Roman : Les Terres de Légendes

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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Didier Fédou le Dim 18 Aoû 2013 - 19:58

Max : Merci. Mais je ne me fais plus d'illusions sur l'édition traditionnelle aujourd'hui. Mes fantasmes quand j'avais 15 ans sont dépassés, rattrapés par une réalité que je ne pouvais soupçonner. On dira ce qu'on veut de l'auto-édition, je n'ai plus de scrupules à faire les choses moi-même, et ma maigre expérience confirme que le public existe. J'aurais jamais le succès d'une bouse comme Eragon ou d'un pavé comme le seigneur des anneaux, m'en fous. J'suis écrivain, dix lecteurs ou dix mille, il m'en suffit d'un que je touche au cœur pour être récompensé.
J'espère quand même que ça marchera, bien sûr, mais au pire, c'est pas un truc que je laisserais tomber juste sur décision d'un comité de lecture blasé.

Jack : je copie-colle tout ça dans mon dossier de corrections à voir. C'est moi qui te dois des remerciements. Tu es, de même que ceux qui m'ont déjà rapportés leurs commentaires, dans la page des remerciements.
Sashee wojk, merci beaucoup.
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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Zaroff le Lun 19 Aoû 2013 - 6:30

Ne te ferme pas non plus totalement à l'édition traditionnelle. Ce serait un tort.


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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Ulysse le Mar 20 Aoû 2013 - 21:28

Hey I'm not dead  mais on va dire que les semaines écoulées ont été quelques peu agitées...Que serait la vie  si la mer était tout le temps d'huile ? Ennuyeuse sûrement.
Bref, comme promis je viens te livrer mes impressions et remarques.

Tout d'abord mon sentiment général, j'irais dans le détail plus tard : je me suis laissée très rapidement embarquée par les aventures d'Almalric et la découverte de Gaïa. Gros coup de coeur pour tes descriptions  que je trouve superbes : elles évoquent des images très vives chez moi, sont ni trop longues , ni trop évasives et  j'ai même réussi à ne pas zapper les scènes de batailles ( j'ai pour fâcheuse habitude de survoler cette partie là dans la plupart des romans de fantasy: trop long, trop détaillé, trop irréaliste bref...souvent ces passages là m'ennuient).  J' ai bien aimé aussi les messages sous-jacents que délivre ton livre : écologie, société de consommation,  racisme, intégrisme religieux etc. Suffisamment bien tourné pour qu'on n'ait pas l'impression d'avoir une leçon de morale et pourtant on sent que ces thèmes te tiennent à coeur, perso je trouve ça intéressant de sentir une âme et des convictions derrière une aventure de fantasy. J'ai bien aimé aussi ta vision des elfes et les hommes oiseaux, cela permet de sortir du cadre un peu classique.
Appréciable aussi d'avoir de la fantasy qui se passe en de hors des US et du Royaume -Uni ( je parle bien sûr de la partie sur terre) .
Je regrette un peu que les personnages secondaires ne soient pas  plus étoffés : le roi Joronhee, Christelle ,Arien je les trouve un peu éteints, un peu flous. je trouve que c'est dommage notamment pour Arien, on a le sentiment que son personnage n'a pas beaucoup de psychologie, pas de conflit interne...
[ Mode féministe On
D'une manière générale ( mais c'est le cas pour quasi tous les romans de fantasy que j'ai lu) , on est ici dans un schéma de société patriarcale ( et autant il a plein d'autres idées progressistes comme je le disais plus haut autant sur ce plan là  c'est plutôt traditionaliste), mais je sais que j'ai un biais féministe fort donc ne prends pas ombrage de cette remarque. Les femmes jouent ici des rôles assez secondaires : elles sont en retrait, Eenaur attend sagement à la maison pendant  qu'Andeyan court la campagne...Elles sont aimées et chéries ( ou honorée pour la reine des fées) mais  n'ont pas de vrai rôle dans la société ou dans l'histoire leur personnalité ne joue aucun rôle ...  on aurait pu imaginer par exemple une reine régente..
Mode féministe Off ]

Ceci dit le monde de Gaïa est bien cohérent.
En revanche ayant lu beaucoup (trop ?) d'ouvrages de fantasy,  j'y ai retrouvé plusieurs éléments ( anneau des mondes, disparition d ela magie..) ou ressorts  scénaristiques  ( enfant dans la citadelle , vieux fou / grand magicien ) que j'ai déjà croisé ailleurs . Et c'est peut-être le point faible de ton livre. Tu as déjà eu de très bonnes remarques concernant la construction du récit et je ne doute pas  que tu réussisses à obtenir un récit tip-top , tu n'en es d'ailleurs pas loin.
La question est donc : un ouvrage doit-il être original pour plaire ? Je crois pour ma part qu'un  récit bien construit reste très  important, si le monde est super original mais le récit bordélique les personnages fadasses , il va me tomber des mains...J'aurais presque envie de le classer en littérature pour Ado juste pour cette raison : ils seront beaucoup plus emportés par Gaïa, Amalric et ses compagnons qu'un vieux routard blasé..De plus ton livre est plutôt soft  ( pas d'images érotiques fortes, à tel point que ce n'est vraiment  clair qu'Arien et Amalric ont fait l'amour que  quand on sait qu'elle attend un enfant, enfin c'est comme cela que je l'ai perçu ).

Je vais rentrer maintenant un peu plus dans le détail :
- Je ne suis pas fan de l'accumulation de citation au début, je ne garderai que celle de Marylin Manson:-) qui pose le décor : l'histoire commence ici  ( sur Terre) et maintenant ( de nos jours)
- J'ai trouvé la chronologie un poil longue , surtout que quand on la lit on ne sait quels son les points les plus importants. Du coup on ne mémorise pas tout et j'ai été  obligée d'y revenir par la suite
- je trouve un peu dommage qu'il n'y ait pas une carte à côté... J'adore les cartes :-). Et surtout je trouve que cela  permet de suivre le voyage des personnages et de se représenter les distances parcourues et les paysages traversés..
- Je trouve Olt-Edaïn décrite de façon un peu trop formelle : superficie , nb d'habitants ont un petit côté guide touristique ou livre de géographie. En fait on sent que tu as passé énormément de temps à l'imaginer cette ville et que tu l'aimes mais  en fait d'un point de vue récit elle n'est "importante" , ses rues ne sont pas le théatre d'évènements clés, du coup tu saisis ici l'occasion de la faire découvrir au lecteur mais je trouve que  c'est un poil artificiel
- J'e trouve que tu t'en tires très bien avec le don polyglotte d'Amalric, cela permet d'éviter certaines lourdeurs au récit et donne un petit plus au personnage.
- Frost est mon personnage favori, je crois que c'est celui qui a le plus de profondeur.
- Moi qui travaille dans le goût , je trouve tout à fait réalistes olfactives les différences que tu décris , d'autant plus qu'il a arrêté de cloper .
- Concernant le séjour à l'hopital, je suis un peu perplexe : que son ex femme soit appelée en premier lieur OK mais  je trouve étonnant qu'on ne cherche pas à prévenir ses parents ( qui restent les responsables d'un point de vue légal)  , son ex doit au moins savoir comment ils s'appellent  ( c'est écrit sur le livret de famille de mariage à minima) , vu que le séjour s'éternise, une recherche devrait être logiquement engagée, surtout que des expériences sont menées.
- Le côté on se sacrifie pour le héros est parfois un peu pesant et répétitif ... les compagnons d'Amalric sont un peu trop du côté de la lumineux de la force. A part la peur , pas d'autres sentiments négatifs ou presque : doutes, envie, jalousie etc.   aucune mesquinerie , bref ils sont au dessus du commun des mortels :-).  tu vas me dire oui c'est normal ce sont des héros , et tu n'auras pas tort :-) d'ailleurs ils finissent tous l'aventure indemnes, plus fort et leur mission accomplies... les veinards.
- J'ai le sentiment que les chevaliers rouges sont utilisés comme un Deus ex Machina, certes cela un côté épique mais aussi pas tellement logique :pourquoi attendent-ils si longtemps avant de se décider ( cela fait longtemps qu'ils ont les éléments, ils sont sûrement rompus aux arts de la guerre, pourquoi risquer de faire predre  le "bien "en tergiversant, il me semble que des hommes comme eux devraient savoir que chaque minute compte ) cela a t-il un sens en dehors du fait qu'en se décidant tard ils arrivent dans la bataille au bon moment ?
- J'aime bien les romans qui prennent le temps de finir  donc là c'est impecc' pour moi  sur la forme. en revanche moi non plus je ne comprend pas bien l'attitude d'Amalric , à vrai dire je comprends encore moins pourquoi il tient absolument à repartir là-bas. Je pensais que l'alcoolisme d'Amalric était dû au faut que quelque part il avait été en contact avec le merveilleux et l'avait perdu ( je suis peut-être à côté de la plaque, n'hésite surtout pas à éclairer ma lanterne..). Du coup je ne comprends pas ce qui passe dans sa tête...
- Une toute petite remarque sur la fin ta description est très belle mais il manque la composante olfactive, il devrait sentir tout de suite que l'air est différent . Ce n'est qu'un tout petit détail mais qui m'a interpellé car je travaille chaque jour avec les odeurs.

Voilà , merci beaucoup pour m'avoir confié ton livre, c'était vraiment un plaisir et aussi une chouette expérience. je ne sais pas si mes remarques te seront très utiles, je me rends compte que j'ai du mal à commenter la structure même d'un récit, le rythme etc et même si je sens quelque chose je ne sais pas trop comment le décrire ou l'expliciter.
beau boulot en tout cas, écrire un roman me parait complètement hors de ma portée !


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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Didier Fédou le Mer 21 Aoû 2013 - 4:30

Bonjour Ulysse, et merci pour ce commentaire. Il va m'être très utile. Je vais le copier pour y réfléchir à tête reposée.
Tu mets le doigt sur plusieurs points intéressants, montrés par les autres : Joronhee un peu translucide, l'aspect sacrifice stoïque pour le Prophète, et d'autres que je n'imaginais pas, comme l'arrivée tardive des Chevaliers de l'Ordre Rouge. Je vais voir ce que je peux faire.

Je réponds à quelques questions :
Pour le passage féministe : les femmes ne participent pas à la bataille, mais sans leur soutien, tout serait perdu. Titania est la première à trouver Amalric, tandis que l'ennemi la pourchasse (comme dans le métro). Eenaur attends certes le retour d'Andeyan, mais en même temps, elle est chez elle, et sans elle, Frost y serait passé. Quand à Arien, elle n''est qu'une fée des fleurs et des jardins, et pourtant, elle est la première à combattre Morwenn, au-dessus des ruines fumantes d'Erem-Amary. Elle réussit l'exploit de le chasser, et acquiert alors suffisamment d'importance pour que Morwenn garde un œil sur elle. Sans compter que si elle n'était pas là, Amalric serait sans doute moins motivé...

Il y a bien une carte des Terres de Légendes. Une vue générale du continent et une détaillée pour chaque royaume. Ca fait douze pages, c'est dessiné à la main et donc pas vraiement chiadé (moi qui pourtant adore les cartes) et je suis infoutu de mettre des images dans le fichier. Si miracle éditorial il y a, je laisserais ce soin aux professionnels.

Pour la description fouillée d'Olth-Edaïn, l'effet est bien sûr voulu. Souvent, en (mauvaise ?) fantasy, l'on s'attarde surtout aux grandes familles, aux bâtiments par trop extraordinaires, aux lieux où vivent des confréries bizarres, des sorciers mystérieux, ou encore des quartiers coupe-gorge régentés par les voleurs, dont j'ai du mal à croire que le seigneur de la ville n'y impose pas sa loi. Je veux montrer que fantasy ou pas, une ville doit être logique. Rentrer la nourriture et l'eau potable, évacuer les déchets, croitre et se défendre. Une fois cela fait, on pige vite que les autres grandes cités d'Erya seront sur le même modèle. Ca plante le décor et une certaine époque, haut moyen-âge.

Ah oui, le monde, c'est Erya, et ça se passe sur le continent des Terres de Légendes. Gaïa, c'est le nom "magique" de la Terre. Piqué aux grecs, Ouranos et Gaïa, le ciel et la terre.

Ensuite :
J'aime bien les romans qui prennent le temps de finir donc là c'est impecc' pour moi sur la forme. en revanche moi non plus je ne comprend pas bien l'attitude d'Amalric , à vrai dire je comprends encore moins pourquoi il tient absolument à repartir là-bas. Je pensais que l'alcoolisme d'Amalric était dû au faut que quelque part il avait été en contact avec le merveilleux et l'avait perdu ( je suis peut-être à côté de la plaque, n'hésite surtout pas à éclairer ma lanterne..). Du coup je ne comprends pas ce qui passe dans sa tête...
Tu as très bien compris. Il n'a pas le choix de revenir sur Terre, Jack m'en avait fait la remarque et j'ai modifié le manuscrit en conséquence. Mais une fois sur Terre, il n'a de cesse de revenir sur Erya, là où il était heureux. Il se remet à picoler parce qu'il ne peut pas y retourner. Qu'il avait perdu le merveilleux pour lequel il s'était battu.

Si tu as d'autres questions, n'hésite pas, ça me montre mes erreurs et les passages que je dois clarifier.

Et avec tous mes remerciements.
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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Didier Fédou le Mer 21 Aoû 2013 - 4:33

PS : j'ai pour habitude, à la fin de mes romans, même s'ils finissent à la corbeille chez les éditeurs, de mettre une page de remerciements pour mes lecteurs de la première heure. Je te note sous quel nom ? Ulysse ? Un autre nom ?
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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Ulysse le Mer 21 Aoû 2013 - 18:54

Salut Didier,

Au temps pour moi je me suis emmêlée les pinceaux entre Erya et Gaia.

Je suis positivement ravie de savoir qu’il y  a une carte quelque part, cela ne paraissait pas logique d’avoir une chronologie détaillée et pas de carte. j'espère bien la voir un jour Wink 

En fait je crois que c’est simplement dommage qu’il ne se passe pas plus de chose dans Olth-Edaïn ,cela aurait  été super de la faire découvrir  de près par Amalric ou quelqu’un autre et d’en admirer la modernité..je te rejoins complètement sur le fait que cette ville est très réaliste  et franchement je la trouve très bien pensée.

Je ne sais pas si tu as déjà joué déjà au jeu de rôle mais je vois les femmes de ton histoire comme des PNJ ( Personnages Non Joueurs) , un rôle effectivemement parfois clé ( un vrai rôle scénaristique donc )  mais on reste à l’extérieur d’elles et c’est d’autant plus vrai pour Arien. Puisque j'ai le droit de poser des questions, je me lâche..

je vais essayer de m’expliquer un peu mieux.  Est-ce que  la fée doit garder son mystére ? Peut-être est-ce voulu.
Sinon j’ai plein de questions à son sujet : On comprend très bien qu’entre elle et Amalric c’est le coup de foudre ( quelque chose de magique, de beau )  d’ailleurs elle ne peut pas s’empêcher de rechercher sa présence  ce qui est assez inhabituelle pour une fée. ( si j’ai tout bien pigé).
J'ai un peu le sentiment que son amour pour Amalric avait un effet rédempteur sur lui mais que de son côté à elle ?
J’aimerais bien en savoir plus sur elle, cherche-t-elle à lutter contre cet amour pour un humain, comment cela est perçu par sa communauté: encouragement, indifference, méfiance, envie ?
En fait tout au long du livre , elle n’interagit qu’avec ce qui a rapport à Amalric  . On pourrait croire qu’elle est un peu marginale ( et qu'elle n'a pas de vie en dehors de lui) mais en fait non car à la fin elle tisse avec ses paires sa robe de mariée.  
Elle n’est donc pas solitaire , elle est bien intégrée dans sa communauté  et si elle est prête à tout pour son aimé pourquoi ne cherche-elle à rallier d’autres fées amies pour l’aider ? Pour ne pas les mettre en danger, ou alors elles ne sont pas au courant de cette relation..quelle que soit la réponse je trouverai intéressant de la connaitre . L’amour qu’elle a pour ton héros ne suffit pas pour moi à la definir . En fait je crois que c’est ca qui m’a chiffonné sans pouvoir vraiment l'expliciter . Elle existe surtout au travers d’Almaric.

Elle est comme les autres prête à tout pour l'aider et effectivement elle agit héroïquement , cependant si pour Frost ou d’Andayan leurs motivations, de leur mentalité sont évoquées, pour elle c’est beaucoup moins détaillé.
Je fais par exemple le parallèle  avec un compagnon d’Almaric:  Frost n’est pas interchangeable avec n’importe quel autre nain : on percoit bien sûr sa profonde amitié pour Amalric , mais il y a d’autres choses qui lui donnent  une réelle profondeur: ses convictions,son amitié avec un elfe,  son histoire, sa fiancée tant regrettée  etc.
Arien est elle spéciale , elle aussi ? je crois percevoir que oui mais en quoi ? Je crois qu'elle mériterait d'avoir un peu plus d'épaisseur.
Ah oui, l'enfant à venir étant métisse on ne sait pas vraiment de  quels attribut il va hériter, le cas est rare, c'est curieux qu'en tant que future mère elle ne s'interroge pas plus la dessus. il y a t-il des mâles fées , avec des ailes. etc ? Un enfant c'est toujours une surprise mais là  encore plus cela devrait occuper une bonne partie de ses pensées et peut-être aussi celles des autres fées !

Quand aux autres femmes, c'est je dirais plus secondaire , si elles sont un peu "psychologiquement " plus ternes : C'est moins important pour Eenaur à vrai dire. Même si un peu instinctivement cette façon d'accepter d'attendre  m'agace :-)
Quand à la reine elle existe plus  travers de sa fonction. Elle reste assez inaccessible mais cela ne me gene pas  en fait , elle a une aura spéciale. Rien à  redire là dessus.

Parfait si tu as modifié la fin selon les commentaires de Jack.

Sinon je trouve typiquement ton livre  peut se prêter facilement à des prequell et je m'imaginerais volontiers lire les histoires des héros d'antan.



Pour les remerciements (Embarassed ) tu peux utiliser mon vrai prénom.


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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Didier Fédou le Jeu 22 Aoû 2013 - 4:24

Arien est un personnage secondaire de toutes façons, je ne pouvais pas consacrer plusieurs chapitres pour elle, et d'une manière générale, les fées sont plutôt difficile à définir. Ce sont des esprits, des êtres magiques, qui ont une perception et une vie très éloignée des habitudes humaines.

Arien représente un cas un peu à part dans son amour pour Amalric. Si elle l'aime, c'est parce qu'elle sait très bien qui et quoi il est. Si tu lis Pierre Dubois, les fées sont souvent garces avec les hommes. C'est eux qui tombent amoureux d'elles et ça finit mal (comme la Lorelei ou la Vouivre). Elles jouent avec eux, les font se languir et mourir d'amour. Rarement, c'est la fée qui tombe amoureuse. Je pense que son jugement se base alors sur des qualités de "cœur", difficile à comprendre pour nous, humains.

Les peuple des fées participe à la guerre parce que Morwenn les menace indirectement, mais d'une manière générale, c'est un peuple très libre, sans organisation comme nous l'entendons. Il y a bien des reines, mais ce sont plutôt des fées très puissantes et pas des dirigeantes. Si Arien choisit Amalric comme futur époux, c'est son choix, pourquoi ses sœurs y verraient-elles à redire ? Des fées, avec une façon de voir le monde différente.
Tu me diras que c'est une explication facile, mais bon, j'en ai pas d'autre Embarassed . Faut pas perdre de vue l'aspect technique : j'écris un roman, y'avait besoin qu'une fée tourne autour du héros, alors des fois, l'auteur doit forcer un peu pour coller à son scénario.

Pour l'enfant à venir, d'abord c'est pour donner une motivation à Amalric pour revenir sur Erya, mais c'est aussi une porte ouverte pour une éventuelle suite. Cet enfant, ce serait un triple hybride : humain, fée, et semi-éternel... Nul doute qu'Arien le sait, mais ceci, le présentant à la fin du roman, ne peut être plus développé. Je racontais une histoire bien précise, il fallait donc survoler, pas trop le choix, les évènements parallèles.

Tu dis : Sinon je trouve typiquement ton livre peut se prêter facilement à des prequell et je m'imaginerais volontiers lire les histoires des héros d'antan.
Ce qui est très juste. Beaucoup de choses à dire. Sur Arien, mais aussi Joronhee, Frost, Andeyan, sur les Chevaliers de l'Ordre Rouge, sur le traitre Loric, sur les inquisiteurs, sur beaucoup de monde. Il y a mille et une histoires à raconter, rien que sur la période du roman, encore plus sur tout ce qui s'est passé avant et dont la chronologie se fait l'écho.
C'est pour ça qu'en préface, je citais Tolkien : Une partie de l'attraction du Seigneur des anneaux est, je pense, due aux aperçus d'une histoire plus large à l'arrière-plan ; une attraction comme celle d'observer au loin une île que l'on ne visite pas, ou de voir les tours d'une cité lointaine miroitant dans une brume ensoleillée. Y aller serait détruire la magie, à moins que de nouvelles perspectives inaccessibles ne soient ensuite révélées.
Si tu as un peu perçu mon roman dans ce sens, je suis comblé, parce que je serais parvenu à mes fins concernant mon amour et mon envie de partage de ma vision de la fantasy.


Pour les remerciements (Embarassed ) tu peux utiliser mon vrai prénom Rachel ? Ulysse ? Le nom de ton adresse mail ? Tu peux me le dire en MP si tu préfères.
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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Ulysse le Sam 24 Aoû 2013 - 18:54

Ah tiens ! je n'avais pas compris qu'Amalric savait Arien enceinte ( j'ai raté un truc ou c'est dans la réécriture suite au commentaire de Jack ?), c'est sûr que c'est motivant et puis comme tu dis cela laisse une possibilité de suite intéressante.
je comprends que tu ne développes pas  tout, à vrai dire bien des  romans de fantasy tombent dans l'excès inverse,  à tel point qu'il  n'y a plus de fin l'histoire tourne en rond et on finit lassé. Là pas de souci, le roman s'achève vraiment .

Merci d'avoir répondu à mes questions sur Arien , je la perçois un peu mieux.
En y réfléchissant , je pense que mon goût personnel me porte plus vers une présentation un peu plus "chorale " des personnages qu'un centrage sur les héros mais sûrement que d'autres trouvent que certains auteurs se dispersent avec trop de personnages secondaires !

Oui effectivement j'ai perçu un vrai souffle dans ton roman, quelque chose de vraiment foisonnant qui pourrait être exploré : d'autres paysages, d'autres villes, d'autres aventures...Je te souhaite le meilleur avec ce livre.

PS : Prénom + nom de mon e-mail perso, c'est ok.


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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Jack-the-rimeur le Dim 25 Aoû 2013 - 13:12

Marrant comme les personnages semblent prendre de la substance au fil des commentaires.
D'accord avec Didier pour Arien : c'est une fée, par nature fantasque et impulsive, plus intuitive que réfléchie, ce qui ne l'empêche pas de savoir ce qu'elle veut. Personnellement, je ne vois rien à y retoucher. (Mais je reconnais que la Fantasy est un domaine qui, bien qu'en nette évolution sur ce point, reste encore très machiste.)
Frost est bien campé : solide et déterminé, c'est le pilier du groupe et la vieille blessure qu'il porte en lui le rend d'autant plus concret et présent.
Domfront le timide est à l'évidence un petit cousin de Willow mais, peu à peu, confrontés aux réalités du monde extérieur, il prend sa propre personnalité pour devenir un peu la conscience du groupe.
J'avoue avoir un faible pour Elond (un Nain géant, fallait y penser ! ). Massif, puissant, bon enfant mais loin d'être primaire, c'est le Portos de la bande. A vrai dire, je le trouve un peu sous-employé (par exemple, je l'aurais bien vu taillader les jarrets d'un Grindel).
Andeyan le maître d'arme serait plus conventionnel sans sa nature de bâtard d'elfe qui le pousse à se surpasser, un problème d'identité qui le rapproche naturellement d'Amalric.
Enfin, M. Belley, l'homoncule de poche, aussi petit que précieux, tant par son don de passer inaperçu que par ses affinités avec le monde animal qui lui permettent de voir, d'entendre et de sentir plus loin que quiconque.
Une compagnie de belle allure dont les éléments disparates se fondent en un tout complémentaire et homogène. Evident ni à trouver ni à mettre en place. J'imagine les nuits blanches que tu as dû passer là-dessus.


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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Didier Fédou le Dim 25 Aoû 2013 - 16:31

Pas vraiment des nuits blanches, non, mais j'ai posé les premières lignes voilà près de vingt ans. Les personnages ont eu le temps de grandir.
Je note pour Elond, je sentais qu'il était pas assez utilisé.
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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Ulysse le Dim 25 Aoû 2013 - 19:35

Didier Fédou a écrit:Pas vraiment des nuits blanches, non, mais j'ai posé les premières lignes voilà près de vingt ans. Les personnages ont eu le temps de grandir.
Je note pour Elond, je sentais qu'il était pas assez utilisé.
20 ans ! tu le portes en toi de puis si longtemps...


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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Jack-the-rimeur le Dim 25 Aoû 2013 - 20:12

Tu vas me maudire mais les questions soulevées par Ulysse en amènent d'autres (Scrongneugneu, je sais ! ) :
* Sur le retour sur Gaïa d'Amalric :
- Ce n'est que tardivement qu'on apprend que le corps physique d'Amalric est resté sur Terre, dans le coma, alors que tout dans ses sensations sur Erya laissait penser qu'il était passé en entier. Si c'est une idée qui t'es venue en cours d'écriture, je crains qu'elle ne t'ait compliqué la vie plus qu'autre chose. Mais soit, Amalric revient pour récupérer son intégrité physique :
1/ Qui ou quoi a généré le tourbillon qui l'a ramené sur Gaïa ?
2/ S'il n'a pas les moyens de repartir, pourquoi n'essaie-t-il pas de contacter les infiltrés d'Erya sur Terre ?
3/ Si son séjour ici se prolonge, c'est que Titania ne met peut-être pas toute l'ardeur voulue à le récupérer, de son propre chef ou sur instruction ? Et de qui ? Et pourquoi ? (Mais je suppose que je lirai ça dans "Amalric 2, le re-retour").
* L'intervention tardive de l'Ordre Rouge ? Je serais presque tenté de dire que c'est normal : toute cavalerie qui se respecte arrive soit à la fin, soit après la bataille. Qu'il s'agisse de western, de polar ou de baston, c'est une constante. Pareil pour la Légion en armures dorées dans "Légende" de Gemmel : la bataille est engagée depuis belle lurette quand ils se décident à entrer en action, mais tout le monde est tellement content de les voir arriver que personne ne s'amuse à aller leur mettre une montre sous le nez. En fait, c'est tellement ancré dans la tradition que même le meilleure des raisons ressemblerait encore à un prétexte. Alors, on joue sur le mystère dont on a pris soin de les entourer en guise de clin d'oeil au lecteur, et on fait rouler.
Plus sérieusement, on peut penser qu'ils n'avaient pas prévu d'intervenir à Enalondil, se réservant pour le plus dur : la Citadelle. Mais il est clair que Joronhee aurait fait un bon maréchal d'empire mais pas un Napoléon. Pour le lecteur impartial, sa gestion de la bataille d'Enalondil ne plaide guère en sa faveur. L'initiative et l'intelligence sont du côté de l'adversaire alors que lui ne fait que subir, toujours avec un temps de retard et fonçant dans tous les pièges tendus, contraint de gâcher prématurément son unique arme secrète et allant jusqu'à oublier de renforcer la défense des portions de rempart qui enjambent le fleuve. (Si je voulais être méchant avec lui, je lui ferais remarquer que lorsqu'on dispose d'un bataillon d'hommes ailés, on en affecte une douzaine au poste d'observateur aérien pour se tenir informé des mouvements et des feintes de l'ennemi.) Et le sauvetage in extrémis opéré l'Ordre Rouge ne peut effacer le sentiment cruel d'échec qu'il doit éprouver en tant que commandant en chef de l'Alliance. Mais c'est aussi ce qui rend le personnage réellement humain et fait de sa pathétique dernière charge un moment fort.
J'ai l'air de jouer avec tes personnages, c'est juste pour mettre en relief le genre de détails qui font la différence entre un stéréotype et une créature vivante. Ou l'art de transformer les défauts en qualités. On ne sait jamais, ça peut servir...
* Dernier point : Haupenroll. Qui dit cardinal, dit pape. Qui dit inquisiteur, dit religion d'état et soutien inconditionnel du pouvoir en place. Une telle situation est incompatible avec une société composée d'espèces intelligentes différentes. Quelle race d'Elfes ou de Nains signerait ou respecterait un alliance avec une espèce dont les prêtres pourraient vous griller impunément à la moindre occasion ? Dans le même ordre d'idée, la construction d'une cathédrale impliquait la participation active de la population de toute une région sur un siècle et plus. Ces conditions ne sont pas réunies dans ton bouquin. D'où ta cathédrale ne peut au mieux qu'être un temple et ton cardinal, un illuminé fanatique mais isolé, un gourou entouré d'une secte réunie en communauté comme les premiers mormons à Salt Lake. Le culte de la Flamme n'a pas les moyens de l'intolérance dans un monde comme Erya. Et souviens-toi que Tolkien, pourtant profondément croyant, a soigneusement tenu son oeuvre en dehors de toute référence religieuse.
Allez, cette fois, c'est sûr, je dis plus rien.
Si, si, je suis cap'. Enfin, j'espère... Tchao.


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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Didier Fédou le Lun 26 Aoû 2013 - 4:23

Tu vas me maudire mais les questions soulevées par Ulysse en amènent d'autres (Scrongneugneu, je sais ! ) :
* Sur le retour sur Gaïa d'Amalric :
- Ce n'est que tardivement qu'on apprend que le corps physique d'Amalric est resté sur Terre, dans le coma, alors que tout dans ses sensations sur Erya laissait penser qu'il était passé en entier.

Et on apprend plus tard que c'est un "reste", il y au assez d'Amalric qui soit passé pour ressentir les stimulus d'Erya


Si c'est une idée qui t'es venue en cours d'écriture, je crains qu'elle ne t'ait compliqué la vie plus qu'autre chose. Mais soit, Amalric revient pour récupérer son intégrité physique :
1/ Qui ou quoi a généré le tourbillon qui l'a ramené sur Gaïa ?

Bonne question. Je pense que le tourbillon, sortilège d ela reine Titania, agissait de lui-même pour cette fois


2/ S'il n'a pas les moyens de repartir, pourquoi n'essaie-t-il pas de contacter les infiltrés d'Erya sur Terre ?

Parce que sur Gaïa ils vivent cachés des hommes. Amalric est un homme. Oui, tu me diras qu'il est redevenu un Semi-éternel contre Morwenn, mais l'est-il redevenu de façon permanente ? EEts-ce que ce ne serait pas seulement le fait de savoir qu'il était le frère de Morwenn qui aurait suffit à lui donner le pouvoir necessaire pour lui foutre une branlée ? Et puis j't'en pose des questions ?

3/ Si son séjour ici se prolonge, c'est que Titania ne met peut-être pas toute l'ardeur voulue à le récupérer, de son propre chef ou sur instruction ? Et de qui ? Et pourquoi ? (Mais je suppose que je lirai ça dans "Amalric 2, le re-retour").

Non, cf réponse au-dessus. Je ne voulais plus d'intervention de Titania ou d'autre chose pour le retour sur Terre, et du coup, je n'ai pas vraiment d'explications

* L'intervention tardive de l'Ordre Rouge ? Je serais presque tenté de dire que c'est normal : toute cavalerie qui se respecte arrive soit à la fin, soit après la bataille. Qu'il s'agisse de western, de polar ou de baston, c'est une constante. Pareil pour la Légion en armures dorées dans "Légende" de Gemmel : la bataille est engagée depuis belle lurette quand ils se décident à entrer en action, mais tout le monde est tellement content de les voir arriver que personne ne s'amuse à aller leur mettre une montre sous le nez. En fait, c'est tellement ancré dans la tradition que même le meilleure des raisons ressemblerait encore à un prétexte. Alors, on joue sur le mystère dont on a pris soin de les entourer en guise de clin d'oeil au lecteur, et on fait rouler.

Du coup, j'ai rajouté en cours de texte l'insistance du chef des chevaliers à obtenir un délai pour rassembler sa troupe. Et plus tard, à Enalondil, Joronhee envoie des oiseaux le prévenir de ce qui se passe, qu'il se magnent un peu d'arriver. Disons que ça passe mieux

Plus sérieusement, on peut penser qu'ils n'avaient pas prévu d'intervenir à Enalondil, se réservant pour le plus dur : la Citadelle. Mais il est clair que Joronhee aurait fait un bon maréchal d'empire mais pas un Napoléon. Pour le lecteur impartial, sa gestion de la bataille d'Enalondil ne plaide guère en sa faveur. L'initiative et l'intelligence sont du côté de l'adversaire alors que lui ne fait que subir, toujours avec un temps de retard et fonçant dans tous les pièges tendus, contraint de gâcher prématurément son unique arme secrète et allant jusqu'à oublier de renforcer la défense des portions de rempart qui enjambent le fleuve. (Si je voulais être méchant avec lui, je lui ferais remarquer que lorsqu'on dispose d'un bataillon d'hommes ailés, on en affecte une douzaine au poste d'observateur aérien pour se tenir informé des mouvements et des feintes de l'ennemi.

Ah oui, tiens...

Et le sauvetage in extrémis opéré l'Ordre Rouge ne peut effacer le sentiment cruel d'échec qu'il doit éprouver en tant que commandant en chef de l'Alliance. Mais c'est aussi ce qui rend le personnage réellement humain et fait de sa pathétique dernière charge un moment fort.

Exactement ce dont j'avais besoin. Merci, je note.

J'ai l'air de jouer avec tes personnages, c'est juste pour mettre en relief le genre de détails qui font la différence entre un stéréotype et une créature vivante. Ou l'art de transformer les défauts en qualités. On ne sait jamais, ça peut servir...
* Dernier point : Haupenroll. Qui dit cardinal, dit pape. Qui dit inquisiteur, dit religion d'état et soutien inconditionnel du pouvoir en place. Une telle situation est incompatible avec une société composée d'espèces intelligentes différentes. Quelle race d'Elfes ou de Nains signerait ou respecterait un alliance avec une espèce dont les prêtres pourraient vous griller impunément à la moindre occasion ? Dans le même ordre d'idée, la construction d'une cathédrale impliquait la participation active de la population de toute une région sur un siècle et plus. Ces conditions ne sont pas réunies dans ton bouquin. D'où ta cathédrale ne peut au mieux qu'être un temple et ton cardinal, un illuminé fanatique mais isolé, un gourou entouré d'une secte réunie en communauté comme les premiers mormons à Salt Lake. Le culte de la Flamme n'a pas les moyens de l'intolérance dans un monde comme Erya.

Je crois que si. L'Alliance est un évènement ponctuel et exceptionnel, qui rapproche les peuples dans la douleur. En dehors de ça, c'est pas l'amour entre les hommes et les autres. Certains coins du monde sont moins "intégristes" que d'autres, je pense qu'il y a toute la place pour les inquisiteurs.

Et souviens-toi que Tolkien, pourtant profondément croyant, a soigneusement tenu son oeuvre en dehors de toute référence religieuse.
Allez, cette fois, c'est sûr, je dis plus rien.
Si, si, je suis cap'. Enfin, j'espère...

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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Jack-the-rimeur le Jeu 29 Aoû 2013 - 1:13

Toujours au sujet d'Haupenroll (Hope'n roll, "Espère et roule" ?), bien sûr, tu fais comme tu le sens mais imagine une minute les elfes à la place des hommes avec les elfes noirs en guise d'inquisiteurs. Pendant des siècles, ceux-ci persécutent, torturent et massacrent nains, hommes et gnomes sans que les autres, les blancs, lèvent le petit doigt...
Et puis, un beau jour, voilà les elfes blancs qui se pointent pour dire aux rois des nains, des hommes et des gnomes : "Hé, les gars, on a un os. Vous vous rappelez le traité signé il y a 2000 ans ? Ben, c'est pour maintenant. Alors, vous oubliez tout, vous rassemblez le max de troupes et vous les envoyez fissa se mettre sous notre commandement, OK ?
Imagine ça... et imagine la réponse.
Et même s'il trouvaient des dirigeants assez minables pour accepter, je te dis pas chez les mobilisés les mutineries, les désertions en masse ou les ralliements à l'ennemi.
Voilà l'équation que tu as à résoudre. Une alliance inter-espèces qui ne serait pas fondée sur le respect et la reconnaissance mutuelle de chacun, c'est du papier gâché pour rien. Si l'une des parties s'arroge le droit de traiter les (ou l'une des) autres comme du bétail (ce qui serait le cas avec une inquisition issue d'une religion d'état et agréée par ce dernier), on ne peut plus parler que de soumission, pas d'union, et ton alliance devient aussitôt caduque, dénoncée dans les faits.
Ou tu ménages tes alliés potentiels, ou tu les laisses passer au gril mais ne compte plus sur eux. C'est l'un ou l'autre, pas les deux.
Mais je n'insiste pas...
Juste une dernière question : la dénomination "elfe noir", il n'y aurait pas un copyright là-dessus de R.A. Salvatore ?


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Re: Roman : Les Terres de Légendes

Message par Didier Fédou le Jeu 29 Aoû 2013 - 4:10

Les inquisiteurs sont rares, et heureusement. La plupart du temps, les peuples ne se mélangent pas, les humains ont peur comme une vieille paysanne de la Creuse pourrait craindre des arabes de la cité (pour l'exemple...) Ce qui se passe avec Haupenroll est un cas extrême, en un lieu bien précis. Chaque village possède son prêtre de la Flamme, mais disons que 10% d'entre eux sont des radicaux comme Haupenroll, et il faut quand même avoir la population qui suis le mouvement. Encore une fois, Estronn, de par sa proximité avec la citadelle des elfes noirs, est un cas particulier.
Il n'y a jamais eu de mouvement général, mondial, et étalé sur la durée, de persécutions et tortures des hommes envers les autres peuples. Hors cas particuliers, c'est plus souvent chacun chez soi, de toutes façons, les Terres de Légendes sont suffisamment vastes pour que tout le monde s'y installe, et le citadin ou la paysan bien installés, qui ne voyageront jamais plus loin que la ville d'à côté (un jour de marche) ne croiseront sans doute jamais d'elfe ou de nain.
Et enfin, si le pape ou le boss ou le king du culte de la Flamme a crée l'ordre des inquisiteurs, c'est d'abord pour surveiller ses fidèles, histoire qu'ils s'écartent pas trop du troupeau. Mais surtout, n'oublions pas l'étendue des royaumes. Pas de téléphone, pas de Chronopost pour que les dirigeants donnent leurs consignes ou surveillent leurs membres. Lorsqu'il faut faire une semaine de cheval pour rejoindre la capitale, que l'hiver dure de septembre à mai, les distances sont infinies, ce que nous, hommes modernes de Gaïa, avons oublié. Dès lors, si un inquisiteur pète un plomb dans un coin perdu et dépasse des marges, on peut pas trop le diriger.
Bref, tout ça pour dire que je pige ton raisonnement, ça se tient, mais cette fois, je pense bien que je vais pas y toucher. Y'a assez de place pour que ce soit possible. Tiré par les cheveux, peut-être, mais possible.

Pour le copyright sur elfe noir, je sais pas, je vais me renseigner. Mais ça m'étonnerait, vu que Tolkien en causait dans le silmarillion je crois. Et je vois pas bien comment on peut poser un copyright sur "elfe noir"...
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