merci !


La forme dans le noir

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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Paladin le Lun 14 Nov 2016 - 11:20

Pour ce qui est de l'adéquation au thème, à mon avis, tu y es, puisque Somorre (Ce nom me fait penser à une contraction de Sodome et Gomorrhe, bien que ça n'ai rien à voir !) est un cimetière et qu'il est au centre de l'histoire.

Pour l'idée, elle est originale, et je suis toujours admiratif devant tes idées... Selon la formule, je me demande où tu vas les trouver !

L'ambiance funèbre est bien rendue, bien dans le ton.

Mais là ou je suis plus réservé, c'est qu'au final, il ne se passe pas grand chose de plus, et là je rejoins assez l'avis de Françoise : A quoi lui sert de trouver son fantôme, sinon à savoir la date exacte de sa mort (Et qui voudrait vraiment la connaitre ?)

Je comprends bien que tu ne voulais pas céder à la facilité : devenir immortel, etc... Mais cela manque d’une surprise à la fin, quelque chose qui fasse sortir l'histoire d'une fatalité, d'une fin qu'on a prévu et qui arrive comme telle.
Spoiler:
voire même à la provoquer (Ce qui finit par arriver)
. tout ça pour quoi ?

Il y aurait pu y avoir des enjeux positifs à la découverte, mais qui ne passent pas comme prévu : La découverte du fantôme, plutôt que immortalité, aurait pu apporter la guérison, mais avec une contrepartie : sa fille ou sa femme, ou quelqu'un d'autre, meurt à sa place, par exemple, ou il ne meut pas mais devient lui-même un Inhumant, ou alors il meurt, mais ressuscite, mais problème : il est enfermé dans son cercueil ! Tu vois, un truc de ce genre, peut-être dans un esprit plus "EC Comics" mais qui fasse une chute surprenante, alors que là, (Autre formule consacrée, mais c'est tout à fait ce que je ressens) je reste sur ma faim...



Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens qui nous empêche d'en inventer un?

Lewis Carroll


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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Murphy Myers le Lun 14 Nov 2016 - 12:40

Merci Paladin.

Moi aussi, ça me fait penser à une contraction de Sodome et Gomorrhe ! Sans doute à cause des 2 R. J'ai même hésité à y caser un H Laughing
A la base, c'était écrit Somore (simplement pour Sommeil + mort, on l'aura compris), mais l'ami dont j'ai parlé m'a demandé pourquoi j'avais nommé ce lieu "Tellement plus" en anglais...

Pour une fois, l'idée est venue simplement en plus. Cimetière, étymologiquement, veut dire "lieu de sommeil", "lieu où on dort" ou "dortoir". Ajouté à ça l'histoire que j'ai posté la semaine dernière et qui m'a fait pensé à la phrase "Et si notre réalité était le rêve commun des anges ?"... Et voilà, sachant que j'aime pas les anges, ça a dévié en Somorre.

La question de connaître la date de sa mort, c'est subjectif je trouve.
Comme j'ai dit à Françoise, c'est comme ça que moi je pense réagir si on me dit que j'ai plus que 2 ans à vivre. Savoir que la date est si proche, sans la connaître précisément, pour moi ça serait une torture, et ça suffirait à me faire vouloir connaître la date précise.

Ajouté à ça, à cette mort qui rôde déjà, que là, il y a la possibilité réelle de connaître la date.
Moi-même, si j'avais cette possibilité "d'ouvrir la boite de Pandore", j'ignore ce que je ferais. La logique me dirait de vite me tirer, la connerie me pousserait à céder à la curiosité. Si en plus je savais qu'il me restait de toute façon que 5 ans au mieux... Qu'aurais-je à y perdre ? Au contraire, ça serait là l'occasion parfaite de planifier mes derniers mois et d'être prêt.

Ça apporte donc beaucoup au personnage (la paix, la fin de son propre deuil). Mais j'aurais dû mieux le décrire et mieux expliquer sa mentalité ; si la question se pose, c'est que quelque chose cloche clairement à ce niveau.

C'est vrai qu'une chute n'aurait pas été de refus (moi qui suis un fanatique des chutes et retournements de situation d'habitude en plus). Ou au moins une fin satisfaisante, à défaut d'être surprenante. Là, pour le lecteur, toute l'histoire est courue d'avance et sans grand originalité finalement, poursuivre sa lecture après les 2 premières pages ne lui apporte rien. J'ai l'impression d'être incapable de faire des fins potables dernièrement en fait.
Je note ça aussi en tout cas, pour chercher un nouvel axe de fin dans les mois à venir (ou un nouvel axe pour la totalité, comme le suggérait Silence, ce qui pourrait amener un certain mystère jusqu'à la fin).

Encore merci en tout cas.


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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par yann le Lun 14 Nov 2016 - 14:18

Je trouve l'idée vraiment sympa, mais son explication arrive un peu tôt dans le texte. Il aurait fallu faire durer le mystère sur cet endroit.
Par contre, c'est vrai que le fait de trouver ce qu'il cherche n'apporte pas grand chose, j'avais même deviné la fin bien avant.
Pour le thème, pour moi c'est bon, Somorre étant le lieu le plus important du récit et rien ne pourrait arriver sans lui.

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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Murphy Myers le Lun 14 Nov 2016 - 14:21

Merci Yann.

L'angle utilisé est en effet vraiment mauvais. J'en cherche déjà un autre qui maintiendrait le mystère jusqu'au bout.


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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Priss le Jeu 17 Nov 2016 - 15:48

 L'idée me parait bonne mais le texte est confus.
 Est-ce que la légende ne pourrait pas venir après l'apparition du fantôme de Stéphanie? Paul pourrait chercher d'où il vient? Ou bien son fantôme sort en "avance" puis diagnostic  puis légende etc. C'est peut-être juste une question de chronologie.
Mais ce sont des idées d'une newbie alors mes excuses si elles ne conviennent pas
merci

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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Murphy Myers le Jeu 17 Nov 2016 - 17:50

Merci Priss.

Oui, je pense justement remodeler le truc pour révéler la légende plus tard dans le texte. Là, dès la 2e page, ça flingue tout mystère potentiel.
Je sais pas trop encore comment faire ça concrètement. Pour moi, le perso doit connaitre les règles, sinon il ne s'amuserait pas à fouiller les tombes. Et j'aime assez l'idée qu'il provoque la mort de la voisine, plutôt qu'il assiste seulement à son "ouverture de cercueil". Je pense plus que le personnage saura très bien ce qu'il fait, mais que le lecteur sera laissé dans le flou jusqu'à la dernière page. Enfin, je pense à quelque chose dans ce goût là en tout cas, sans être encore fixé sur les détails précis.

Y a pas de "niveau" pour avoir des idées/suggestions, tu sais. Les tiennes sont aussi bonnes que celle d'un autre membre. Et je les notes d'ailleurs, pour m'en souvenir quand j'essayerai de remanier le truc.

Pour l'aspect confus du texte, tu veux parler de l'enchainement des scènes assez bizarre et/ou du style pas forcément clair ? J'avoue que c'est un élément auquel j'ai pas vraiment fait attention, je tenterais aussi d'arranger ça dans une future version.

Encore merci en tout cas.


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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Catherine Robert le Jeu 17 Nov 2016 - 21:42

Et bien moi, contrairement aux précédents lecteurs, j'ai beaucoup aimé. J'ai adhéré à l'obsession du personnage qui ne m'a pas semblé si étrange que ça. Savoir qu'on va mourir peut provoquer des tas de réactions, celle-ci est tout à fait plausible. Je l'ai prise comme tu l'as expliquée.
Même chose pour la fin, ça ne me gêne pas que tout soit couru dès le départ. Je n'ai pas absolument besoin d'une chute dans une nouvelle, si l'histoire est bonne, et c'est le cas, je prends les fins moins surprenantes. L'inéluctabilité du destin de Paul me plaît bien. Je crois que je n'aurais pas aimé un choix comme l'immortalité ou la guérison ou la guérison avec contrepartie, ça m'aurait semblé banal. Ouais, j'aime bien l'inéluctabilité dans les histoires en fait. Bien plus que les fins heureuses ou moyennement heureuses.
Mais je pense que j'ai adhéré parce que j'ai compris ton point de vue sur l'obsession de Paul. Puisque j'étais dans la même vision que toi dès le départ, je ne pouvais que te suivre.
Il n'y a que la toute fin qui ne me botte pas plus que ça. Je ne sais pas si finir sur Sarah est le mieux. Et la toute dernière phrase est de toute façon inutile.
J'ajoute que j'adore l'idée de base et ce cimetière "parallèle". Et pour le thème, aucun problème pour moi, on est en plein dedans. Le cimetière est inhabituel, mais rien ne dit dans les consignes qu'on doit utiliser un cimetière réel.
Et il reste quelques coquilles, faute à un post trop rapide (dit celle qui a fait exactement pareil Rolling Eyes ).


"J'ai lu. Je sais même pas quoi dire tellement je suis atterrée.
Et le pire c'est que j'ai aimé te lire."
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Re: Les rêveurs de Somorre

Message par Blahom le Jeu 17 Nov 2016 - 22:16

Catherine Robert a écrit:Et bien moi, contrairement aux précédents lecteurs, j'ai beaucoup aimé.

Moi aussi j'ai aimé. Smile


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Re: Les rêveurs de Somorre

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