La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Invité le Ven 15 Nov 2013 - 21:57

Hello !

Zaroff, l'as-tu lu en entier ?
Si oui, impressions ?
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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Zaroff le Sam 16 Nov 2013 - 10:19

Pas encore lu ! Pas assez de temps. Faut d'abord que je lise les récits de notre concours.


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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Jack-the-rimeur le Lun 25 Nov 2013 - 20:17

J'aurais jamais dû lire le premier chapitre ! Parce qu'après, je n'ai pas pu m'empêcher de dévorer tous les autres (enfin, les douze autres) et que, tant que ce pourri de Skull ne se sera pas fait exploser la gueule, je vais avoir du mal à trouver le sommeil.
Que dire ? C'est remarquablement fait. Il y a du métier, dans le bon sens du terme : action, émotion et descriptions sont dosées tip-top dans un mouvement souple et d'une belle efficacité. Les décors et les personnages secondaires, quoique stylisés (la narratrice, il est vrai, n'est pas du genre à s'attarder sur les détails superflus), restent parfaitement visualisables grâce à de petites touches subjectives bien choisies. L'horreur et le sordide ne sont pas esquivés sans pour autant tomber dans la surenchère gratuite.
Littérature de divertissement, sans doute (encore que les deux chapitres d'ouverture ne dépareraient pas une oeuvre plus ambitieuse), mais à défaut de haute cuisine, tu t'es forgée une recette fort attrayante que tu maîtrises avec une aisance que bien des pros pourraient t'envier.
Après, il y a bien quelques petites choses où on pourrait chipoter :
- le découpage du deuil en 4 phases nettes, ce qui tend à "intellectualiser" la douleur. Les enchaîner sans solutions de continuité m'eût paru plus "vrai", plus naturel.
- La grande liberté laissée à Léa dans le choix de ses missions.
- Son travail en solo au sein d'un service aussi exposé...
Mais, si je ne retiens pas les impressions de déjà-vu qui sont probablement inévitables dans un genre aussi délimité (Blade, Angel, Blood, Underworld, etc - j'ai pas dit Buffy !), j'ai pris un vrai plaisir à me laisser entraîner dans le sillage de Léa Bacal.
Et ta Traqueuse ne devrait pas avoir de mal à en conquérir bien d'autres.
Allez, s'il te plaît, mets-nous les derniers chapitres !
Jack.

P-S : Et, à l'occasion, rappelle à Zaroff que "Night Stalker" peut aussi se traduire par "Chasseuse de la nuit" !


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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Invité le Mer 27 Nov 2013 - 16:40

Hello !
Je n'ai qu'un mot : wahou ! Non, deux en fait, avec merci !
Hé bien, c'est gentil, ça fait plaisir... Du coup, je vais mettre la suite.
En ce moment, j'écris le tome 2, j'espère qu'il sera du même niveau alors !
A+  

Ah, précision : j'ai modifié le nom du commandant. Eric Ralph, avec ces 2 prénoms, ça prêtait à confusion, je l'ai donc renommé Eric Boissier (ne soyez donc pas surpris, amis lecteurs...). J'ai réédité les chapitres précédents, corrigés, afin de pas vous embrouiller...


Chapitre 14

Spoiler:
Le commandant Boissier me passa un savon. J’avais l’habitude, il me suffisait de faire profil bas un jour ou deux. Il s’en remettrait. Le toubib du Centre pansa mes blessures et je me collai à ce que je détestai le plus. La paperasserie. Passage obligé. Je fis donc mon rapport, frustrée de ne pouvoir retourner avec les autres aux docks. Ma présence n’était pas indispensable pour décrocher les cadavres du frigo, mais je me demandai ce qu’il était advenu des captives du container.
Quand j’eus fini, je rentrai chez moi. J’avais besoin d’une bonne douche et d’un gros dodo réparateur. J’avais pas mal de sommeil en retard et je commençais en en ressentir les effets.

Une fois rentrée, je me réchauffais un reste de pizza au four pendant que je me détendais sous la douche. Avec tout ça, je n’étais pas passé voir Charles comme prévu.
Je m’installais enfin sur le sofa, devant les infos, enveloppée d’un peignoir moelleux, en tête à tête avec ma quatre fromages. Une cannette de soda m’aida à faire descendre le tout. Qui a dit que mon hygiène de vie laissait à désirer ? Produits laitiers et légumes, c’est plutôt sain, non ?
J’avais dû m’assoupir sans m’en rendre compte. Une sensation me tira de ma torpeur : quelqu’un m’épiait. Je me redressai d’un bond face à la silhouette qui se découpait contre la fenêtre du salon.
Il faisait doux et je l’avais laissée ouverte pour aérer. Je m’en doutai mais posai néanmoins la question.
― Comment es-tu entré ?
Hunter fit un signe de tête en direction de la fenêtre. Evidemment.
― Tu devrais être plus prudente, la Traqueuse !
― J’ai un prénom, arrête de m’appeler ainsi. Et les portes, ce n’est pas pour les chiens.
― Très bien, Léa. Je me suis dit que tu préférerais que tes voisins ne me voient pas entrer chez toi.
― C’est vrai que la fenêtre, c’est plus discret !
Ma main s’était insinuée sous les coussins du dossier. Au cas où. Je gardais mon sabre planqué là. Contrairement aux légendes populaires, les vampires n’ont pas besoin d’invitation pour pénétrer chez un mortel. Ils sont bien assez costauds pour défoncer une porte ou une fenêtre. Et Hunter n’avait pas attendu que je l’autorise à pénétrer mon appartement.
― Tu ne me proposes pas de m’asseoir ?
― Pourquoi ? Tu comptes t’éterniser ?
Il ricana et se laissa tomber dans le fauteuil club que j’avais déniché dans une brocante. Le vieux cuir aux tons chocolat craqua sous son poids. Il croisa les jambes et me fixa, un sourire moqueur aux coins des lèvres.
― Je croyais que tu voulais connaître mon histoire…
Il portait un jean et des Converse. Il se la jouait étudiant cool. Mais je le soupçonnais d’avoir dépassé ce stade depuis très, très longtemps.
― C’est quoi, ton job ?
― Je pensais que tu l’avais deviné. Je travaille sur contrat. Je débarrasse le monde des parasites pour le plus offrant.
― Un tueur. C’est vrai, j’aurai dû m’en douter. Bon, tu me fais la version courte pour ta bio.
― 1801. Il y avait une famille de bourgeois, les Rochebois, qui rentrait chez elle un soir. Lui, Hubert, possédait une fabrique de draps. Il était accompagné de son épouse, Gisèle et de leur fille unique, Hélène.
Je soupirai bruyamment.
― Tu t’ennuies déjà ?
― Non, mais tu ne vas pas me raconter une histoire à la « Autant en emporte le vent » j’espère…
Il me fixa d’un regard si dur que je me redressai. Une flamme verte dansait au fond de ses pupilles.
― Ok. Je ne t’interromps plus. Vas-y.
― Il faisait donc nuit. Leur voiture fut brutalement stoppée. Une sacrée secousse. Hubert Rochebois sortit voir ce qui se passait et découvrit le corps du cocher. Il pensa à des brigands, il y en avait encore pas mal à l’époque. Il aida donc son épouse et sa fille à sortir de la voiture. C’est là qu’ils le virent.
La chose se précipita sur eux. Hubert sortit un pistolet et hurla à sa famille de courir. Gisèle et Hélène lui obéirent et s’enfuirent à travers champs. Il y eu un coup de feu puis plus rien. Bientôt, les pas du monstre arrivèrent, derrière elles.
― C’était toi ?
― Qu’est-ce que… non !
― Oups, désolée. Continue.
Il soupira et reprit. Ses mains s’agitaient, il mimait la scène comme s’il la vivait.
― Gisèle poussa sa fille dans un buisson et tenta d’éloigner la créature. Mais aux hurlements de sa mère, elle sortit de sa cachette pour lui venir en aide. Elle remarqua des lambeaux de tissus qui traînaient partout et elle trouva sa mère dans un fossé. Recroquevillée, les vêtements déchirés, des plaies et des ecchymoses couvraient son corps et son visage était figé dans une expression d’horreur absolue.
Il fit une pause et me fixa droit dans les yeux, comme pour ajouter une tension théâtrale à son récit. Il baissa la voix, jusqu’à murmurer.
― Il y avait une marque qui ornait son front.
Je me redressai vivement, intriguée.
― La marque ? Celle qui symbolise une cible ?
Hunter hocha la tête.
― Mais je n’ai pas fini. Alors qu’elle approchait du corps de sa mère, Hélène l’entendit. Et en une fraction de seconde, la créature fut sur elle.
― Bon. La chose l’a tuée aussi. Fascinante, ton histoire. Mais à part le fait que ce… Skull soit mouillé, en quoi cela te concerne-t-il ? Je croyais que tu allais m’expliquer qui tu es ?
Hunter se leva et s’approcha de moi. Ma main se resserra sur le manche du sabre et je le sortis. La pointe se plaça devant la gorge de Hunter.
― Doucement, Léa. Je veux juste un truc à boire, s’il te plaît.
Je me sentis ridicule et rangeai mon sabre.
― OK. Mais pas de sang.
― De l’eau suffira amplement, merci. Joli sabre.
Je me dirigeai vers la cuisine et revint avec un verre d’eau que je lui tendis.
― Merci. Il remonte à l’époque où je pratiquais le kendo.
Il se rassit et posa le verre devant lui, sur la table basse, près de mes restes de pizza.
― On ne s’entraîne pas avec une arme en bois ?
― Si. Mais celui-ci est plus efficace.
Il grimaça et passa sa main sur son cou.
― Je te crois sans peine. Bon, je n’avais pas fini mon histoire. Contrairement à ce que tu penses, il ne l’a pas tuée. Il lui a fait subir bien pire. Battue, violée, elle est restée là seule, toute la nuit, baignant dans son sang. Des paysans l’ont trouvée au matin et conduite dans un couvent tout proche.
― Seigneur… Pauvre fille. Mais comment sais-tu tout cela en détail si tu n’y étais pas ?
― Je l’ai lu dans son journal intime. Elle l’a tenu jusqu’au bout. Hélène Rochebois a été soignée par les nonnes. Très malade, elle est restée longtemps alitée. Et rapidement son état est apparu. Elle était enceinte.
― Que… Quoi ? De cette chose ? Mais c’est impossible !
― Il faut croire que non. Etre fille-mère au début du XIXe siècle était la honte suprême, mais vu les circonstances, les nonnes l’ont gardée et soignée. Jusqu’à la délivrance. Et Hélène est morte en couches.
― Je vois. Le bébé n’a pas survécu non plus, j’imagine ?
Hunter me regarda en souriant.
― Détrompe-toi. Hélène a laissé un fils, éduqué par les religieuses.
― Je ne vois toujours pas le… Oh, non ! Hunter !
― Oui. Ce bébé, c’était moi. Je suis le fils naturel de Skull.

J’étais abasourdie. Un vampire ne pouvait pas avoir de descendance avec un humain. Je l’avais étudié, c’était physiologiquement impossible. Les vampires, en tant que morts-vivants, ne pouvaient procréer… Alors, que s’était-il passé ? Hunter se fichait-il de moi ?
― Hunter, tu sais comme moi que ça ne marche pas ! Tu ne peux pas être le rejeton d’un vampire et d’une humaine !
― D’un vampire classique, non. Mais celui-ci n’est pas comme les autres. Skull est un originel.
Oh non ! Là, ça se corsait.
― Skull serait donc le septième fils d’un septième fils, comme le veut la légende…
― Oui.
Je regardai Hunter. Il était le gosse de celui qui avait commis tous ces crimes. De celui qui avait massacré ma famille.
― Si c’est vrai, on est dans la merde ! Mais si c’est ton père, pourquoi le pourchasses-tu ? Quelqu’un t’a embauché pour lui faire la peau ?
― A ton avis ? Tu crois vraiment qu’on a une relation père-fils conventionnelle ? Je suis le fruit d’un crime commis par ce monstre, et je suis un monstre moi-même. Je n’appartiens pas au monde des humains, ni à celui des vampires. Je suis un paria. Un hybride. Personne ne risquera de mettre un contrat sur lui, affaire personnelle.
Je le voyais sous un jour nouveau. Physiquement, il avait hérité des caractéristiques des vampires et il en avait la force et la rapidité.
― Hunter ? Es-tu immortel comme eux ?
Il secoua la tête.
― Non Léa. Mon espérance de vie dépasse largement celle des humains, puisque j’ai déjà deux cents ans, mais je suis mortel.
― Et ta nourriture ?
Il sourit.
― Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te sauter à la gorge. Je me nourris normalement. Cependant, je dois faire toujours attention, car le sang a un attrait particulier pour moi. Mais je peux m’en passer.
Je me levai et arpentai le salon. Toutes ces nouvelles d’un coup, ça faisait beaucoup à ingurgiter.
― Tu le cherches depuis longtemps, n’est-ce pas ?
― Oui. Mais il se déplace sans cesse. Il erre de pays en pays, il peut sortir en plein jour. Il ne reste jamais longtemps au même endroit et il capable de changer d’aspect physique. Ses pouvoirs sont grands, il utilise les frayeurs les plus intimes de ses victimes. J’ai failli l’avoir, il y a quelques années. Grâce à l’aide d’un agent du GIAR.
― Tu as travaillé pour nous ?
― Non. Mais j’étais en contact avec quelqu’un. Il suivait depuis peu la trace de Skull et en croisant nos informations, nous sommes passés à un cheveu de l’avoir. Mais Skull a été le plus rapide et…
― Et quoi ?
― Cet agent était ton père, Léa.
Je chancelai sous le choc.
― Tu as connu mon père ?
Il opina.
― Il n’avait pas beaucoup d’informations et ignorait la vraie nature de Skull. Ce dernier était depuis peu dans la région et jouait au Petit Poucet, laissant des traces macabres partout où il allait. Nous nous sommes rencontrés par hasard, sur une scène de crime et nous avons mutualisé nos renseignements. Ton père a voulu la jouer solo, sans coéquipier. Un peu comme toi. Skull n’a pas apprécié qu’un agent le flaire de trop près. Tu connais la suite.
Ça, pour la connaître…
― Ton père était un type bien, Léa.
Je soupirai. Les types biens avaient généralement une espérance de vie très courte.
― Tu étais présent à l’enterrement, n’est-ce pas ?
Hunter crispa les lèvres et hocha la tête. C’était donc lui, l’homme mystérieux, dans l’ombre des arbres.
― Je comprends que tu veuilles lui mettre la main dessus avant nous, mais je ne peux pas cautionner tes méthodes. Je t’ai couvert pour l’Etau, mais c’est la seule et unique fois. Si tu tues encore, humains ou vampires, je serai obligée de mettre un mandat sur toi. Tu en as conscience ?
― Parfaitement.
Je le considérai longuement. Une idée me trottait dans la cervelle depuis un moment. Un type de sa force, pouvant passer pour un vampire, serait un atout non négligeable pour nous.
― J’ai un truc à te proposer.
― Ah oui ?
― Je pourrai parler de toi à mon chef, le commandant Eric  Boissier. Tu enquêterais sans risquer ta tête si tu bossais pour nous.
Il éclata d’un rire qui fit trembler les murs. Je ne voyais pas ce qu’il y avait de si drôle !
― Moi, un agent du GIAR ?
Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Les mains appuyées contre le rebord, il scruta le paysage nocturne comme s’il n’y avait rien de plus fascinant. Puis il tourna la tête vers moi.
― N’y compte pas.
Avant que j’esquisse le moindre geste, il sauta au dehors.


Dernière édition par chasseuse de la nuit le Jeu 28 Nov 2013 - 22:52, édité 1 fois
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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Jack-the-rimeur le Mer 27 Nov 2013 - 20:00

Super ! c'est sympa, merci ! Je lirai ça après souper.
Une petite question en passant : Auroville. Au début, tu la présentes comme un trou perdu sans grand intérêt, puis on s'aperçoit qu'il s'agit d'un port fluvial important avec plein de hangars et des montagnes de conteneurs. De plus les bas-fonds et tous les trafics occultes qui s'y déroulent ne sont pas ceux d'une petite ville de province. S'il s'agit d'un port de Seine, plutôt Tour qu'Amboise, non ?


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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Invité le Jeu 28 Nov 2013 - 9:57

Hello !
En fait, cette ville (fictive) est un trou dans le sens : crise éco, chômage, etc... mais c'est une ville de taille importante, pas une petite sous-préfecture. Léa n'avais pas l'intention d'y vivre, au début, et puis par la force des choses elle y est restée. Je devrais peut-être apporter plus de détails en ce sens au début, dans les premiers chapitres... Vais voir ça, merci d'avoir soulevé ce point !
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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Invité le Jeu 28 Nov 2013 - 22:58

Et voici la suite...

CHAPITRE 15

Spoiler:
Ma nuit fut courte. Comment aurais-je pu dormir après ce qu’il m’avait dit ? Je me tournais et retournais des heures dans mes draps froissés, les chiffres fluorescents et hypnotiques du radioréveil s’égrenant dans un compte à rebours sadique : plus que trois heures, plus que deux heures…
Finalement, je me levai en avance. A quoi bon insister ? Si c’était pour me rendormir dix minutes avant la sonnerie, aucun intérêt sinon me rendre vaseuse.
Après une douche revigorante et un café bien fort, je sautai dans ma Honda, direction le Centre.

Le commandant Boissier se trouvait déjà là. Je me demandai parfois si ce type avait une vie privée ou s’il vivait carrément sur place.
― Agent Bacal ? Vous êtes bien matinale.
Je le saluai et hésitai.
― Oui ?
― Je peux vous parler ? En privé.
Il n’y avait pas foule dans le hall mais je voulais éviter les oreilles indiscrètes.
― Suivez-moi dans mon bureau.
Une fois inconfortablement installée sur la chaise raide et dure, je me raclai la gorge.
― Sur quoi travaillait mon père juste avant que…
Boissier fronça ses sourcils broussailleux et me fixa comme une gamine qui vient de sortir une ânerie. Cependant, il se laissa tomber sur son siège et me répondit.
― Votre père travaillait en solo. Il était sur une piste concernant un tueur.
― Je sais. Je que j’aimerais savoir, c’est pourquoi vous ne m’avez pas dit que c’était justement ce tueur qui avait éliminé ma famille.
Eric Boissier hésita et se frotta le visage, comme pour ôter un masque de fatigue particulièrement tenace.
― Qu’est-ce que ça change ? Que le coupable soit le suspect de l’enquête de votre père ou un autre, de toute façon nous ignorons tout de lui. Et comment savez-vous ça ?
― J’ai appris pas mal de choses ces derniers temps. Ce tueur du snuff, le même que celui que traquait mon père et qui a tué mes proches, il s’appelle Skull.
Boissier se redressa, intéressé.
― Et ?
― Et le reste ne va pas vous plaire. C’est bien un vampire mais beaucoup plus puissant que ceux que l’on côtoie au quotidien. En fait, nous n’avons encore jamais eu affaire à un de ce genre. C’est un descendant de Caïn, un originel, le septième fils d’un septième fils…
― Nom de Dieu !
― Comme vous dites. Je suis persuadée qu’il est mêlé, de près ou de loin, au réseau bulgare. Faire des snuff serait même son idée. Mais pire, je pense qu’il bosse pour le Maître de la ville.
― Et qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
― Une intuition. J’ai trouvé une carte de son club chez Bacorda. D’ailleurs, je compte aller le voir, dès que possible.
― Ne faites plus cavalier seule Léa. Si vous allez au Lolita, prenez un équipier.

Je quittai le bureau du commandant et tombai sur Phil Villaverde. Le torse gainé dans un pull fin à col roulé malgré la douceur de l’air, il m’offrit son plus beau sourire.
― Salut Léa. Ça va ?
― Ouais. Je dois retourner au club de Charles et Boissier veut que je sois chaperonnée. Ça te dit ?
Son sourire s’élargit encore davantage.
― J’allais te le proposer. Mais avant, je voudrais te montrer quelque chose.
Je le suivis jusqu’à son bureau.
― Nous avons passé au peigne fin l’endroit où Didier te retenait ainsi que les entrepôts des quais.
― Oui ?
― Et j’ai trouvé ça. C’est peut-être un indice, à moins que cela appartienne à l’une des filles, mais vu la valeur j’en doute.
Phil sortit d’un sachet de pièces à conviction un petit mouchoir en papier. Il le déplia et une pierre rouge scintilla dans la lumière de la lampe de bureau.
― On dirait un rubis, soufflai-je.
― S’en est un.
― Quelqu’un l’a paumé. Tu l’as trouvé où ?
― Dans la pièce où étaient retenues les survivantes, là où tu t’es battue avec cette goule.
Qu’est-ce qu’une telle pierre précieuse fichait là ? Et d’où provenait-elle ?
Soudain, je me rappelai avoir vu un rubis. Sur une bague, plus précisément une chevalière. Celle que Charles portait lors de notre première rencontre.
Phil remarqua mon air concentré.
― Alors ?
― Je crois savoir à qui ce caillou appartient…

En fin d’après-midi, Phil et moi prîmes la route du club. Je ne lui avais rien dit concernant le propriétaire présumé de la pierre. Il m’avait tannée mais je voulais être sûre de mon coup. Si jamais je me plantais, les conséquences pourraient être graves. Mais toutes les preuves convergeaient vers le même individu.
Nous entrâmes et je demandai immédiatement à voir Charles. Une serveuse nous accompagna jusqu’à la porte de ses quartiers privés. Là, ce ne fut pas le Maître qui nous reçut, mais la panthère qui m’avait menacée, la sculpturale Opium.
― Où est Charles ? lançai-je sans la moindre formule de politesse.
Opium me jeta un regard méprisant. Par contre, elle bouffait littéralement des yeux Phil. Mon coéquipier devait être son genre d’homme. Pour s’envoyer en l’air… ou passer à table.
― Il s’est absenté. Je suis son adjointe. Que lui voulez-vous ?
― C’est à lui que nous voulons parler, pas à un sous-fifre.
Elle n’apprécia pas et se leva d’un bond. Je dégainai aussitôt mon Browning mais Phil paraissait calme et ne posa même pas sa main sur la crosse de son arme. L’avait-elle envoûté ?
― Je te dis qu’il n’est pas là.
Opium me fixait avec une intensité presque douloureuse. Elle tentait de percer la barrière de mon esprit mais je n’étais pas mauvaise à ce jeu-là.
― Tu te prends pour une Maîtresse, Opium, mais je ne baisserais pas les yeux devant toi.
― Tu as une sacrée opinion de toi-même, Traqueuse. Ça te perdra. Et ce jour-là, je serai prête !
― Tu ne peux pas nous attaquer, Opium, sinon le pacte serait brisé, et tu le sais.
Tiens, Phil réagissait enfin. Il était temps.
― Je le sais. Mais reste à savoir si la Traqueuse sera plus rapide que moi.
Elle ne fit pas un geste mais deux vampires surgirent de l’arrière d’une tenture.
― Laisse tomber Léa. Tu vas juste réussir à nous faire tuer. Il n’est pas là, nous reviendrons plus tard.
Je le fusillai du regard. Il reculait ouvertement devant cette créature !
Opium sourit. Elle me narguait franchement. Les deux vampires approchèrent et je tournai le canon dans leur direction. L’un d’eux bondit. La détonation claqua. Les murs de la pièce renvoyèrent brutalement l’écho du coup sec. Le vampire s’effondra sans qu’Opium n’ait levé le petit doigt. Vraiment efficace ces balles au mercure. L’autre n’avait pas bougé mais grimaçait dans ma direction.
― Tiens tes chiens en laisse, Opium. Je peux briser le pacte si vous attaquez, et tu le sais.
Cette salope avait fait exprès de sacrifier un des siens, mais pourquoi ? Juste pour s’amuser semblait la réponse devant son air satisfait. Complètement à la masse.
― Viens, il sera temps de l’interroger plus tard.
Plus tard. Chaque minute qui passait entraînait la mort ou le supplice d’autres victimes. Le temps manquait, justement. Mais d’un autre côté, il n’avait pas tort.
Je rengainai mon Browning sans lâcher Opium du regard. Mon portable sonna, mettant fin à notre joute oculaire. Un message de Boissier nous demandait de rentrer vite.
― Ok, on y va. Mais nous reviendrons. Dès que tu vois Charles, dis-lui que je veux lui parler. Et il n’a pas intérêt à se défiler, sinon la dernière chose qu’il verra sera le canon fumant de mon flingue.
― Je n’y manquerai pas. Et j’ai hâte de te revoir, moi aussi.
Elle siffla et montra les crocs pour appuyer sa menace.
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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Invité le Dim 8 Déc 2013 - 17:10

Et le suivant...

CHAPITRE 16 (très court)

Spoiler:
Nous regagnâmes le Centre, pied au plancher. Je me demandais bien ce que Boissier nous voulait. Je me garai dans le parking souterrain et pris l’ascenseur, Phil sur mes talons.
― Que se passe-t-il ? demandai-je sans préambule au commandant, une fois arrivée dans son bureau.
― Des agents ont capturé une créature. Elle furetait près des entrepôts et a refusé de nous dire pourquoi. Cependant, elle s’est laissé arrêter sans opposer de résistance. Nous l’avons enfermée en bas et elle nous a indiqué vous connaître.
― Qui ? Moi ?
Je tombai des nues.
― Oui, pas le pape. Suivez-moi.
Le commandant arborait un air contrarié. Je lui emboîtai le pas et Phil retourna à son bureau.
J’avais croisé des tas de créatures pendant mes enquêtes, mais un bon nombre n’était plus là pour en parler.
― Vous paraissez troublé chef. Que se passe-t-il ?
Il soupira en appuyant sur le bouton du niveau réservé aux cellules. L’ascenseur s’ébranla dans un léger chuintement.
― Nous avons passé la créature au scanner. Bien qu’ayant toutes les caractéristiques d’un vampire, elle a un cœur qui bat. Et elle n’a pas voulu nous donner son nom. Elle ne veut parler qu’à vous.
Elle ? La créature… Mais je savais que le commandant désignait un homme. Il n’avait pas fini de m’emmerder, celui-là.
Nous longeâmes un couloir vivement éclairé. En dehors du claquement de nos pas, un silence de mort régnait. Des cellules s’alignaient de chaque côté, vides pour la plupart. Beaucoup de nos cibles ne se laissaient pas capturer vivantes…
Le commandant Boissier s’arrêta devant une porte en titane, deux gardes stationnés devant. Un hublot de verre blindé permettait de voir à l’intérieur de la cellule. Il actionna le bouton du haut-parleur et s’adressa à l’occupant de la suite royale.
― L’agent Bacal est là.
Je regardai par le hublot et ne fus par surprise d’y découvrir Hunter, assis sur le matelas qui constituait le seul ameublement.
― Salut, la Traqueuse !
― Euh, commandant, je connais effectivement cette personne. Je peux entrer, il n’y a aucun risque.
Boissier me jeta un regard ombrageux.
― Et qui est-ce ?
― Il s’appelle Hunter. Et ce n’est pas un vampire.
Son sourcil relevé m’invita à continuer.
― Ce serait trop long à vous expliquer maintenant. Il est de notre côté. Enfin, je crois…
― Soit. Vous avez cinq minutes. Et après, au rapport !
Le commandant ouvrit la porte et j’entrai. Le claquement sec de la fermeture me fit sursauter. Nerveuse, moi ?
Je regardai Hunter. Nullement troublé par sa situation et les fers qui lui retenaient les poignets, il me souriait, comme si j’arrivais à notre rendez-vous pour boire un café.
― Tout d’abord, je te précise que nous sommes filmés et que notre conversation sera enregistrée.
― OK.
― Alors le rigolo, on s’est fait serrer ?
― Uniquement parce que je n’ai pas voulu faire de mal aux agents. Sinon, j’aurais pu les tuer et me barrer facilement.
Je m’adossai à la paroi, face à lui, les bras croisés sur la poitrine.
― Qu’est-ce que tu fichais aux entrepôts ?
― La même chose qu’eux. Je cherchais des indices.
J’opinai lentement.
― Ouais, ben t’es arrivé trop tard. Les indices sont ici.
― Ah oui ? Et vous avez trouvé quoi ?
― Rien qui te regarde pour l’instant, mais tout porte à croire que le Maître de la ville est impliqué. Je pense que lui et Skull sont copains comme cochons.
Hunter sembla surpris.
― Ça ne lui ressemble pas…
― A t’écouter, Charles est un mec bien. Dois-je te rappeler que c’est un vampire et qu’il tient un club plutôt sulfureux ?
― Ni l’un ni l’autre n’est un crime.
Un point pour lui. Mais quand même.
― Mais quand je dis que ça ne lui ressemble pas, ajouta-t-il, je pense plutôt à Skull. C’est un loup solitaire. Pas le genre à s’embarrasser d’un complice.
― Ce n’est pas ce que l’Etau a sous-entendu. Tu as conscience que tu es dans la merde ? Je vais devoir révéler à mon supérieur ce que tu es.
― Ça ne me dérange pas. Ce n’est pas un secret d’état.
Je ricanai.
― Et tu crois qu’ils vont te laisser repartir comme ça, sans rien dire ? Tu es assez spécial pour qu’on ait envie de te disséquer, si tu vois ce que je veux dire.
Il haussa les épaules pour toute réponse. Il fallait bien rendre à César ce qui était à César, Hunter était d’un flegme désarmant. Son regard était rivé sur moi avec une acuité que rien ne pouvait ébranler.
― Ecoute Hunter, si tu veux sortir d’ici, il va falloir que tu m’écoutes.
― Je suis tout ouïe !
― Tu es le fruit d’une humaine et d’un originel. Cela fait de toi un être à part. Un être précieux.
― Je suis flatté.
― Ta gueule ! J’ai une offre à te faire. Tuer au nom de certaines valeurs ne te dérange pas, seulement tu fais tout ça hors cadre légal. Tu serais une arme inestimable si tu voulais te joindre à nous. Je sais que tu as refusé la première fois que je t’en ai parlé, mais là, tu vois, t’es coincé. Tu serais un sacré adversaire pour les monstres que nous combattons et tu ne risquerais plus d’être accusé de meurtre. Tu vois, c’est gagnant-gagnant.
― Tu es une petite maline, la Traqueuse, hein ? Je suis à moitié humain, certes, mais pas complètement idiot.
― Je sais que tu n’es pas idiot. Tu te caches depuis trop longtemps. Avec nous, tu pourrais exister au grand jour. Ta longue expérience du combat, ta résistance et ton courage t’ont toujours permis de t’en sortir, mais un jour, ta chance tournera. Tu as beaucoup d’ennemis, Hunter. Pendant combien de temps encore pourras-tu leur échapper, ou échapper à notre justice qui ne te pardonnera pas tes crimes ? Avec nous, tu retrouves ta virginité.
― Ça mérite réflexion.
― Ben tu vois !
― Tu me demandes de me sacrifier à votre cause, ni plus ni moins.
― Notre cause est très similaire à la tienne. Ce sacrifice t’apportera une nouvelle existence et tu auras carte blanche pour liquider les vampires renégats. Pense-y.
Je fis mine de me diriger vers la porte. L’expression de son visage me montrait à quel point le dilemme le déchirait.
― Léa ?
Tiens, il se souvenait de mon prénom. Toujours plus agréable que mon sobriquet, même si j’y étais habituée.
― Oui ?
― Je n’accepterai qu’à une seule condition.
― Laquelle ?
― Je refuse que l’on m’impose un coéquipier. Je bosse en solo.
― Je ne sais pas si ça passera auprès du commandant.
― Si on m’impose qui que ce soit, c’est niet. Ou alors, une seule personne.
― Qui ça ?
Il me regarda, un grand sourire moqueur aux lèvres. Oh non, pas ça !
― Et merde.
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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par mormir le Mar 10 Déc 2013 - 13:38

Dis-moi, amie chasseuse, est-ce qu'il serait possible de rassembler ton texte en un seul doc ? J'aimerais bien le lire, mais je ressens une immense flemme à l'idée de devoir parcourir l'ensemble chapitre par chapitre sur le site. Je préfèrerais l'imprimer et le lire dans le train.


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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Invité le Mar 10 Déc 2013 - 17:41

Hello !
Ben si tu me donnes ton mail en MP, je t'envois le pdf...
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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Jack-the-rimeur le Dim 15 Déc 2013 - 0:38

Les cartes se dévoilent et l'intrigue se précise. Excellent.
M'étonnerait pas qu'Opium ait doublé Charles... En tout cas, il se promet une chouette et sévère avoinée entre elle et Léa. J'en salive d'avance.
Pour tromper l'attente, je suis allé faire un petit tour sur ton site. C'est de la belle ouvrage, bravo. Notamment, le début de roman avec la jeune aveugle. Tout en délicatesse... j'ai beaucoup aimé.


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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par mormir le Dim 15 Déc 2013 - 14:24

Je suis d'accord avec Jack ! Ton site est bien agréable.


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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Invité le Dim 15 Déc 2013 - 17:23

Hello !
Merci à vous deux !
Pour l'aveugle, le début est bien mais à la moitié l'intrigue s'essoufle, il faudrait donc que je le reprenne complètement (d'après les conseils d'un éditeur). Bon, c'était mon premier, donc un galop d'essai !
J'avais jamais fait de site, j'ai trouvé les modèles sur Wix, du coup c'est assez facile (moi qui pensait qu'il fallait bac + 5 en informatique !)
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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par mormir le Ven 20 Déc 2013 - 20:53

Alors moi les amis, notre Chasseuse nocturne m'a autorisé à lire tout le livre d'un coup, ce qui fut fait dans les conditions idoines : au centre d'un pentacle tracé sur le sol d'une crypte de l'ancienne Ascalon, ses contours tracés avec de la poudre de momie stygienne, sous la lumière de torches en bois de peuplier 3 fois maudit naturellement.

Eh bien l'ensemble vaut le coup. Nous avons là une écrivaine qui vous attrape à l'orée de son roman et qui ne vous relache, exsangue, qu'après que l'ombre du dernier mot ne se soit estompée dans vos yeux.

Et le pire, c'est que c'est encore améliorable. Donc moi, si je suis un jour en concurrence avec la chasseuse dans quelque concours que ce soit, je pense que j'aurai plus vite fait de brûler mon tapuscrit et de sauter d'un pont !

Je sais bien que nous avons tous des agendas de ministres. Mais ce texte vaut le coup si vous trouvez quelques heures. Il se lit d'ailleurs rapidement.


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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

Message par Zaroff le Ven 20 Déc 2013 - 23:33

mormir a écrit:

Je sais bien que nous avons tous des agendas de ministres. Mais ce texte vaut le coup si vous trouvez quelques heures. Il se lit d'ailleurs rapidement.

Je l'ai sur ma liseuse. Je vais le lire un jour prochain. Promis.


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Re: La Marque (Léa, tome 1) - Roman bit-lit

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