Des Poilus et des gaz

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Re: Des Poilus et des gaz

Message par A'Tuin le Mer 3 Déc 2014 - 2:55

T'inquiète pas, je ne suis ni vexée ni démotivée, je sais que j'ai encore du boulot, une histoire après l'autre. Et si cette histoire peut plaire à certain j'en serai ravie, sinon tant pis, c'est une étape.

Ah non, pour elle, c'est pas mystérieux, mais je voulais que le lecteur se pose des questions sur ce soldat élevé au plus haut rang, sur ce repas qui n'a pas le même nombre de couverts que d'invités, cette île solitaire, tout ça. Si, à défaut d'être mystérieux, c'est énigmatique, ça me va.

Oui, je savais que Pratchett s'était lui même inspiré d'un mythe existant (j'avais cherché des informations quand j'avais décidé de l'appeler comme ça et, si je me souviens bien, le serviteur ne s'appelait pas Igor dans le livre de Mary Shelley mais, comme tu le dis, ce nom est apparu plus tard dans des films).


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par  le Mer 3 Déc 2014 - 9:26

Oui, en fait, il n'y a aucun assistant chez Shelley... Un bel exemple de littérature qui, pour moi, manque cruellement de poigne. Et le Dracula de Stoker est un peu dans la même veine. ( Sans doute une caractéristique de l'époque)


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par Invité le Mer 3 Déc 2014 - 15:10

K² a écrit:Oui, en fait, il n'y a aucun assistant chez Shelley... Un bel exemple de littérature qui, pour moi, manque cruellement de poigne. Et le Dracula de Stoker est un peu dans la même veine. ( Sans doute une caractéristique de l'époque)

Moi j'aimerais faire une littérature qui manque de poigne alors. Parce que plus de 100 ans plus-tard on en reparle encore Wink ! Sans parler des plus des centaines d'adaptations (juste pour Dracula...)

Bon ceci n'a rien à voir avec le récit de @A'Tuin que je devrais lire sous peu...
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Re: Des Poilus et des gaz

Message par  le Mer 3 Déc 2014 - 15:16

Ce sont surtout les idées qui ont plu. Les films et autres produits dérivés n'ont souvent que peu à voir avec les œuvres originales. Les auteurs se sentiraient sans doute trahis par toutes ces adaptations. D'ailleurs, on en parle, certes, mais est-ce qu'on les lit pour autant ?

Désolé, A'Tuin, pour le hors sujet... ( j'ai du mal à résister aux débats)


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par Invité le Mer 3 Déc 2014 - 16:32

Relu Dracula cet été d'ailleurs. Pour moi ça envoie au tapis la plupart des livres actuels. Et ce n'est que la traductions ! Donc des idées certes, mais aussi une écriture d'une grande classe Wink

Je pense que si ça n'avait été que des idées, ces livres n'auraient pas traversés les décennies.
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Re: Des Poilus et des gaz

Message par  le Mer 3 Déc 2014 - 16:53

Ben écoute, je l'ai lu en VO, ( et en VF), et ça reste pas franchement punchy. Néanmoins, la narration est originale et bien menée. C'est pour moi une oeuvre majeure, avec ses défauts. (au même titre que Frankenstein)

(Homère a traversé les millénaires, il n'empêche que c'est pour moi franchement indigeste)


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par Invité le Mer 3 Déc 2014 - 18:28

Bonjour @A'Tuin !

Je viens de finir ton histoire et elle m'a plu ! Peut-être une des meilleurs du concours avec quelques autres. J'avoue que je m'attendais à m'ennuyer ferme tant les histoires de poilus commencent à me sortir par les trous de nez avec ces histoires de commémorations mais...

L'angle choisi est intéressant, l'ironie dramatique est là et bien puissante et tu mets en scène un classique du bestiaire fantastique dont je raffole tout en parvenant à le dépoussiérer un peu.

Au rayon je pinaille, ton récit va un peu trop vite et je pense qu'une ou deux descriptions d'ambiance par ci, par là pourrait te permettre de faire monter la sauce avec encore plus d'efficacité. Il manque peut-être un peu d'épices gore à ton cocktail mais ce n'est pas une obligation.

Il me semble qu'il y a un nom ou deux qui se décalent vers la fin, rien de vraiment tragique...

Mon histoire préféré du concours pour le moment. Comme on dit sur l'EdO : Fumier ! Wink
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Re: Des Poilus et des gaz

Message par A'Tuin le Mer 3 Déc 2014 - 19:20

Merci de ta lecture Gernier, contente que ça te plaise.

Par contre, j'ai pas compris "Il me semble qu'il y a un nom ou deux qui se décalent vers la fin, rien de vraiment tragique...", pourrais-tu m'en dire plus?

Punaise, je ne m'attendais pas à recevoir un "Fumier" de sitôt, tu m'en vois honorée.


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par Jack-the-rimeur le Mar 16 Déc 2014 - 18:53

J'ai pris plaisir à lire cette histoire, avec son atmosphère d'étrangeté désuète assez proche, je trouve, des films de Jean Rollin et cette île qui évoque celle du comte Zaroff (le balafré, pas le nôtre).
Ensuite, sur les quelques points soulevés, je ne vois qu'une erreur notable : l'autorisation paternelle pour s'engager avant 18 ans. L'armée avait trop besoin d'hommes pour se montrer regardante sur l'âge des volontaires et beaucoup sont partis à 17, voire 16 ans, simplement en mentant sur leur âge réel, sachant que les recruteurs se garderaient bien de vérifier.
Comme ceux de 14, j'ai été majeur à 21 ans et conscrit à 18. Seule différence, la durée du service légal : 36 mois, contre 12 pour ceux de ma génération.
- Le téléphone ? On le trouve installé chez Holmes, à Baker Street, dès 1902. Simple question de finances ou de besoin.
- Les vieux avaient la main plus leste, c'est vrai, mais avant de la lever sur un gars de 17 ans aguerri aux travaux de ferme, il y a matière à réfléchir, non ? (Ceci dit, la colère du père se comprend : deux paires de bras en moins dans une exploitation agricole familliale, c'est autant de boulot en plus pour ceux qui restent. Que le troisième fils parle de s'en aller est un sale coup.)
-Les singuliers effets secondaires de tes gaz de combat ne me gênent pas non plus. Les guerres ont le don d'absoudre les pires apprentis-sorciers.
- Je suppose que c'est grâce à la la fortune de Louise que Paul, fils de paysan, peut se pavaner dans les salons de la haute bourgeoisie ?
- Pour Igor, Pratchett a dû se souvenir de Marty Feldmann dans Frankenstein Junior, lui-même parodie des premiers films de Whale sur le Monstre. Tu aurais pu prendre le valet de Vimaire, qui aurait été parfait dans le rôle.
- Enfin, existe-t-il une écriture féminine ?... Joker !
En résumé, un récit sans prétention mais mais pas mal tourné et agréable à lire.


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par Cancereugène le Dim 21 Déc 2014 - 20:01

Rien qu'avec le titre, je savais que ça allait être délirant. Je suis pas déçu sur ce point. L'idée est bonne, c'est incontestable !
Peut-être un peu tirée par les cheveux (les poils ?) mais l'humour fait tout passer. Le final bien ironique est très agréable à suivre (même si on le sent venir au cours du récit du fameux rescapé.)
Maintenant, je ne suis pas totalement convaincu par le traitement qui est fait de cette idée. En effet, dans la structure, je pense qu'il aurait mérité d'être plus resserré sur l'essentiel, mieux travaillé, pour nous mettre le dénouement dans la poire sans qu'on le voit trop venir. Et surtout, dans son amorce, le texte n'est pas très accrocheur, je trouve.
Je vois donc du perfectible dans la façon de traiter l'idée - même si l'idée en elle-même me paraît très bonne.
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Re: Des Poilus et des gaz

Message par Perroccina le Lun 22 Déc 2014 - 11:56

Un gaz qui transforme les gens en ....( je ne trouve plus la fonction spoiler) pourquoi pas, c'est original.
Malgré tout je n'ai pas été convaincue par l'histoire. D'où vient la fortune du type ? Cette partie de son explication n'est pas très cohérente avec la réalité de son histoire.
J'ai bien aimé la chuté surtout le rôle secret de se petite amie et la morale de l'histoire.
J'ai également relevé deux petites erreurs :
Page 2 ligne 5 . Paul connaît des tonnes d'annecdotes. J'aurais préféré moult cela colle mieux dans le ton du récit.
Page 7 dernière ligne. Le visage de Charles se para... Charles ou Paul ?
L'écriture est fluide et agréable. En reprenant ces quelques points cela pourrait être une tres bonne histoire.


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par Naëlle le Mer 24 Déc 2014 - 12:20

J'aime assez ton histoire, A'Tuin! Je vais parler du fond, ensuite j'aborderai la forme.

[Attention, je spoile.]

Dans le fond, donc, je trouve assez cool la manière dont tu remets au goût du jour le thème du loup-garou. Vraiment, c'est pas mal. Jusqu'à la morsure des infirmiers par les malades, j'avais pas tilté (ouais, des poils leur poussent façon Chewbacca mais je vois rien venir Rolling Eyes). D'après ce que j'ai lu des commentaires, tu sembles pas t'être inspirée du film Les Chasses du comte Zaroff, mais j'y vois plusieurs références:
- d'une part, le majordome qui s'appelle Igor. Le serviteur du comte s'appelle pas Igor dans le film, mais le serviteur de Zaroff sur l’Écritoire, si :mrgreen:
- d'autre part, l'île avec une forêt luxuriante. Quand j'ai lu ce détail, je me suis dit: "ah! ça va finir en chasse humaine. Cool."
Et donc du coup, avec cette référence en tête, je suis un peu déçue que l'histoire se termine sur l'échange entre Louise et Paul! J'aurais mieux vu une fuite éperdue dans la forêt et l'arrivée de Paul, serein, persuadé de réussir à choper ses proies. L'histoire aurait parfaitement collé au thème; en l'état, je trouve que le thème est là, mais de manière assez légère.

Sur la forme, je suis d'accord avec ce que t'a dit Lester, c'est un peu trop linéaire. Je crois aussi que l'écriture manque de punch, que tu savais pas exactement sur quels détails t'attarder pour suggérer sans rien révéler et aussi que tu savais pas trop comment instaurer une ambiance. Peut-être que tu t'es trop concentrée sur Catherine, qui n'a pas une importance fondamentale au final, et pas assez sur la description bien sentie de l'île, de la demeure, de l'hôte, etc. Ç’aurait été super cool, parce que le lecteur aurait vu se dégager de tout ça une ambiance angoissante dont le bouquet final aurait été la révélation de Paul et la débandade. D'ailleurs, pour le récit de Paul, je pense qu'ajouter un peu d'interaction avec les convives pourrait le rendre plus vivant. D'une manière générale, je pense que ton écriture manque de... d'exercice. Ouais, on va le dire comme ça. Je dirais que tu n'as pas suffisamment écrit et que ça se voit. En gros, t'es encore débutante, ce qui fait que ton écriture est pleine de petites maladresses. Mais rien de grave, hein! Perso, ça m'a pas empêché de trouver ton écriture agréable. Ca se corrigera tout seul au fil du temps. D'ailleurs, je trouve que, par rapport à l'histoire que tu avais présentée lors d'un précédent concours, ce texte-ci est beaucoup moins brouillon.

Quelques détails:
- Roger et Henri me semblent débarquer de nulle part. Quand Catherine arrive sur la place avec Louise, j'arrive pas à savoir si les deux gugusses sont déjà avec elles ou s'ils les attendent sur la place. Et d'ailleurs, est-ce que ça sert à quelque chose de les mentionner, étant donné qu'ils ne jouent aucun rôle? Autre chose: y a combien de "convives", en tout? J'ai eu du mal à me faire une idée. Pour moi, y en avait une bonne dizaine, mais il me semble qu'en réalité c'est dit nulle part.
- "Se rendant compte que la guerre ne finirait peut-être pas avant ma majorité, mon père céda à ma requête." (page 5)
Pas très logique, ça... Quand bien même un père pense que son fils sera majeur avant la fin de la guerre, je pense pas qu'il le laisserait aller au casse-pipe "en avance": ça fait toujours quelques mois/années de moins à risquer sa vie.
- Fais attention, tu emploies beaucoup "et".
- "ce qui nous pris totalement au dépourvu se passa le lendemain, lorsque les infirmiers et brancardiers mordus furent eux aussi sujets à cette folie agressive." (page 7)
Ce serait peut-être bien d'ajouter "mordus par les patients atteints" (ou quelque chose comme ça), parce que sur le coup je me suis demandé d'où sortait cette histoire de morsure. La réponse ne vient que dans la phrase d'après: ce sont les soldats ayant respiré le gaz nocif qui mordent les infirmiers dans leurs moments de crise. Ça coule peut-être de source mais sur le coup je me suis arrêtée de lire en me disant: "Hein? Morsure?"
- Dommage que le double jeu de Louise ne soit révélé qu'à la toute fin. Comme on n'a pas vraiment d'indices tout au long de l'histoire, apprendre qu'elle a en réalité attiré Catherine ne crée aucune surprise.

Voilà. En somme, même si à mon avis tout le potentiel n'a pas été exploité, tu tiens une bonne histoire entre tes mains, A'Tuin! Continue!


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par FRançoise GRDR le Dim 4 Jan 2015 - 1:17

Un bon texte de mon point de vue.
Certes j'ai deviné très vite que le bon "Paul" ne l'était pas, dès le début. Ensuite, lorsque tu as décrit les gaz, j'ai compris son problème. Mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier ma lecture. L'idée est à creuser en effet pour qu'à la fin, on soit horrifié. Il manque un côté plus sadique et un ton plus "humour noir". À voir si Paul ne pourrait pas faire durer le plaisir comme le note Naëlle, je crois, par une chasse, un jeu... En l'état, cette nouvelle fonctionne bien. De plus le thème est parfaitement respecté.


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Re: Des Poilus et des gaz

Message par scad le Mar 6 Jan 2015 - 21:04

Bonsoir A'Tuin,
Bon j'ai lu ta nouvelle et elle m'a bien plu.
J'aime bien ton style d'écriture. Il est soigné et, je trouve, colle bien à l'époque de ton récit (j'ai lu des lettres de poilus et j'ai été surpris par leur qualité d'écriture !). Tout cela pour dire, que ton style a un parfum désuet. Et ce n'est pas négatif du tout. Je retrouve une petite touche à la Barjavel.
J'ai bien aimé le récit à la première personne et l'exposition des faits sur le mystérieux mal.
Sinon l'histoire reste très prévisible. On se devine vite la fin du récit. C'est certes une nouvelle convenue, mais elle fonctionne parfaitement.
Le thème est bien respecté.
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Re: Des Poilus et des gaz

Message par Paladin le Mer 7 Jan 2015 - 12:39

(J'avais pas lu les posts plus haut sur l'écriture "masculine" et "féminine" , et comme le dit Naëlle, on peut dire que mon style est "féminin", et pourtant la plupart des auteurs dont le style m'inspire sont des hommes)


Je répéterais ce que qui a été dit avant, sur le coté un peu trop prévisible de la fin (Surtout que cette île m'a fait dés le départ fortement penser à celle du comte Zaroff, pas le nôtre, celui du film!). Autre point déjà soulevé: certaines longueurs.

Point positif à mon avis: une belle écriture, assez fluide.

Cette histoire pourrait être reprise, en insistant moins sur l'histoire de Paul, racontée avec tant de détails inutile: ses frères partis, revenus mutilés, il veut s'engager, son père ne veut pas, il finit par accepter, il est blessé à l'entrainement,il choisi de devenir infirmier, etc... tout cela n'est pas nécessaire et alourdit l'ensemble !

Au lieu de le faire de cette façon linéaire, il vaudrait mieux construire l'histoire comme des pièces d'un puzzle, en semant des indices ça et là, et à la fin seulement, la nature "lupine" de Paul est révélée, ainsi que la raison de "l'invitation". Ce n'est pas forcement facile, mais c'est un bon exercice d'écriture et elle permet d'attiser la curiosité du lecteur, qui en apprends à chaque fois un peu plus, mais pas assez et qui veut en savoir plus. Je n'ai pas trop d'exemple en tête d'histoire construite comme ça, mais ça se trouve assez souvent.

Pour ce qui est des problèmes de réalisme et d'époque, comme le téléphone et l'âge de l'engagement (mais dans le fond, Paul a pu aussi être mobilisé à un moment comme tant d'autres, ça ne changerait rien à l'histoire!) ce sont des points secondaires faciles à régler. Moi, ce qui me semble bizarre, c'est comment un simple soldat, fils de fermer, devient un grand bourgeois au point de posséder son île avec une propriété dessus (Peut-être que tu l'a dit dans l'histoire, mais j'ai oublié)... Les profiteurs, les "nouveaux riches" de la première guerre ne se comptaient guère parmi les anciens combattants!


(Et c'est pas parce que ça se passe pendant le 1ere guerre qu'il faut qu'il y en ait un qui s'appelle Henri ! Evil or Very Mad !)


Dernière édition par Paladin le Jeu 29 Jan 2015 - 22:38, édité 1 fois


Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens qui nous empêche d'en inventer un?

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