Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par yann le Lun 24 Oct 2016 - 15:31

lester l gore a écrit:Je m'offre une minute "j'me la pète"

Y a de quoi. Bravo.
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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par lester l gore le Lun 24 Oct 2016 - 16:55

Merci, Yann, mais je vous rassure tous, je suis resté très simple malgré mon immense succès. J'exige seulement d'être appelé "Maître"
(Mode Zaroff off)

Sinon, Blahom, si tu es comme moi friand de dédicaces, tu peux me contacter en MP, il me reste des exemplaires (c'est bien entendu valable pour les autres)

Maintenant, te reste plus qu'à écrire une nouvelle lovecraftienne dans le futur pour lancer ta nouvelle série de textes SF Wink (et si tu galères, prmis je te donnes un coup de main huhum).
Tak, tu dois être extra-lucide : je suis bien en train d'essayer de pondre un texte lovecraftien, histoire de voir si j'en suis toujours capable !
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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par Zaroff le Lun 24 Oct 2016 - 18:29

lester l gore a écrit: je suis bien en train d'essayer de pondre un texte lovecraftien, histoire de voir si j'en suis toujours capable !

C'est pas sorcier Lovecraft. Tu colles une pieuvre, des tentacules, un peu de vert dans le décor et un homme qui devient fou. Puis tu colles des adverbes et "abominable" toutes les trois phrases. Normalement, ça doit marcher.


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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par Paladin le Lun 24 Oct 2016 - 20:16

Oui, en théorie, c'est comme ça, sauf que, quand on veut faire "du Lovecraft", ça donne de très mauvais textes en général : ton narratif dans le "tell" plutôt que dans le "show", accumulation d’adverbes, absence totale de psychologie des personnages...

...Mais quand c'est Lovecraft qui les écrit, ça devient excellent ! C'est pour ça que cet auteur est un cas très particulier dans le fantastique. Sans doute parce que lui avait un talent pour suggérer l'horreur cosmique par son style incantatoire, qui fait oublier toutes les faiblesses de style !


Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens qui nous empêche d'en inventer un?

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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par Blahom le Lun 24 Oct 2016 - 20:28

"une pieuvre, des tentacules, un peu de vert dans le décor et un homme qui devient fou" : ne serait-ce pas le sujet d'un célèbre roman de Jules Verne ?


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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par lester l gore le Mar 25 Oct 2016 - 16:39

On peut essayer de faire un texte lovecraftien sans tomber dans le pastiche "à la manière de..." HPL est fascinant par la mythologie qu'il a créée, pas forcément par son style bien décrit par Paladin. Et pas non plus par ses tics de narration, bien épinglés par Zaroff.
Moi, j'aime bien les modernisations de Lovecraft, comme celles tentées par Masterton dans "Apparitions" ou les "Puits de l'Enfer". On garde les bases (floues) du "Canon Lovecraftien", mais on adapte avec une écriture contemporaine, et des personnages plus réalistes. Car je suis bien d'accord avec vous, les "héros" érudits sans emploi qui ne mangent pas, ne baisent pas et s'évanouissent de terreur, c'est peu vraisemblable.
S'évanouir, c'est un réflexe d'opossum, pas de héros !
Après, les puristes peuvent s'indigner que le "Maître" n'aurait pas écrit comme ça, n'aurait pas campé de personnages tentant de s'opposer aux Anciens, je m'en cogne un peu. D'abord, j'ai pas de maître, et puis, les idoles, c'est fait pour être bousculé !
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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par Blahom le Dim 20 Nov 2016 - 19:52

Je viens d'achever la lecture du Dieu sans nom (de Dieu!) de Serge Rollet, alias Lester.

Que penser de ce recueil de dix nouvelles ?  
La première histoire, la plus longue, celle qui donne son titre à l'ensemble, se veut dans l'esprit des écrits de Lovecraft. Des archéologues inconscients sont responsables de l'éveil et du retour d'une monstrueuse créature, le terrible Shub-Niggurath, pour ne pas la nommer. Dans leur volonté de préserver le patrimoine de l'état du Chiapas, menacé par la construction d'un barrage, et par la formation d'un lac artificiel, ils organisent le déplacement d'un temple faussement attribué aux Mayas. Cela aura de terribles conséquences. L'Enfer n'est-il pas pavé de bons sentiments ? Le monde animal, soumis à la volonté de l'entité, attaque l'humanité désemparée. On pense successivement au Phase IV de Saul Bass et aux Oiseaux d'Hitccock. Heureusement, les membres d'une société secrète et des adeptes d'un antique savoir viendront en aide au héros pour l'aider dans son combat contre cette monstruosité. En fait, on est plus proche ici de l'August Derleth de La Trace de Cthulhu, qui met en scène une petite confrérie d'initiés luttant contre les suppôts de Cthulhu en utilisant des armes bien réelles et matérielles que du reclus de Providence. Le mot de la fin n'en reviendra pas moins au dépositaire de l'ancienne magie.
L'ennemi ancien nous fait passer de la jungle mexicaine à celle du Vietnam. Des soldats américains ont pour mission de retrouver les membres d'une expédition précédente. Ils seront confrontés à un ennemi implacable et paieront très cher leur incursion dans ces lieux maudits. Il s'agit là aussi d'une horreur très réaliste, matérialiste, évoquant plus les récits de Robert E. Howard que l'horreur cosmique chère à Lovecraft. On pense aussi à l'ambiance du film Predator, évidente inspiration.
L'ombre des docks, après un début évoquant Dagon – la découverte et l'exploration d'une mystérieuse île par des marins - nous plonge dans un Londres sinistre à souhait rappelant les meilleurs histoires de Conan Doyle ou L'horreur des abîmes de Howard. L'originalité de l'histoire réside dans le télescopage de  l'univers lovecraftien et de l'histoire criminelle britannique, démarche rappelant celle de James Hill, qui réalisa en 1965 le film Sherlock Holmes contre Jack l' Éventreur (A Study in Terror).
Ce cycle lovecraftien s'achève en beauté avec Baphomet qui se déroule dans la France profonde. Un très bon texte, certes moins axé sur l'action mais, à mon sens, plus fidèle à l'esprit de Lovecraft.
Il serait faux de croire que les six textes suivants, globalement plus courts, ne sont là que pour compléter le volume. Le Portrait, qui figurait, sauf erreur, dans l'une des rubriques de l'Écritoire, m'a beaucoup plu. Du fantastique classique, solide et efficace. J'ai pensé à l'excellent Miroir peint de Donald Wandrei, un ami de Lovecraft (tiens, tiens).
L'étranger, par son esprit et sa chute, m'a rappelé l'esprit des vieux DC Comics de mon enfance, ainsi que certains épisodes de The Outer Limits.  
Les quatre dernières histoires relèvent plus de la science-fiction que du fantastique mais n'en sont pas moins excellentes. Conte de poivrot nous narre avec humour l'échec d'une tentative d'invasion extraterrestre. L'humanité sauvée par un chat, voilà qui est original. D'ailleurs, Lovecraft, homme de goût,  adorait ces petits félins dont il faisait une grande consommation.
Dans Le grand tirage, nous sommes confrontés à la disparition successive et mystérieuse de plusieurs planètes proches de la nôtre. L'explication finale sera à la fois amusante et inattendue. Les successeurs emprunte à la fois à la première histoire (le réveil d'un être endormi depuis une éternité) et à L'étranger (la fin tragique du personnage principal).
On termine en beauté avec Les quatre saisons de l'apocalypse, récit des affres du dernier survivant de l'humanité, un thème certes déjà traité par des grands noms comme F. Brown ou Matheson. Tout cela pour dire que Serge Rollet n'a pas à rougir de ses influences et que certaines de ses histoires auraient pu figurer en bonne place dans Weird Tales.
Bref, un recueil de nouvelles hautement recommandable...


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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par lester l gore le Lun 21 Nov 2016 - 9:35

Merci Blahom, pour cette lecture et pour avoir pris la peine de rédiger ce compte-rendu. Comme je l'écrivais plus haut, je revendique ma liberté envers HPL et son univers : je ne vois pas l'intérêt de pasticher un auteur qu'on aime, mais je trouve justifié de continuer à faire vivre son univers, en l'adaptant à l'époque actuelle.
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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par Blahom le Lun 21 Nov 2016 - 18:12

J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié Baphomet qui se déroule dans le monde contemporain.


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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par lester l gore le Mar 22 Nov 2016 - 10:22

Alors que, bizarrement et avec le recul, Baphomet est une de celles que j'aime le moins... Trop classique, trop respectueuse du "canon", peut-être ?
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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par Blahom le Mar 22 Nov 2016 - 15:55

Mes préférées sont (dans le désordre) Baphomet, L'Ombre des docks, Le portrait, Conte de poivrot et Les quatre saisons...
Je suis quelqu'un de très classique...
Plus sérieusement, ce que j'ai apprécié dans Baphomet, c'est l'irruption du monde lovecraftien dans la France profonde.


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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par lester l gore le Mar 22 Nov 2016 - 16:10

Moi aussi, j'aime bien le classique, et je continue à admirer (entre autres) Bloch, Matheson et Brown. Je trouve aussi beaucoup de charme à certaines nouvelles de Derleth. Ça ne m'empêche pas de dépoussiérer la mythologie HPL quand j'en ai l'occasion. Je suis un homme de mon siècle, alors que Lovecraft se voulait du XVIIIè, et je me considèrerais comme un imposteur si je m'évertuais à écrire à sa manière boursouflée, verbeuse et emphatique. Et je suis d'accord avec toi, je ne crois pas qu'on soit obligé de se restreindre à Providence : il me semble que le Mythe est aussi valable ailleurs, y compris dans la France profonde. C'est pourquoi je me suis amusé à le balader un peu partout autour du monde...
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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par Blahom le Mar 22 Nov 2016 - 17:03

"je me considèrerais comme un imposteur si je m'évertuais à écrire à sa manière boursouflée, verbeuse et emphatique."
Voilà un point intéressant. Il s'agit là du piège à éviter absolument. C'est vrai qu'il peut sembler tentant, lorsqu'on apprécie Lovecraft, d'imiter sa prose pompeuse. Or cette démarche est vouée à l"échec et ne peut que rebuter les lecteurs actuels.
Cela dit, on ne peut pas réduire Lovecraft à cela. Les nouvelles de la maturité (notamment Le cauchemar d'Innsmouth) ne s'inscrivent pas dans la catégorie des textes boursouflés et pompeux. J'ai toujours trouvé ces textes très efficaces et bien construits. Je pense aussi à L'appel de Cthulhu.


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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par lester l gore le Mar 22 Nov 2016 - 17:22

Cela dit, on ne peut pas réduire Lovecraft à cela

Tout à fait exact. Houellebecq le démontre d'ailleurs dans son essai. Mais je ne vois pas d'intérêt à parodier le style de quelqu'un d'autre. Les idées, oui (d'ailleurs, on voit dans la correspondance d'HPL qu'il offrait à ses amis des thèmes et des trames d'histoires), mais la façon d'écrire, non.
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Re: Le dieu sans nom, de Serge Rollet (Lester L. Gore inside)

Message par Blahom le Mar 22 Nov 2016 - 18:22

Dans la mesure où tu es parvenu à trouver ton style, je ne vois pas pourquoi tu devrais imiter le style de quelqu'un d'autre.
Lovecraft a mis longtemps avant de trouver son propre style. "J'ai eu ma période Poe, ma période Lord Dunsany, mais, hélas, à quand ma période Lovecraft ?"


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