Le Docteur et la Bergère

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Le Docteur et la Bergère

Message par Similien le Dim 1 Juin 2014 - 15:57




Mieux vaut tard que jamais, voici ma participation au concours. Sa rédaction fut difficile ; j'ambitionnais à la base un récit plus long avec davantage de personnages, un récit plus dur aussi... Quelque chose m'a tenu à distance, d'où la retenue de cette nouvelle, sa naïveté peut-être. Vous y trouverez en tout cas certainement mes éternels défauts : un style trop poncif, une écriture trop descriptive...

Cette fois encore, j'ai commis un texte fort belgicain ; j'espère que vous ne serez pas pour autant perdus dans ses références. Je me suis inspiré de Charles De Coster, de Claude Seignolle, de travaux de folkloristes, ainsi que de mon histoire familiale. Cela fait un drôle de melting pot, que j'espère malgré tout cohérent. Je vous en laisse juges.

Cliquez sur le titre pour télécharger la nouvelle au format PDF. Je vous souhaite une bonne lecture.
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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par TiCi le Dim 1 Juin 2014 - 16:51

J'ai eu un peu de mal à lire ce texte à cause de son aspect "passif". On dirait plus une leçon d'histoire narrée par un érudit passionné (et, à cause de trop de faits et de références, un peu poussiéreux), qu'une histoire à proprement parler.
C'est le premier texte que je lis de toi Similien, alors comme tu préviens que la rédaction en fut difficile et "retenue", je mets ça sur ce compte. Parce que sinon c'était très soigné.


On peut rire de tout, seulement faut que ce soit drôle.
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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Perroccina le Dim 1 Juin 2014 - 18:13

J'avais davantage apprécié ton texte du précédent concours.
Sur la forme, j'ai repéré quelques coquilles ( un "s" qui manque à infirmier, une négation dont le "pas" est absent et une tendance à utiliser beaucoup "l'on")
Sur le fond, l'histoire est trop racontée et finalement tient le lecteur à distance. Par ailleurs les événements se suivent trop vite ce qui enlève peut-être son naturel à leur enchaînement.
C'est une très bonne idée de départ mais on sent que tu as manqué de temps. Entre les recherches et l'écriture c'est un sujet qui doit être assez chronophage. J'espère que tu auras la possibilité de le reprendre et le retravailler sans la pression d'une dead-line.


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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Murphy Myers le Dim 1 Juin 2014 - 19:57

Un peu pareil, j'ai trouvé le texte "survolé". L'idée est sympathique pourtant, mais je pense qu'avec des scènes en temps réel, je serais rentré dans l'histoire bien plus facilement.

Le style, quant à lui, est très bon. Juste quelques fautes de frappe survivantes comme l'a fait remarquer Perro.

Je pense vraiment que ça peut donner une histoire très jolie si tu compte la reprendre après le concours. Je ne dirais pas qu'elle est naïve, en tout cas ; c'est plutôt un bel hommage, dans les idées. Peut-être justement ce côté personnel qui t'as bloqué ?


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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Similien le Lun 2 Juin 2014 - 0:28

Merci à vous trois pour votre lecture et pour vos commentaires. Je vais tâcher de vous répondre à peu près exhaustivement...

TiCi : Tu as l'indulgence de mettre la passivité du récit sur le compte de ma difficulté à l'écrire, mais la vérité est que c'est un défaut commun à presque tous mes textes en prose. Je le combats mollement, car j'avoue l'avoir en partie accepté. En somme, j'assume plutôt bien ma pédanterie (même si je reconnais que cette nouvelle-ci en abuse un peu)... Laughing
Quant aux références, je ne voudrais pour rien au monde y renoncer ! C'est l'un de mes grands plaisirs d'auteur, de placer des anecdotes dans presque tout ce que j'écris. Si cela peut me donner une posture de passionné, comme tu dis, beaucoup me jugent carrément prétentieux. Cela aussi, d'ailleurs, c'est quelque chose que je suis venu à assumer tout à fait.

Perroccina : Je suis d'accord, cette nouvelle ne vaut sans doute pas Le Vieux Bibliothécaire. Je la trouve assez pince-sans-rire, ce qui me déplaît profondément. Mais comment introduire de l'humour ou de la légèreté, avec un pareil thème ?
Tu as vu juste, pour l'accord oublié d'« infirmiers » ; je mérite des claques... En revanche, l'absence de « pas » dans mes négations est quelque chose que je fais consciemment et qui ne me semble pas vraiment fautif. Quant aux « l'on », c'est tout le problème du récit : son indétermination, qui lui donne un air « survolé » comme le dit très bien Murphy.
Figure-toi que la deadline m'a en fait été salutaire. Sans elle, je ne serais pas parvenu à achever ce texte dont j'ai longtemps repoussé la rédaction. Je travaille beaucoup à la pression, notamment pour les travaux scolaires, sinon je procrastine sans cesse.

Murphy : Tu as tout à fait raison, l'aspect personnel de ce texte m'a retenu, empêché de vraiment me lâcher. En fait, j'ai notamment relu en préparation de cette nouvelle des extraits du journal de guerre de mon arrière-grand-père (pour ceux que cela intéresserait, il a été mis en ligne ici). Or, cette narration a posteriori et fort détachée, voire un peu résumée, est celle que lui a adoptée. Du coup, je pense qu'elle a peut-être un peu déteint sur moi... ou que ce soit un défaut génétique !
Mais, même en dehors de cela, il est évident que je n'ai pas abordé ce texte comme je l'ai fait de certaines nouvelles fantastiques bien plus délurées que j'ai produites. J'ai éprouvé une inévitable pudeur, d'autant plus que je n'ai pas connu cet aïeul, sinon par le récit de membres de ma famille et par ses écrits. Du coup, je ne voulais pas trop le trahir, oser trop de chose en son nom...
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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Jack-the-rimeur le Lun 2 Juin 2014 - 4:21

Un petit pronom oublié, page 6 : "le jour où il (en) requiert un", et un "remords" sans "s" final, début page 7. Pas grave.
Pédant, toi ? pas d'accord. Un pédant cherche à en mettre plein la vue pour se faire mousser. Ce n'est pas ton cas. Chez toi, la quête de savoir semble être un besoin naturel, une passion innée d'autant plus difficile à partager qu'elle n'est pas très répandue et que tu t'intéresses en outre à beaucoup de sujets qui ne sont plus guère dans l'air du temps... Mais le pédantisme va de pair avec la prétention et, de celle-ci, tu n'en as pas une once. Plus tard, peut-être ?...
Bref, le texte : Passif ? distant ? je dirais "inhibé". C'était la difficulté majeure du thème : comment libérer l'imaginaire du poids écrasant de la tragédie historique ? En reprenant des éléments tirés de ta famille, tu t'es senti en porte-à-faux et gêné (tu parles même de trahison). D'où une réticence perceptible à entrer dans ton histoire, avec, à la fin, ce coup de gomme qui efface les acteurs fictifs dans les brumes de l'inconnu :  le commando, Nicole et surtout ce sorcier maléfique dont la mise hors de nuire aurait pu être le point d'orgue de ton récit.
Hé, imagine un "sans-main" congolais rallié aux Allemands pour se venger des Belges ! Tu modifies l'approche (en suivant le commando dans sa progression derrière les lignes ennemies), tu retouches le découpage (en distillant les éléments de l'histoire sous forme de flash-back(s) et d'échanges dialogués) et tu finis par un affrontement dantesque mêlant poignards, armes de poing et magie noire !
C'est la même histoire mais vue sous un autre angle...
Désolé, je me suis encore laissé entraîner. (Je voulais juste dire que la trame était très bonne.)


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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Similien le Lun 2 Juin 2014 - 9:56

Damned, d'autres coquilles ! Mad

J'ai tendance à parler souvent de pédanterie au premier degré (ici, je m'en servais pour évoquer l'aspect « professoral » de ma nouvelle) ; je ne conçois donc pas ce terme de façon réellement négative...

« Inhibé » est un mot bien choisi pour décrire mon texte, et tu as raison de dire que j'ai cherché à éviter la confrontation avec certains de ses composants, que j'ai dès lors comme « glissés sous le tapis » de la narration. J'aime beaucoup ton idée de sans-main ; c'est typiquement le genre de personnages que je me plais à mettre en scène habituellement, mais c'est aussi celui que je n'ai pas osé dans ce cas-ci.

Merci de ton commentaire (et ne t'excuse pas de t'être laissé entraîné à l'imagination ; on est là pour cela). Wink
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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Murphy Myers le Lun 2 Juin 2014 - 11:07

En effet, j'ai dit "survolé" hier, mais "inhibé" est bien plus dans l'idée que j'avais ("survolé" pouvant être mal interprété). Je pense que c'est le problème de beaucoup d'auteurs : on adore raconter des histoires, mais quand c'est la nôtre ou qu'elle nous concerne personnellement, on est soudain muet.

J'ai lu quelques morceaux du journal de ton arrière grand père et j'avoue que c'est très intéressant, une sorte d'immersion dans le quotidien de l'époque. Je peux comprendre aussi que tu ai voulu rester dans le ton de ses lignes à lui, même si vous ne poursuiviez sans doute pas le même but avec vos écrits respectifs.

Pour revenir au fait que ton texte englobe beaucoup d'éléments sans oser s'attarder trop sur chacun (comme tu dis que c'est un fait récurrent dans tes histoires), tu peux essayer de faire une histoire sous forme de dialogue pour voir ce que ça donne. Je sais que j'ai ce même "problème" avec certaines histoires où je ne me sens pas d'entrer trop dans les détails. Du coup, pour chaque nouvelle, maintenant, je cherche comment condensé le tout sans être trop flou ou, au moins, sans que ça soit trop gênant. La tactique du dialogue est presque imparable jusque là.

Là, par exemple, un dialogue entre le docteur et la bergère pourrait résumer toute ton histoire, tous ses aspects, sans donner une si forte impression d'inhibition. Du coup, oui, tu ne t’attarderas sans doute pas plus sur tel ou tel fait, mais comme ça sera dans un dialogue, ça passera sans doute tout seul. On pourrait même mettre la fameuse inhibition sur le dos des personnages qui ne se sentent pas de trop s'étendre sur tel ou tel sujet. Je prends cette histoire-là à titre d'exemple, bien entendu (qu'on ne croie pas que je fais du forcing non plus). C'est juste une petite astuce à explorer si jamais le même "problème" ressurgit à l'avenir.


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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Zaroff le Lun 2 Juin 2014 - 22:09

Un peu trop "documentaire" même si l'écriture est soignée. Mais je n'ai pas trouvé un élan, une passion, une vivacité. Le ton est trop neutre à mon sens.


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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Similien le Mar 3 Juin 2014 - 13:07

Merci pour ton commentaire, Zaroff ; je comprends bien ce que tu veux dire...

Murphy, je ne dirais pas que j'ai consciemment voulu rester dans le ton des écrits de mon arrière-grand-père ; cela s'est plutôt fait naturellement, sans que j'y réfléchisse.
Merci de ton conseil, à propos des dialogues. Il est vrai que ce serait un bon exercice pour moi... En fait, je ne les aime guère (mis à part en poésie où je les emploie beaucoup) car ils sonnent souvent faux à mes oreilles, lorsque je les écris. C'est paradoxal car, en tant que lecteur, j'aime tout particulièrement les œuvres dialoguées, qui présentent des joutes oratoires. Mais je ne suis vraiment pas très bon pour en écrire moi-même ; sans doute faudrait-il que je m'y force, afin de petit à petit apprendre...


Sinon, on a déjà beaucoup parlé de la forme de ma nouvelle, mais presque pas de son fond. Vous en pensez quoi, de cette histoire de bergers-sorciers, du traitement un peu folklorique de l'élément fantastique ? Personnellement, c'est quelque chose qui me branche beaucoup, et vis-à-vis duquel j'aime faire des recherches.

D'ailleurs, je ne peux me retenir de vous faire partager l'anecdote des écuries royales, que j'évoque dans ma nouvelle et qui est issue d'une vieille revue d'histoire régionale que j'ai dénichée en bouquinerie :
[...] Gilles-Joseph visita minutieusement les écuries du palais royal, puis la nuit venue, il demanda à s’y enfermer seul. Dès que parut l’aube claire, on se hâta de lui demander le résultat de ses constatations. Mais Marquet hocha la tête et ne voulut rien dire. La nuit suivante, il recommença son manège et le matin, on le harcela de nouvelles questions. Il répondit de la même façon. On commençait à douter du pouvoir de l’Ardennais. Tout paraissait démontrer que sa réputation était surfaite. Une troisième fois, il se verrouilla dans l’écurie. Le lendemain, il sortit du bâtiment hirsute, congestionné, ruisselant de sueur. En le voyant, on devina qu’il avait dû se passer des choses extraordinaires. Le berger annonça d’un air vainqueur : « Je tiens la clef du mystère. » Et il raconta qu’un « général de la cour » se transformait en couleuvre, injectant son venin aux chevaux qui mourraient bientôt. Gilles-Joseph réclama l’éloignement de l’officier, ce qui lui fut accordé. Dès lors les chevaux n’eurent plus à souffrir de maléfices.
Source : George LAPORT, « Le Berger d'Arbrefontaine » in La Vie wallonne, onzième année, n°9, 15 mai 1931, p. 402.
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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Murphy Myers le Mar 3 Juin 2014 - 16:24

Peut-être que tu penses ne pas être bon en dialogues, sans l'être forcément dans la réalité.  Very Happy Les quelques phrases de dialogue dans ton texte ne m'ont pas paru atroces en tout cas, elles sont dans le ton de l'histoire. Je pense que le mieux est souvent d'y aller au feeling. Plus on tente d'être crédible, plus on complique la chose ; enfin, dans mon cas en tout cas.

Pour le fond, je n'ai jamais été très attiré, dans l'absolu, par les histoires de guérisseurs et autres. Peut-être parce que je ne crois en rien et que beaucoup de textes sur le sujet semblent vouloir nous convaincre que ça existe.
Mais dans ton histoire en particulier, j'ai trouvé la chose parfaitement distillée, avec une ambiance entre la poésie et le mystère, je trouve. J'ai bien aimé l'idée du coup, et c'est peut-être la première fois que je dis ça d'un texte sur ce sujet.


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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Ulysse le Mar 3 Juin 2014 - 21:17

Pour ma part j'aime beaucoup l'aspect terroir folklorique de ton histoire. Cela lui donne un belle profondeur. C'est un beau sujet.
Le personnage de Nicole mériterait d'être plus mis en lumière, de façon à ce que son aura touche plus le lecteur.
Je trouve admirable le travail documentaire que tu as fait mais c'est dommage qu'il prenne le pas sur l'histoire.  Tu  avais envie de partager avec nous ce que tu as appris; je ne trouve pas cela pédant du tout, plutôt touchant .
Mais le format court d'une nouvelle ne s'y prête guère.

La documentation doit être au servir du récit et non l'inverse. Il faut accepter de taire ce que  l'on sait et le garder pour soit  ( ou de le caser dans une autre nouvelle, ou écrire un ouvrage).
J'ai beaucoup aimé les livres d'Henri Gougaud sur l'époque des Cathares, avant d'être écrivain cet homme est conteur,, il réussit parfaitement l'alliance entre les connaissances et la narration. Un modèle du genre.

Concernant la retenue dont tu fais preuve, je comprends ta pudeur.  L'aspect documentaire te permets peut-être de maintenir une distance émotionnelle .. mais malheureusement cela fonctionne aussi sur le lecteur.


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N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis"

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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Blahom le Mer 4 Juin 2014 - 17:38

Érudit ne signifie en aucun cas pédant. J'apprécie l'érudition qui émane de tes histoires, du moins de celles que j'ai eu le temps de lire.
Concernant celle-ci, le début est particulièrement réussi et prenant.
La suite ne tient hélas pas les promesses initiales à cause de la brièveté de l'ensemble et du fait que l'histoire du commando mené par la jeune femme passe totalement à la trappe alors que cet affrontement entre les deux sorciers eût dû constituer le clou de ton récit.
Comme les commentateurs précédents, j'ai tendance à penser que l'aspect "familial" de l'histoire a débouché sur une forme d'inhibition. Dommage...


Une remarque de forme : "après que" doit être suivi du mode indicatif, pas du subjonctif.


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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Jack-the-rimeur le Mer 4 Juin 2014 - 18:17

Blahom a raison pour "après que" suivi du subjonctif. Un usage incorrect mais qui semble être en passe de forcer la règle et qu'on retrouve sous les plumes de Sartre, Montherlant, de Gaulle ou Mauriac...
Tu vois, Similien, tu n'es pas tout seul.


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Re: Le Docteur et la Bergère

Message par Blahom le Mer 4 Juin 2014 - 18:23

Jack-the-rimeur a écrit:Blahom a raison pour "après que" suivi du subjonctif. Un usage incorrect mais qui semble être en passe de forcer la règle et qu'on retrouve sous les plumes de Sartre, Montherlant, de Gaulle ou Mauriac...
Tu vois, Similien, tu n'es pas tout seul.

Et que j'ai moi aussi employé maintes fois avant de me faire taper sur les doigts par de plus puristes que moi  :mrgreen: .


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